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Santé

Souffrances psychiques : l’activation des CPAS montrée du doigt

Face aux problématiques de santé mentale de leurs usagers, de plus en plus nombreuses, les CPAS sont souvent impuissants, voire sont pointés comme responsables d’une aggravation des souffrances psychiques due à la pression générée par les politiques d’activation.

© Philippe Debongnie

Face aux problématiques de santé mentale de leurs usagers, de plus en plus nombreuses, les CPAS semblent souvent impuissants, voire sont pointés comme responsables d’une aggravation des souffrances psychiques due à la pression générée par les politiques d’activation.

«Ça ne sert à rien de virer les gens du CPAS: ils reviennent toujours. Les mettre dehors, c’est juste leur rajouter des difficultés. Aujourd’hui, les CPAS ont les mêmes pratiques que l’Onem, Actiris ou le Forem. Sauf que les personnes sont dix fois plus fragilisées.» Cette travailleuse psychosociale d’un gros CPAS urbain en a gros sur la patate. Elle qui se décrit comme «un travailleur résistant en territoire occupé», fustige son institution pour ses pratiques «illégales et stupides» (ex. l’exigence, pour toute personne en demande d’un RIS, d’apporter trois mois d’extraits de compte bancaire, alors que cette pratique est normalement réservée à ceux qui sont suspectés de fraude sociale). Ici, affirme-t-elle aussi, la notion de santé mentale ne fait pas partie du vocabulaire. Pire, les dispositifs et décisions prises ne font qu’aggraver la souffrance psychique des usagers.
«On ne prend pas les personnes en charge, on les enfonce. On entretient et on provoque la pauvreté. On déstructure les gens, on les fait décompenser.»
Souffrances en croissance
Souffrance psychosociale, troubles psychologiques ou psychiatriqu...

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«Ça ne sert à rien de virer les gens du CPAS: ils reviennent toujours. Les mettre dehors, c’est juste leur rajouter des difficultés. Aujourd’hui, les CPAS ont les mêmes pratiques que l’Onem, Actiris ou le Forem. Sauf que les personnes sont dix fois plus fragilisées.» Cette travailleuse psychosociale d’un gros CPAS urbain en a gros sur la patate. Elle qui se décrit comme «un travailleur résistant en territoire occupé», fustige son institution pour ses pratiques «illégales et stupides» (ex. l’exigence, pour toute personne en demande d’un RIS, d’apporter trois mois d’extraits de compte bancaire, alors que cette pratique est normalement réservée à ceux qui sont suspectés de fraude sociale). Ici, affirme-t-elle aussi, la notion de santé mentale ne fait pas partie du vocabulaire. Pire, les dispositifs et décisions prises ne font qu’aggraver la souffrance psychique des usagers.
«On ne prend pas les personnes en charge, on les enfonce. On entretient et on provoque la pauvreté. On déstructure les gens, on les fait décompenser.»
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Marinette Mormont

Marinette Mormont

Coordinatrice Focales, journaliste (social, santé, logement)

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