Social
«Les ‘nouveaux pères’ souhaitent être davantage présents, mais aussi choisir
la manière dont ils s’investissent.»
Les « nouveaux pères » veulent prendre leur place. Mais derrière cette figure moderne valorisée, les inégalités demeurent. Charge mentale, travail invisible et organisation du quotidien restent largement portés par les mères. Et l’idéal du père engagé se révèle socialement très situé…
SECAL, ouvre-toi
Le gouvernement Arizona s’y engage dans sa déclaration de politique générale: il va «s’attaquer au non-paiement des rentes alimentaires» et «renforcer le pouvoir du Service des créances alimentaires (SECAL)». Ce service, chargé d’avancer le montant des pensions alimentaires impayées pour les enfants et de récupérer les arriérés, peine toujours à répondre aux besoins des femmes en majorité. Des associations pressent le gouvernement d’agir et d’améliorer l’accessibilité à ce service.
Papa séparé, papa où t’es?
Selon l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS), seul un enfant de parents séparés sur cinq vit en hébergement égalitaire. Quelle place prennent les pères quand les familles éclatent? Pourquoi certains disparaissent-ils du quotidien de leurs enfants tandis que d’autres réorganisent toute leur vie pour rester présents? Choix individuels, contraintes matérielles ou stéréotypes de genre? Décryptage.
Les initiatives locales d’intégration dans le doute
Maillon essentiel du parcours d’intégration wallon, les initiatives locales d’intégration sont inquiètes. Visées par une réforme du secteur préparée sous l’ancienne législature et mise en œuvre depuis 2025, elles craignent un affaiblissement durable de leurs services et, partant, du modèle d’intégration.
À Gand, le foot fait société
Dans un univers du football professionnel souvent accusé de « greenwasher » son action sociale, la Fondation de La Gantoise développe depuis une quinzaine d’années une stratégie ambitieuse et évolutive pour servir sa communauté.
Carton rouge aux discriminations
Ancien Diable rouge passé par le Standard et Anderlecht, Mbo Mpenza sillonne aujourd’hui les écoles pour parler des discriminations avec les enfants. À travers le football, ses souvenirs de terrain et des ateliers pratiques, il tente de transformer les réflexes de moquerie ou d’exclusion en gestes de solidarité.
Sortie du sans-abrisme:
une stratégie à l’épreuve du terrain
19.387 personnes en Wallonie, dont près de 5.000 enfants, n’ont pas de chez-soi. Un chiffre qui révèle un échec collectif face au droit au logement. Le gouvernement wallon promet d’éradiquer le sans-abrisme d’ici à 2030 avec une stratégie 2025-2029, en passant de l’urgence à des solutions durables. Mais entre ambitions et terrain, le fossé persiste : moyens jugés insuffisants, coordination fragile… Cette stratégie régionale marque-t-elle un tournant ou reste-t-elle une promesse de plus?
Du pain des hospices à l’action sociale
Le 8 juillet 1976, la Belgique votait une loi organique fondant les centres publics d’action sociale (CPAS), dont l’une des missions est d’octroyer ce qui s’appelait alors le «minimex» (minimum de moyens d’existence). À la veille de leur 50e anniversaire, Alter Échos a remonté l’histoire de ces acteurs au cœur des politiques sociales. Une histoire faite de ruptures mais aussi de constantes, qui raconte comment la société, au gré des époques, regarde et traite les pauvres et la pauvreté.
Verviers au bout du rouleau
À Verviers, l’un des bastions de la précarité en Belgique, le CPAS est devenu la dernière digue avant la chute dans la pauvreté pour des milliers d’habitants. Derrière les chiffres en hausse, se dessinent des trajectoires heurtées, loin des stéréotype de profiteurs qu’imposent parfois les médias.
Anderlecht dans la tempête
Il y a un an et demi, l’émission d’enquête Pano (VRT) déclenche un scandale médiatique et politique. Les soupçons de fraude et de clientélisme évoqués pèsent lourdement sur l’image du CPAS d’Anderlecht. Mais si le cœur du problème était avant tout un système à bout de souffle ? Alter Échos plonge dans la complexité de cette institution et dans les réalités vécues par ses usagers.
Handicap: quand les Français traversent la frontière
Chaque année, des centaines de Français en situation de handicap rejoignent les instituts belges spécialisés. Les raisons: un manque de places adaptées dans les structures françaises et la volonté d’une pédagogie différente, plus digne et fonctionnelle. Mais, depuis 2021, la France a limité le nombre de places à l’étranger, poussant les familles dans leurs retranchements sans remettre en question les défaillances du système.
En Suède, handicap et autonomie vont de pair
La Suède se distingue par une politique radicale en faveur des personnes souffrant d’un handicap intellectuel ou physique, axée sur l’autonomie à travers le logement et l’emploi.
