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Regard critique · Justice sociale

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Une évaluation des politiques publiques au niveau de la Communauté française

La cellule de suivi et d’analyse diagnostique et prospective1 entame petit à petit son travail au cœur du tout récent Service d’appui aux cabinetsministériels de la Communauté française. Alors qu’on avait envisagé la cellule comme rassembleuse d’indicateurs et productrice de tableaux de bord desavancées du Plan d’action de la Charte d’avenir (PACA), elle semble s’orienter vers un autre type de suivi. Distinguant monitoring et évaluation, en effet,François Bauwens, cheville ouvrière de cette cellule, insiste sur l’importance de participer à plus qu’une collecte de données. Il reconnaît que,généralement, le terme d’évaluation est employé « à toutes les sauces » ; et précise que pour la cellule, la lecture des résultatsdevrait dépasser et nuancer le jugement « réussi/raté ». Elle ne fournira pas une succession de graphiques mais entrera dans l’analyse des liens de causeà effet, s’orientera vers la définition des cahiers des charges en recentrant les approches en termes d’objectifs réels plutôt qu’en termes destratégies. Il ne s’agit pas non plus de travailler sur les contenus des politiques qui restent de la responsabilité des ministres.

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La Communauté française fêtée et… contestée

La Communauté française a été fêtée, comme chaque année, ce 27 septembre par différents spectacles populaires et discours officiels. Ledébat sur son nom et sur son organisation, voire son existence même, plus ou moins vif selon les millésimes, a resurgi cette année de manière plus forte. Àl’origine de cette relance du débat : un « manifeste pour une Wallonie maîtresse de sa culture, de son éducation et de sa recherche1 », remis au présidentdu Parlement régional à Namur, Robert Collignon (PS), quelques jours avant les Fêtes de Wallonie ; mais aussi un sondage du journal Le Soir.

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La future constitution de l’Europe dans une phase décisive

Le 4 octobre 2003 restera marqué par l’ouverture à Rome de la sixième conférence intergouvernementale (CIG) de l’histoire de la constructioneuropéenne1, non sans que les principaux acteurs institutionnels, Commission européenne, Parlement européen et États membres en tête ne radicalisent leurs vuesjusqu’à la surenchère, juste avant l’événement. Une des principales divergences étalée depuis des semaines porte sur le maintien intégralou non du projet de constitution élaboré par la Convention et finalisé en juillet 2003. Pour Valéry Giscard d’Estaing, le président de la Convention, leprojet doit être approuvé tel quel avec des ajustements mineurs. Pour la Commission européenne en revanche et son président Romano Prodi, il faut une réouverture dudébat sur plusieurs dossiers controversés. Un débat que le Parlement européen n’a pas vraiment tranché en insistant tant sur le respect des équilibresdéfinis par la convention européenne que sur le fait que des améliorations peuvent être apportées au projet constitutionnel mais sans toucher à sacohérence2. Au bout du compte, les protagonistes de la CIG apparaissent comme divisés en deux camps, entre ceux qui sont favorables au projet de la Convention et ceux qui ne la portentpas dans leur coeur.

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Un séminaire du CEF interroge la MOC et évoque le Processus de Bruges-Copenhague

La MOC, la méthode ouverte de coordination, qui constitue la pierre angulaire du nouveau mode de « gouvernance » européen, a fait l’objet d’unséminaire organisé par le Conseil de l’éducation et de la formation1, le vendredi 26 septembre (suite à l’avis 82 paru en juin dernier). «L’approche intégrée de l’éducation et de la formation » initiée au travers de la stratégie de Lisbonne est, avec la politique de l’emploi,un des terrains privilégiés d’application de la MOC. L’occasion de refaire le point sur le processus de Bruges – Copenhague qui depuis novembre 2001 met en place lesconditions d’une plus grande intégration des systèmes de formation et d’enseignement professionnels des pays européens.

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Liège : 25 ans de lutte contre les violences conjugales

Après Marie Trintignant, le meurtre récent à Liège d’une jeune femme de 35 ans par son conjoint a remis à la Une de l’actualité les violencesau sein du couple. Le Collectif contre les violences conjugales et l’exclusion1 (anciennement Collectif femmes battues) tient une permanence d’accueil, une ligned’écoute téléphonique, un refuge pour l’hébergement des victimes et un service d’aide à l’emploi. En 2002, 4 999 nuitées de femmes(et 5 759 pour les enfants !) ont été acceptées par le centre liégeois – qui souffle 25 bougies… sans euphorie : en Europe, une femme est tuée chaquesemaine par son conjoint, mais le combat contre la violence conjugale dispose de peu de statistiques et aucune enquête récente n’existe en Belgique. Claire Gavroix, directriceadjointe du Collectif, explique toutefois que « les mentalités ont évolué. Il y a 25 ans, le terme “femmes battues” était un tabou. Aujourd’hui, laviolence conjugale est reconnue comme une réalité sociale grave. Les femmes hésitent encore à porter plainte, nous disposons de peu de chiffres, mais le refuge accueilledes femmes de plus en plus jeunes (parfois moins de 18 ans) : nous concluons qu’elles ont pris conscience du problème et de l’aide potentielle des associations ».

