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Regard critique · Justice sociale

Social

Violence des mineures: sortir d’un impensé

Parmi les mineurs en infraction, les filles sont minoritaires. Faut-il pour autant en conclure qu’elles sont moins violentes et qu’il s’agit d’un épiphénomène? Au contraire, la violence des filles mérite d’être exhumée et pensée dans sa complexité, ses paradoxes et ses nuances pour pouvoir saisir les représentations du féminin (et du masculin) qui l’entourent. Décryptage avec Véronique Le Goaziou, chercheuse associée au Laboratoire méditerranéen de sociologie à Aix-en-Provence et auteure de «Quand la violence se joue au féminin».

S’outiller pour se défendre

Depuis l’automne, et face à la hausse des prix de l’énergie, Seraing met en place des ateliers collectifs gratuits dans plusieurs quartiers de la commune pour aider les citoyens à faire des économies. La démarche réunit la cellule énergie du CPAS et le service logement conseil de la Ville, en ayant des objectifs évidents: permettre aux participants de comprendre, d’analyser une facture, de choisir un fournisseur ou d’apprendre à économiser l’énergie pour alléger leurs dépenses.

Lait, beurre et sourire des bénévoles. En Gaume, l’épicerie sociale livre tout à domicile

Il ne suffit pas d’ouvrir une épicerie sociale, une banque alimentaire ou un resto du cœur pour lutter contre la pauvreté. Ces formes d’aide matérielle ne fonctionnent que si elles sont physiquement accessibles aux plus précarisés. Cela marche dans les villes, les grosses communes, pas dans les zones rurales. Dans le sud de la Gaume, l’équipe de la Croix-Rouge a fait le choix de ne plus attendre les bénéficiaires. Si tu ne viens pas à l’épicerie sociale, c’est l’épicerie qui viendra à toi. Elle apporte savons, fromages, sel, poivre et lien social. Nous l’avons accompagnée dans les villages et hameaux de Rouvroy.

Les migrants maintiennent l’«Espagne vide» en vie, mais pour combien de temps?

Les migrants sont aujourd’hui l’oxygène qui maintient en vie l’«Espagne vide», nom donné aux zones rurales espagnoles dépeuplées et défavorisées. Mais il n’y a aucune garantie d’avenir pour les villages désertés…

Samira Bendadi - MO* 17-02-2022 Alter Échos n° 501

Fonds Covid : quelle utilisation ?

Courant de l’été 2020, les CPAS se sont vu octroyer des fonds pour venir en aide aux personnes touchées par la crise sanitaire. Reconduits à plusieurs reprises, ces fonds devaient s’éteindre en cette fin d’année 2021. Fin octobre, les trois Fédérations des CPAS (Bruxelles, Wallonie et Flandre) demandaient au fédéral la prolongation de leur durée d’utilisation mais aussi leur pérennisation. Ces aides ont été utilisées très diversement jusqu’ici. Voire très peu dépensés, malgré les besoins…

14-02-2022

École de transformation sociale: l’imagination au pouvoir

Et si la pandémie réactivait notre imagination ? Et si elle avait ouvert des brèches pour transformer l’action sociale ? Et s c’était l’occasion de faire un grand pas vers plus de justice sociale ? En septembre et en octobre 2021, l’École de transformation sociale – dispositif de formation participatif – a travaillé ces questions autour de trois grands thèmes : le logement, la précarité alimentaire et l’économie informelle.

L’avenir fauché

Pour être riche, mieux vaut hériter que travailler. Même pas besoin d’attendre l’étape «décès et testament». Les jeunes adultes/futurs héritiers bénéficient déjà de manière indirecte: vacances tous frais payés dans la résidence familiale, kot financé par les parents, donation pour acheter un bien immobilier… C’est certain, l’argent de famille aide pour l’indépendance financière. Qu’en est-il des autres jeunes adultes? Comment assurent-ils leur avenir sans patrimoine familial? 

l’Ilot : un centre de jour par et pour les femmes 

Comme tous les quinze jours depuis le mois de juin, avec une pause en été, un groupe de femmes vivant ou ayant vécu une situation de sans-abrisme se réunit dans les locaux de l’asbl l’Ilot pour plancher sur la création d’un dispositif d’accueil de jour pour femmes à Bruxelles. Un centre dont les objectifs seraient de permettre aux femmes en grande précarité de se ressourcer dans un lieu «safe», mais aussi d’être un lieu d’émancipation. Immersion dans ce processus participatif.

«La bureaucratie prend la place du travail social»

Mars 2021, grève au CPAS de Schaerbeek. Juin 2021, arrêts de travail à Anderlecht et Charleroi et en septembre 2020, c’était au tour du CPAS de Molenbeek. Dans les quatre cas, les doléances syndicales sont les mêmes: une charge de travail excessive aggravée par le Covid, un manque récurrent d’assistants sociaux qu’on peine à engager. Les CPAS ont mauvaise réputation. Ils sont désormais perçus comme l’antithèse du vrai travail social. Comment en est-on arrivé là?

Histoire des CPAS en quelques jalons

1925. Loi organique du 10 mars 1925 qui fonde les commissions d’assistance publique (CAP). Cette loi fusionne en une institution unique les hospices civils et les bureaux de bienfaisance gérés par les mandataires communaux. Ces nouveaux organismes reçoivent le statut [...]

Karine Lalieux: «On a essayé, avec les aides Covid, de changer la manière de penser des assistants sociaux»

Extraits choisis d’un grand entretien réalisé en octobre avec Karine Lalieux, ministre des Pensions et de l’Intégration sociale, chargée des Personnes handicapées, de la Lutte contre la pauvreté, autour de deux de ses grands chantiers: la réforme des pensions et le plan de lutte contre la pauvreté.

La coordination sociale, s’unir pour mieux accompagner

Il paraît que c’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes. Il en va sans doute aussi de la coordination sociale au sein des CPAS, un enjeu particulièrement important, même si le concept comme la pratique ne sont pas neufs. Institué dès les années 70, ce relais entre le CPAS et les associations a connu des développements divers tant en Wallonie qu’à Bruxelles. À l’heure où l’action sociale cherche un nouveau souffle, cette coordination pourrait être un outil d’avenir.