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Alter Échos n° 478

Santé mentale et exclusion sociale : à la folie, pas du tout !

25 novembre 2019

Souffrance psychosociale, troubles psychologiques ou psychiatriques… Les travailleurs sociaux des CPAS font état d’une augmentation des problématiques de santé mentale chez leurs bénéficiaires. Face à ces personnes en détresse, ils se sentent dépourvus. Mais on observe aussi sur le terrain que les procédures, compliquées et lourdes à porter, aggravent encore la vulnérabilité des usagers (lire « Souffrances psychiques : l’activation des CPAS montrée du doigt »). Le constat est le même pour les demandeurs d’asile frappés également par un double traumatisme : le parcours d’exil suivi de la violence des procédures. Et, là aussi, les services d’accompagnement peinent à suivre (lire « La procédure d’asile est en soi traumatisante »).

Parmi les exclus de la santé mentale, on compte aussi les enfants et les jeunes en détresse psychologique, public fragile s’il en est. L’aide à la jeunesse a décidé de suspendre la couverture des frais alors même que leur placement à l’hôpital a été décidé par… l’aide à la jeunesse (lire « Frais hospitaliers : ces enfants victimes de batailles administratives »). De quoi faire tourner la tête…

À Titeca pendant ce temps-là, on tente le défi de la réinsertion sociale de patients soumis à la loi sur l’internement… Mais nombre d’entre eux confient préférer encore la prison que les quatre murs de l’hôpital (lire « J’irai dormir chez fous »). Une histoire de fous ? Un peu, beaucoup.

Un dossier illustré par Philippe Debongnie.