Alter Échosr
L'actualité sociale avec le décodeur

Jeunesse

« Contre la radicalisation, offrons aux jeunes des pistes d’engagement »

Le livre «Mon enfant se radicalise» trouve sa source dans une des très rares initiatives pour prévenir la radicalisation en Belgique: le projet « Rien à faire, rien à perdre ». Créé par la sociologue clinicienne Isabelle Seret et porté dans les écoles par Saliha Ben Ali, la maman d’un djihadiste décédé en Syrie, «RAFRAP» présente les témoignages vidéo de quatre jeunes anciennement radicalisés. Derrière cet outil pédagogique, des centaines d’heures d’écoute, de ces ados un temps séduits par le discours djihadiste, mais aussi de parents d’enfants partis en Syrie. Avec l’aide de son confrère

Le livre Mon enfant se radicalise trouve sa source dans une des très rares initiatives pour prévenir la radicalisation en Belgique: le projet «Rien à faire, rien à perdre». Créé par la sociologue clinicienne Isabelle Seret et porté dans les écoles par Saliha Ben Ali, la maman d’un djihadiste décédé en Syrie, «RAFRAP» présente les témoignages vidéo de quatre jeunes anciennement radicalisés. Derrière cet outil pédagogique1, des centaines d’heures d’écoute, de ces ados un temps séduits par le discours djihadiste, mais aussi de parents d’enfants partis en Syrie. Avec l’aide de son confrère Vincent de Gaulejac, Isabelle Seret analyse cette matière première, d’une importance primordiale pour qui veut comprendre les processus de radicalisation.

Alter Échos: Les quatre jeunes qui témoignent pour RAFRAP ont tous des parcours et des profils différents. Mais vous en avez rencontré d’autres. Existe-t-il des points communs entre eux? Dans votre livre, les enfants issus de couples mixtes, que ce soit sur le plan ethnique ou religieux, semblent plus à risque de radicalisation…

Isabelle Seret: Pour ce qui est des causes de la radicalisation, nous nous en tenons à émettre des hypothèses. Parmi celles-ci, en effet, l’idée que les enfants issus de couples mixtes sont peut-être plus à risque. Ceux issus de l’immigration aussi. Dans le parcours de ces jeunes, il est très souvent question d’id...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Le livre Mon enfant se radicalise trouve sa source dans une des très rares initiatives pour prévenir la radicalisation en Belgique: le projet «Rien à faire, rien à perdre». Créé par la sociologue clinicienne Isabelle Seret et porté dans les écoles par Saliha Ben Ali, la maman d’un djihadiste décédé en Syrie, «RAFRAP» présente les témoignages vidéo de quatre jeunes anciennement radicalisés. Derrière cet outil pédagogique1, des centaines d’heures d’écoute, de ces ados un temps séduits par le discours djihadiste, mais aussi de parents d’enfants partis en Syrie. Avec l’aide de son confrère Vincent de Gaulejac, Isabelle Seret analyse cette matière première, d’une importance primordiale pour qui veut comprendre les processus de radicalisation.

Alter Échos: Les quatre jeunes qui témoignent pour RAFRAP ont tous des parcours et des profils différents. Mais vous en avez rencontré d’autres. Existe-t-il des points communs entre eux? Dans votre livre, les enfants issus de couples mixtes, que ce soit sur le plan ethnique ou religieux, semblent plus à risque de radicalisation…

Isabelle Seret: Pour ce qui est des causes de la radicalisation, nous nous en tenons à émettre des hypothèses. Parmi celles-ci, en effet, l’idée que les enfants issus de couples mixtes sont peut-être plus à risque. Ceux issus de l’immigration aussi. Dans le parcours de ces jeunes, il est très souvent question d’id...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Candice Vanhecke

Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, notamment ceux en lien avec le Covid-19, pour le partage, pour l'intérêt qu'ils représentent pour la collectivité, et pour répondre à notre mission d'éducation permanente. Mais produire une information critique de qualité a un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous ! Et parlez-en autour de vous.
Profitez de notre offre découverte 19€ pour 3 mois (accès web aux contenus/archives en ligne + édition papier)