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L'actualité sociale avec le décodeur
© Philippe Debongnie

Le 31 juillet, un Guinéen s’immolait par le feu à Liège. Il venait de recevoir un ordre de quitter le territoire. Les gestes désespérés des demandeurs d’asile ne sont pas rares. Beaucoup d’entre eux arrivent en Belgique avec de lourds traumatismes et la violence de la procédure d’asile aggrave encore leur vulnérabilité. Les services de soins de santé mentale qui leur sont consacrés peinent à suivre.

«Il y a quelques mois, un avocat m’a appelé parce que son client était en train de se frapper la tête contre les murs en pleine audition du CGRA (Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, NDLR). Il a fallu l’amener par ambulance aux urgences psychiatriques», raconte Alain Vanoeteren, directeur du service de santé mentale Ulysse à Bruxelles1. Cette crise aurait-elle pu être évitée? Peut-être... Pas sûr.

Les intervenants que nous avons rencontrés n’ont pas tous le même avis sur le bon fonctionnement de l’accès aux soins de santé mentale mais il y a consensus sur la gravité et la fréquence de «gros problèmes de santé mentale» chez les demandeurs d’asile comme chez les migrants de passage en Belgique.

«Chez les demandeurs d’asile, on voit des stress post-traumatiques qui s’expriment par des paniques soudaines, des problèmes récurrents de sommeil», poursuit Alain Vanoeteren. «Face à un stress trop important, l’être humain trouve des stratégies pour y faire face, analys...

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Le 31 juillet, un Guinéen s’immolait par le feu à Liège. Il venait de recevoir un ordre de quitter le territoire. Les gestes désespérés des demandeurs d’asile ne sont pas rares. Beaucoup d’entre eux arrivent en Belgique avec de lourds traumatismes et la violence de la procédure d’asile aggrave encore leur vulnérabilité. Les services de soins de santé mentale qui leur sont consacrés peinent à suivre.

«Il y a quelques mois, un avocat m’a appelé parce que son client était en train de se frapper la tête contre les murs en pleine audition du CGRA (Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, NDLR). Il a fallu l’amener par ambulance aux urgences psychiatriques», raconte Alain Vanoeteren, directeur du service de santé mentale Ulysse à Bruxelles1. Cette crise aurait-elle pu être évitée? Peut-être... Pas sûr.

Les intervenants que nous avons rencontrés n’ont pas tous le même avis sur le bon fonctionnement de l’accès aux soins de santé mentale mais il y a consensus sur la gravité et la fréquence de «gros problèmes de santé mentale» chez les demandeurs d’asile comme chez les migrants de passage en Belgique.

«Chez les demandeurs d’asile, on voit des stress post-traumatiques qui s’expriment par des paniques soudaines, des problèmes récurrents de sommeil», poursuit Alain Vanoeteren. «Face à un stress trop important, l’être humain trouve des stratégies pour y faire face, analys...

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Le 31 juillet, un Guinéen s’immolait par le feu à Liège. Il venait de recevoir un ordre de quitter le territoire. Les gestes désespérés des demandeurs d’asile ne sont pas rares. Beaucoup d’entre eux arrivent en Belgique avec de lourds traumatismes et la violence de la procédure d’asile aggrave encore leur vulnérabilité. Les services de soins de santé mentale qui leur sont consacrés peinent à suivre.

«Il y a quelques mois, un avocat m’a appelé parce que son client était en train de se frapper la tête contre les murs en pleine audition du CGRA (Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides, NDLR). Il a fallu l’amener par ambulance aux urgences psychiatriques», raconte Alain Vanoeteren, directeur du service de santé mentale Ulysse à Bruxelles1. Cette crise aurait-elle pu être évitée? Peut-être... Pas sûr.

Les intervenants que nous avons rencontrés n’ont pas tous le même avis sur le bon fonctionnement de l’accès aux soins de santé mentale mais il y a consensus sur la gravité et la fréquence de «gros problèmes de santé mentale» chez les demandeurs d’asile comme chez les migrants de passage en Belgique.

«Chez les demandeurs d’asile, on voit des stress post-traumatiques qui s’expriment par des paniques soudaines, des problèmes récurrents de sommeil», poursuit Alain Vanoeteren. «Face à un stress trop important, l’être humain trouve des stratégies pour y faire face, analys...

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Martine Vandemeulebroucke

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