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Les Goujons ont enfin leur lavoir social
S’inspirant du lavoir social de Saint-Gilles, l’Union des locataires Anderlecht-Cureghem (Ulac)1 a adapté le concept sur le site des Goujons. En novembre, l’Ulac évoquaitdéjà ce projet dans nos pages, projet qui a pris corps cet été, au grand contentement des locataires.
Les partenaires sociaux d’accord pour un relèvement des allocations les plus basses
Les représentants des travailleurs et du patronat, réunis au sein du G 10, sont parvenus à un accord sur une adaptation des allocations au bien-être, sur une nouvellebaisse des charges patronales sur le travail d’équipe et de nuit et sur la poursuite du pacte de solidarité entre les générations. C’est le gouvernementfédéral qui leur avait proposé voici plusieurs mois de se pencher sur l’affectation d’une enveloppe d’environ 300 millions d’euros en vue d’une adaptation des différentesallocations sociales au bien-être.
Élections communales : les programmes des partis
Les élections communales, c’est pour dans quelques jours. La première quinzaine de septembre a vu tous les partis démocratiques présenter leurs priorités.Si les thèmes peuvent apparaître assez semblables d’un parti à l’autre (la sécurité, la gouvernance, l’emploi…), les propositions qui sontprivilégiées diffèrent évidemment. Bien entendu, celles-ci seront déclinées en fonction des enjeux et des rapports de forces locaux. Petit tour en 7 pointsdes programmes du MR, du PS, du CDH et d’Écolo.
Journalistes précaires : charité bien ordonnée…
Parmi les catégories professionnelles concernées par la précarisation, en voici une nouvelle qui fait entendre sa voix : celle de journalistes, photographes et cameramenindépendants. Organisée (au sein de l’Association des journalistes professionnels – AJP), expérimentée (faire passer une info, c’est le métier de sesmembres) et écoutée (un quatrième pouvoir, ça ne se néglige pas, surtout en période électorale), la corporation des journalistes a les moyens de sesambitions : améliorer la situation pécuniaire et les statuts fiscal et social des journalistes indépendants. Quitte à faire le jeu du marché en souhaitant limiterle nombre de journalistes diplômés chaque année.
De nouvelles catégories pour une « nouvelle critique sociale »
Fonder une nouvelle critique sociale, telle est, ni plus ni moins, l’ambition du dernier ouvrage collectif publié par la République des idées, un collectifd’universitaires réunis autour de Pierre Rosanvallon1. Dans son introduction écrite avec Thierry Pech, ce dernier soutient que « c’est l’écartentre la réalité vécue et la réalité pensée qui constitue le verrou majeur ». Autrement dit, la réalité résiste aux conceptstraditionnels avec lesquels on l’appréhende. C’est donc principalement un changement de lunettes théoriques que proposent les auteurs afin de faire sauter le verrou. Le butavoué de cette « nouvelle critique sociale » est de mettre au jour de nouvelles frontières « pour qu’à l’écart des complaisancesd’usage les nouvelles lignes de partage entre gagnants et perdants ne puissent plus être ignorées ». En dix articles d’une dizaine de pages, abondammentillustrés de graphiques et de tableaux, sociologues, économistes et historiens s’attellent à la tâche de faire émerger un nouveau visage de lasociété française et à développer des pistes politiques adéquates à ce nouveau visage.
La Région bruxelloise veut connaître ses « vieux » étrangers
Comment vieillit-on à Bruxelles lorsque l’on est d’origine étrangère ? Cette question, les autorités régionales aimeraient la résoudre, mais ce n’est passi facile. Car si l’on sait que sur les 260 000 personnes étrangères que compte Bruxelles, 20 000 ont plus de 65 ans (12 %), une part infime de celles-ci, et non chiffrée,fréquente les homes et autres centres d’accueil et de soin des personnes âgées. C’est précisément ce manque d’informations qu’Évelyne Huytebroeck et PascalSmet, ministres bruxellois en charge de l’Aide aux personnes, entendent combler.
