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Alter Échos n° 474

Les vieux ne battent pas en retraite

9 juin 2019

Petit jeune de vingt-cinq ans, le terme « âgisme », formé par analogie au racisme, fait référence au processus de différenciation des personnes âgées. Les seniors seraient lents, incompétents, fragiles. Et donc forcément une charge pour les nouvelles générations. « Nos vieux » ont d’ailleurs été poussés par l’Europe à « s’activer » – entendez : à travailler le plus tard possible – afin de ne pas peser trop lourd sur des sécurités sociales qu’ils menaceraient par leur nombre grandissant (lire « Engâgés oubliés »). En Belgique, plusieurs dizaines de milliers de retraités sont d’ailleurs toujours au boulot, pour compenser une pension trop faible, mais aussi tout simplement par souci de rester… actifs (lire « Quand les pensionnés font le job »). Car, en mouvement, les personnes âgées le sont. Et le vieillissement actif prend des voies multiples. Dans les auditoires des universités, des étudiants seniors stimulent leurs neurones avec la motivation de fringants jouvenceaux (lire « Des seniors à l’université »). D’autres font de la résistance et s’acharnent à en découdre avec les injustices (lire : « Sous les pavés, le grand âge »). Vieux actifs ou vieux activistes, ils ont tout pour nous convaincre de leur (hyper)activité…