Lever pour exister
Plus qu’un simple sport, la Bike Life est un mode de vie à vélo qui a déferlé à travers le monde il y a 10 ans. En Belgique, des communautés de jeunes riders s’en revendiquent et la pratiquent tous les jours. Immersion au sein d’une contre-culture contemporaine, pour laquelle la roue arrière devient une forme d’expression et d’évasion.
Les vignettes des mutuelles, cultes malgré elles
Objet d’une autre époque, la vignette demeure une spécificité de notre système de sécurité sociale, familière aux Belges. Son histoire hors normes dit beaucoup de nos rapports aux mutuelles.
Accompagner loin de la précarité
Au-delà de leur fonction d’organisme de remboursement, les mutuelles s’appliquent également à repérer, accompagner et parfois «raccrocher» aux droits des personnes qui s’éloignent du système de santé. Un rôle qu’elles estiment indispensable, bien qu’il soit critiqué.
Un statut pour les agricultrices
Le travail des agricultrices a longtemps été considéré comme le prolongement de leur travail domestique. Sans pouvoir de décision ou de droits sociaux propres, les «épouses d’agriculteurs» se sont battues avec d’autres conjointes d’indépendants pour obtenir une reconnaissance. Après plus de 35 ans de combats et de négociations, elles aboutissent en 2005 à un véritable statut de «conjointe aidante».
Au menu : restes de la veille et austérité du jour
Ce qu’un enfant mange à midi en dit long sur son milieu social, les habitudes alimentaires de la famille ou la culture dans laquelle il grandit. Dans le secret des boîtes à tartines se dessinent souvent les inégalités entre élèves.
L’envol délicat des coopératives d’habitants
Le cas récemment médiatisé d’un collectif confronté à un Fonds d’investissement pour racheter un immeuble des Marolles a mis les coopératives d’habitants au centre de l’attention. Véritable troisième voie du logement, cette alternative démocratique et anti-spéculative a désormais besoin d’un cadre juridique pour se développer.
Dans les maisons de repos, le mal-être sous ordonnance
53,5 % des résidents en maison de repos reçoivent des antidépresseurs. Pas forcément parce qu’ils sont dépressifs, mais parce que le système n’a pas prévu d’alternative. Derrière ce chiffre se cache un angle mort structurel mis en lumière par le Conseil Supérieur de la Santé (CSS): la santé mentale des aînés vivant en maison de repos reste le grand impensé du secteur.
«À Charleroi, ce qui marque, ce sont les tentes.»
À Charleroi, 1.361 adultes vivent aujourd’hui sans toit ou dans des conditions de logement précaires. Un chiffre frappant qui témoigne de l’ampleur du sans-abrisme dans la ville, faisant de celle-ci l’un des territoires les plus touchés en Wallonie. Parmi ces personnes, 20% survivent dans des lieux non conventionnels tels que des garages, des squats ou des tentes, révélant une réalité bien plus vaste que les seules silhouettes visibles dans l’espace public.
Sous la colère des pères, le masculinisme
Côté face, des pères divorcés qui se posent en victimes de la justice et revendiquent vouloir s’occuper davantage de leurs enfants. Côté pile, une idéologie qui banalise les violences conjugales et instrumentalise les questions de garde pour nuire à l’ex-conjointe. Né dans les années 70, le mouvement des droits des pères s’inscrit en réalité dans une nébuleuse masculiniste aujourd’hui en plein essor.
Portrait contre l’oubli
Que reste-t-il de toi, Éric, dix-sept ans après ta mort dans la rue? Quelques photographies, des apparitions dans la presse, des voix qui se souviennent. À l’époque, Bruxelles comptait 1.729 personnes sans abri ou mal logées. Aujourd’hui, elles sont près de 10.000. Ton histoire paraît singulière, mais s’inscrit dans une réalité qui n’a cessé de s’étendre…
Les Doms syriens face au défi de l’école
Dix ans après l’arrivée de cette communauté syrienne en Belgique, la scolarisation reste un obstacle pour de nombreux jeunes Doms. Mais la nouvelle génération montre des signes encourageants.
Les initiatives locales d’intégration dans le doute
Maillon essentiel du parcours d’intégration wallon, les initiatives locales d’intégration sont inquiètes. Visées par une réforme du secteur préparée sous l’ancienne législature et mise en œuvre depuis 2025, elles craignent un affaiblissement durable de leurs services et, partant, du modèle d’intégration.