Chômage : le chasseur, les tambours et les trompettes
Le ministre de l’Emploi Peter Vanvelthoven (SP.A) a présenté les derniers chiffres émanant de l’Onem en matière d’activation des chômeurs. D’après lui, ilsprouvent l’efficacité du système lancé en juillet 2004. Une appréciation que ne partagent pas les plateformes de défense des chômeurs : selon elles, lesmêmes chiffres témoignent surtout d’une montée des sanctions et des exclusions.
L’habitat rural sous la loupe des femmes de l’ACRF
Ces 18 et 19 septembre, à La Marlagne, à Wépion, l’Action chrétienne rurale des Femmes invitait ses 220 groupes de femmes répartis dans toute la Wallonieà réfléchir, s’informer et échanger sur leur habitat. L’association a également présenté en avant-première les résultatsassez inquiétants de son enquête et elle demande aux pouvoirs publics de prendre des mesures pour le logement des petits et moyens revenus.
Assises de la santé mentale : les acteurs discutent et proposent
À l’initiative de la ministre wallonne de la Santé, les Assises des services de santé mentale (SSM) se clôturaient lors d’une rencontre le 12 septembre 2006. Unedernière étape qui fait suite à l’e-colloque (colloque via internet) qui s’est déroulé durant les mois de mai et juin. L’occasion pour tous les acteurs,usagers compris, de discuter de propositions en vue d’une mise à jour du décret, qui fête ses 10 ans d’existence.
Le « diagnostic local de sécurité », passage obligé vers les futurs contrats de sécurité et de prévention
Les contrats de sécurité et de prévention (CSP) affichent presque quinze ans d’âge. Leur vie évolue, par une succession de mues renouvelées, augré des ministres compétents, des besoins communaux et des attentes d’une population urbaine, que l’on dit toujours plus demandeuse de « sécurité ».Annoncés financièrement « à la croisée des chemins »1 en 2005, les budgets des CSP seront indexés, annonce-t-on au secrétariatpermanent à la Politique de prévention2, le service du ministère de l’Intérieur qui chapeaute les CSP et les « plans drogues ». Toutefois, lescommunes et villes bénéficiaires devront au préalable s’astreindre à un exercice d’évaluation spécifique : réaliser un « diagnosticlocal de sécurité » (DLS). Lequel devra être remis au fédéral pour mars 2007. Sans attendre le produit fini des diagnostics, penchons-nous sur le processusqu’il requière. En quoi consiste ce « diagnostic », pour sonder quoi ? Qu’apportera-t-il, quelles questions ou défis pose sa réalisation aux acteurslocaux ? Quels en sont les potentiels et les limites ? Parcours à Bruxelles et en Wallonie pour en comprendre la posologie …
Le Forem au rapport
Comme chaque année à la rentrée, le Forem a présenté son rapport d’activités1. L’année concernée – 2005 –était une année charnière, marquée par le lancement du Plan Marshall – dont l’axe 5 concerne le Forem au premier chef, puisqu’il touche à la formation, et enparticulier à la lutte contre les pénuries et au développement des compétences linguistiques. De plus, 2005 était la dernière année avant lasignature, ce 15 juin, du nouveau contrat de gestion 2006-2011.
Expo photo « Les Brûleurs » : Parcours d’errances du Niger à Saint-Boniface
Pudique et pourtant révélatrice, intime et troublante à la fois : l’exposition du photographe Thomas Chable qui se tient jusqu’au 29 octobre à la galerieSans Titre1 de Saint-Gilles pourrait se passer de mots. Ce serait pourtant trop simple de garder pour soi un silence complice sur les drames humains qui se déroulent auxfrontières marocaine et espagnole. Évitant le tapage outrancier des médias en soif de sensationnel, Thomas Chable redonne à ces « sans-papiers », le tempsd’un cliché, une dignité trop souvent bafouée.
