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Alter Échos n° 464

Pollution, l’air de rien

14 mai 2018

Il y a l’air wallon, que l’on pourrait croire bon, et l’air bruxellois, qui ne l’est sûrement pas. L’air officiel, qui sent le printemps, et l’air «alternatif», qui voit tout en noir. Celui des riches, qui peuvent en changer à chaque voyage, et celui que les pauvres se coltinent toute une vie. Ce sont, en somme, des airs variés pour une réalité atmosphérique au cœur de nombreuses batailles juridiques, citoyennes et politiques.

En Wallonie, on a longtemps cru qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter de la pollution. Aujourd’hui, Greenpeace attaque la Région wallonne en justice: elle n’effectuerait pas correctement les mesures de la qualité de l’air, ce qui empêcherait les citoyens d’être conscients du problème (lire «La pollution est sous-estimée en Wallonie»).

Or, la connaissance, c’est la base du changement. «Le but, c’est de constater ou de s’enfuir? Ou changer les choses?», interpelle une Molenbeekoise engagée dans un processus de «science citoyenne». Grâce à un petit capteur, elle pourra bientôt connaître «son» air et celui de ses enfants. Et, à son niveau, en appeler au changement (lire «Souffle citoyen sur Molenbeek»). C’est avec cette même envie de connaissance que nous avons accueilli à la rédaction d’Alter Échos un robot de collecte et d’analyse de données liées à la qualité de l’air. Il nous permet aujourd’hui de poser un œil critique sur les informations communiquées par les autorités bruxelloises (lire «Un an avec un robot»).

À Bruxelles comme en Wallonie, la lutte politique contre la pollution a pris la forme d’une chasse au vieux diesel – une initiative peu populaire mais nécessaire (lire «Air wallon: Carlo Di Antonio ‘prend des dispositions’» et «LEZ: la zone qui cache la forêt»). Suffira-t-elle à ce que l’air de demain soit de bonne qualité, dans tous les quartiers et pour tous les citoyens (lire «Sommes-nous tous égaux face à la pollution de l’air?»)? Il est encore permis d’en douter…

Un dossier illustré par Adrien Herda.