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Regard critique · Justice sociale
Pierre Jassogne

Pierre Jassogne

Journaliste

Sortir du sans-abrisme, vraiment?

La Wallonie s’est dotée enfin d’une stratégie de sortie du sans-abrisme. Il était temps. Mais à la lecture du texte, une question s’impose aussitôt: veut-on vraiment résoudre le problème, ou seulement mieux en organiser la gestion?

Postcolonial?

La House of European History à Bruxelles présente jusqu’au 14 mars 2027 l’exposition Postcolonial?, consacrée aux héritages contemporains du colonialisme européen.

Rendez-vous au Rialto

C’est une parenthèse qui s’ouvre une fois par mois derrière les portes du Rialto à Ougrée. Le Thé Dansant n’est pas qu’un simple divertissement : c’est un rituel, une bouffée d’oxygène où la solitude n’a pas son ticket d’entrée.

L’épopée des femmes-machines

En 1966, à Herstal, quelque 3.000 ouvrières de la Fabrique nationale (FN), surnommées les «femmes-machines», lancent une grève historique de douze semaines. Le mot d’ordre: «À travail égal, salaire égal». Ce mouvement spontané, appuyé sur le principe de l’article 119 du traité de Rome de 1957, marque un tournant dans la lutte pour l’égalité salariale en Belgique et en Europe.

Sortie du sans-abrisme:
une stratégie à l’épreuve du terrain

19.387 personnes en Wallonie, dont près de 5.000 enfants, n’ont pas de chez-soi. Un chiffre qui révèle un échec collectif face au droit au logement. Le gouvernement wallon promet d’éradiquer le sans-abrisme d’ici à 2030 avec une stratégie 2025-2029, en passant de l’urgence à des solutions durables. Mais entre ambitions et terrain, le fossé persiste : moyens jugés insuffisants, coordination fragile… Cette stratégie régionale marque-t-elle un tournant ou reste-t-elle une promesse de plus?

Ce que les mégots disent de nous

Pour comprendre une société, il suffit parfois de regarder où elle laisse ses traces. Pas dans les grandes infrastructures ni dans les statistiques officielles, mais dans les signes du quotidien.

CPAS, 50 ans après : du filet de sécurité à la première ligne sociale

En un demi-siècle, les CPAS sont passés du rôle de dernier recours à celui de rempart de proximité face à la précarité de masse. Entre réforme du chômage, coupes budgétaires et missions élargies, Dorothée Klein et Sébastien Lepoivre, à la tête des fédérations wallonne et bruxelloise des CPAS, alertent: sans vision globale ni financement structurel, les politiques actuelles risquent surtout d’user jusqu’à la corde le bras social des communes.

Sibylle Gioe : «La sécurité sociale n’est pas une faveur politique mais un droit fondamental»

Du gouvernement Arizona accusé de mener une «casse sociale sans précédent» aux attaques répétées contre la justice, la presse, les syndicats et les associations, on assiste, pour la Ligue des droits humains (LDH) et sa présidente, Sibylle Gioe, à un tournant où l’État de droit vacille et la dignité sociale recule.

«Confondre le populisme
avec l’extrême droite est une erreur»

Pour Arthur Borriello, professeur à l’Université de Namur, le populisme est moins une menace qu’un moment de la vie démocratique, né d’une crise de la représentation. Dans un essai consacré à cette notion, il plaide pour en finir avec le « mot‑écran » qui confond populisme et extrême droite, brouille la compréhension des mouvements contestataires et sert trop souvent à disqualifier certaines colères populaires.

Un laboratoire

À Namur, la Communauté scolaire Sainte‑Marie accueille chaque année une cinquantaine d’élèves sourds ou malentendants dans des classes mixtes, aux côtés d’élèves entendants, de la maternelle au secondaire. Vingt‑cinq ans après ses débuts, ce projet bilingue français–langue des signes reste sans équivalent en Fédération Wallonie‑Bruxelles, porté par une équipe qui jongle avec la pénurie d’enseignants, la quête de financements et l’envie de prouver qu’une autre école est possible.

02-02-2026

25 ans de défis

À Namur, la Communauté scolaire Sainte‑Marie accueille chaque année une cinquantaine d’élèves sourds ou malentendants dans des classes mixtes, aux côtés d’élèves entendants, de la maternelle au secondaire. Vingt‑cinq ans après ses débuts, ce projet bilingue français–langue des signes reste sans équivalent en Fédération Wallonie‑Bruxelles, porté par une équipe qui jongle avec la pénurie d’enseignants, la quête de financements et l’envie de prouver qu’une autre école est possible.

02-02-2026

Créer des passerelles

À Namur, la Communauté scolaire Sainte‑Marie accueille chaque année une cinquantaine d’élèves sourds ou malentendants dans des classes mixtes, aux côtés d’élèves entendants, de la maternelle au secondaire. Vingt‑cinq ans après ses débuts, ce projet bilingue français–langue des signes reste sans équivalent en Fédération Wallonie‑Bruxelles, porté par une équipe qui jongle avec la pénurie d’enseignants, la quête de financements et l’envie de prouver qu’une autre école est possible.

02-02-2026