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L’accueil des demandeurs d’asile : Marie Arena précise ses priorités

Profitant d’une visite au centre d’accueil fédéral de Florennes ce 8 octobre, Marie Arena, ministre fédérale chargée de l’Intégrationsociale, a précisé ses priorités en matière d’accueil des demandeurs d’asile.

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Finance éthique : 313 fonds en Europe et 60 produits en Belgique

Le rapport « Green, Social and Ethical Funds in Europe 2003 » en est à sa 4e édition.1 Compilé par le Sustainable Investment Research International(SiRi) Group, ce rapport est devenu une référence en Europe et a pour but de donner des informations sur l’évolution de l’investissement socialement responsable.

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Le Collectif des entreprises d’insertion du Québec

Le Collectif des entreprises d’insertion du Québec1, créé en 1996, regroupe 42 entreprises d’insertion sur les 50 existantes au Québec. Lesentreprises d’insertion correspondent, en Belgique, aux entreprises de formation par le travail. Le Collectif remplit quatre mandats : la représentation politique et la mise en valeurdes centres, la promotion et le développement des affaires, la formation du personnel, la recherche et le développement. Il s’emploie à « réseauter » lesentreprises d’insertion et se porte garant du respect des sept critères de définition d’une entreprise d’insertion2. Des critères pris en compte parle gouvernement provincial du Québec, en charge des questions d’emploi, dans l’établissement du cadre de reconnaissance et de financement actuel des entreprisesd’insertion.

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S’essayer – sans risque – à la création d’entreprises : 1er bilan du réseau des couveuses wallonnes

Le réseau des couveuses wallonnes1 a organisé à Namur le jeudi 27 novembre 2003 une journée de travail sur le thème : « L’insertionprofessionnelle par la création d’entreprises ». Cette journée a permis tout à la fois d’établir un premier bilan et de tracer les voies d’unepérennisation de ce dispositif – encore aujourd’hui pilote – dans le paysage de l’aide à la création d’entreprises en Région wallonne.

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Un plan contre la violence conjugale

En Belgique, la problématique de la violence conjugale est une compétence liée à l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes. Or, laviolence conjugale, phénomène complexe, est un sujet transversal et touche à divers autres domaines tels que la santé publique ou la justice. Trois femmes socialistes(Marie Arena1, Isabelle Simonis2 et Laurette Onkelinx3) se sont donc concertées et ont présenté le 2 décembre le nouveau plan de lutteantiviolence conjugale. Il comporte quatre volets :

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Quel futur pour les Fonds structurels européens ? Des décisions imminentes…

Les Fonds structurels en Europe visent à réduire les écarts entre les groupes sociaux et les régions. Ils concrétisent l’idée de solidarité,puisque le principe est que les États les plus riches payent pour les États les plus pauvres. Les Fonds structurels drainent un tiers du budget européen, ce qui représentela deuxième dépense communautaire, après l’agriculture. Les aides financières, dans le cadre des Fonds structurels européens, courent pour la période2000-2006. Mais que va-t-il se passer au-delà de ce terme ? Toutes les hypothèses sont permises, y compris les plus pessimistes car les restrictions financières sont sur toutesles lèvres. Dans quelques semaines, en janvier prochain, la Commission européenne va préciser son point de vue, en clarifiant ses propres propositions de réforme, tout enadoptant un document politique important : le Troisième rapport sur la cohésion en Europe.

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Stratégie de Lisbonne : vers l’échec des réformes des politiques d’éducation et de formation ?

Depuis le Conseil européen de Lisbonne de mars 2000, l’Union s’est fixé l’objectif de « devenir l’économie de la connaissance la pluscompétitive et la plus dynamique du monde ». Pour rencontrer ces nouvelles exigences socio-économiques d’ici 2010, l’Union a ouvert une série de chantiersessentiellement axés sur l’éducation et la formation. Au printemps 2004, un Conseil européen des chefs d’États et gouvernements devra évaluer le cheminparcouru. C’est dans cette perspective que la Commissaire européenne à l’éducation et à la culture, Viviane Reding, a remis le 11 novembre dernier auxministres de l’éducation un rapport (« Éducation et formation 2010. L’urgence des réformes pour réussir la stratégie de Lisbonne ») danslequel elle tire la sonnette d’alarme. Elle y affirme notamment qu’il est temps de « passer la vitesse supérieure et de transformer les engagements politiques en actionsconcrètes, car sans l’éducation, Lisbonne sera un échec ».