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Regard critique · Justice sociale

Santé

Infertilité : les coûts d’une inégalité

Un couple hétérosexuel sur six rencontre des difficultés pour concevoir un enfant. Face aux problèmes d’infertilité, certains se tournent vers la procréation médicalement assistée (PMA). Malgré les nombreux accompagnements proposés par les cliniques belges, le parcours est long et difficile, tant physiquement qu’émotionnellement. Si l’on entend souvent que la Belgique est un des pays du monde où il y a la meilleure accessibilité aux soins reproductifs, des disparités dans l’accès à ces techniques médicales persistent.

Promouvoir une meilleure alimentation sans stigmatiser : une mission impossible ?

Malnutrition, diabète, cardiopathies, accidents vasculaires cérébraux, cancers: pour l’OMS, une mauvaise alimentation constitue, avec le manque d’exercice physique, l’un des principaux risques pour la santé. Comment favoriser de meilleurs choix alimentaires sans pour autant culpabiliser les individus? Interview de Stephan Van den Broucke, professeur en psychologie à l’UCL, dont les recherches portent sur la promotion de la santé, l’éducation des patients et la lutte contre les inégalités de santé.

Badante: la vie domestique des Ukrainiennes d’Italie

En Italie, depuis la fin des années 90, les familles font appel aux badanti, des aides à domicile, pour s’occuper de leurs aînés. Des femmes immigrées, originaires principalement des pays de l’Est, notamment d’Ukraine, qui abandonnent tout pour gagner un peu mieux leur vie. Elles représentent plus d’un million de personnes aujourd’hui dans la péninsule. 

Voisin-âges. Vieillir parmi ses voisins

À Meix-devant-Virton, en Gaume, un groupe de seniors pas comme les autres a décidé de vieillir hors des sentiers battus. Ils vivent au sein d’habitats solidaires indépendants, mais regroupés dans la même rue. Les maîtres mots sont solidarité, autonomie et humour. Car ils en sont sûrs: les maisons de repos, ce n’est pas pour eux.

26-04-2022

Transition mentale

Avoir entre 18 et 30 ans, ce n’est pas toujours évident. Période de transition, de passage, ce moment particulier de la vie peut se compliquer davantage encore si l’on souffre de problèmes de santé mentale. À Uccle, la clinique Fond’Roy a créé une unité destinée à ces jeunes en souffrance, plus tout à fait adolescents, mais pas encore tout à fait adultes…

Maisons de repos : le règne des fossoyeurs ?

ORPEA, l’un des géants mondiaux des maisons de repos, vacille suite à la publication des «Fossoyeurs», un livre au vitriol sur ses méthodes de gestion, à la fois financière et sanitaire, et c’est tout le secteur qui est sur la sellette. L’occasion pour notre magazine de replonger dans ses archives et de revenir sur l’évolution de cette commercialisation des maisons de repos, lesquelles ont été durement frappées par la crise sanitaire, mettant en lumière les faiblesses d’un secteur, la fragilité d’un public et les limites d’un modèle de financement et d’organisation. 

D’un corps à l’autre

Pour raconter le chemin qui mène de l’expérience intime, vécue dans la chair et dans l’âme, jusqu’à l’engagement militant – autrement dit, du corps singulier au corps collectif –, nous avons rencontré Fabrice Olivet, de Asud (Auto-support des usagers de drogues, France), et Alice Rivières (du collectif français Dingdingdong – Institut de coproduction de savoir sur la maladie de Huntington). Ils nous livrent le récit de ces collectifs créés pour fabriquer de la solidarité, faire basculer les regards et les pratiques, et reprendre du pouvoir.

« Le rôle politique des mutuelles dérange »

Les mutuelles ne veulent plus être assimilées à de simples guichets de remboursement. Elles sont et veulent rester un acteur incontournable de la politique de la santé. Un rôle qui passe par une autre approche de la santé et surtout par un travail social où disponibilité et proximité sont les principales balises.

Des soignants toujours divisés face à l’obligation vaccinale

Le 1er avril, tous les soignants de Belgique devront être vaccinés sous peine de perdre leur emploi. L’avant-projet de loi du gouvernement d’Alexander De Croo dérange une partie des professionnels du soin. Ras-le-bol face aux politiques de santé. Méfiance face aux vaccins. Leurs raisons sont très différentes. C’est à Bruxelles que l’on compte le plus de réticents.

«J’ai fait un déni de grossesse»

Chaque année, quelques centaines de femmes résidant en Belgique se rendent aux Pays-Bas pour avorter après 12 semaines de grossesse, la limite pour pratiquer une interruption volontaire de grossesse (IVG) au plat pays. Marie est l’une de ces femmes. Elle a accepté de témoigner et de partager son vécu et ses constats sur les enjeux politiques et de santé de ce phénomène.

09-12-2021

Avorter après 12 semaines : le parcours du combattant des femmes belges

Chaque année, quelques centaines de femmes résidant en Belgique se rendent aux Pays-Bas pour y pratiquer une interruption volontaire de grossesse. Enceintes de plus de 12 semaines, la limite pour avorter au plat pays, elles n’ont pas d’autre choix que de traverser la frontière. Une loi proposant d’étendre à 18 semaines le délai autorisé pour une IVG a pourtant failli être votée par le parlement fédéral. Avant de passer à la trappe, victime des négociations pour la formation de la coalition «Vivaldi».

Va, vis et va bien : la nouvelle ordonnance de l’INAMI

Plus de séances, un meilleur remboursement, un renforcement de l’offre: la santé mentale deviendrait-elle une priorité pour les pouvoirs publics? Sous couvert d’une plus grande accessibilité, certains acteurs s’alarment d’une vision toujours plus managériale des soins psychologiques.