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Emploi/formation
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Intérim : un casse-tête dans la fonction publique

Alter Échos n° 474 9 juin 2019 Pierre Jassogne

Depuis février 2019, les administrations fédérales peuvent recourir au travail intérimaire pour remplacer des travailleurs statutaires ou contractuels. Les SPF ne se pressent pourtant pas pour tenter l’expérience...

Il ne décolère pas, Michel Meyer. Le «patron» de la CGSP n’arrive toujours pas à comprendre la volonté du gouvernement fédéral d’introduire le travail intérimaire dans les services publics fédéraux, les chemins de fer, Fedasil ou encore Enabel, la société belge d’investissement pour les pays en développement. Pourtant, en la matière, l’homme s’y connaît. Il a lui-même négocié en...

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A propos de l'auteur(e)

Pierre Jassogne

Pierre est devenu journaliste en 2010 après des études en lettres lors desquelles il se passionne pour les rapports entre littérature et presse. Enfant, il voulait déjà devenir journaliste et se revoit très bien ennuyer parents et voisins en faisant des interviews avec un enregistreur Fisher Price à cassette avec micro incorporé pour un journal parlé imaginaire. Bref, il avait ce métier dans le sang, mais à la naïveté de ses premiers pas dans ce métier, sa conception du journalisme a rapidement évolué : au début, il était dans le flux de l’info, de l’événement, du scoop à tout prix, mais a très vite décroché pour tenter d’autres voies à l’instar de sa collaboration avec Alter Échos commencée en 2012. Selon Pierre, le journalisme doit être dans les marges du réel, en refusant l’évidence, en allant au-delà de ses propres convictions aussi, en se frottant aux contrastes du monde, mais en y puisant chaque fois une certaine expérience des hommes, des choses, à travers des visages ou des sensations. Idem pour le social : au-delà des politiques menées, des subsides octroyés, des noms de ministres, il en va davantage du témoignage d’un engagement, d’une conviction portée par des citoyens, souvent anonymes, pour rendre ce monde un peu plus juste, un peu plus vrai. « Comme journaliste, on tente de rendre audibles ces preuves de résistances humaines face au discours inquiétant de la financiarisation à outrance, du populisme politique ou de la numérisation sans visage ». « Se reposer ou être libre », disait le philosophe grec Thucydide, quatre siècles avant notre ère. Face à la montée de l’insignifiance, il en va de même pour le journalisme, même si la tâche est grande, difficile, mais néanmoins stimulante et passionnante.

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