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Intérim : un casse-tête dans la fonction publique

Depuis février, les administrations fédérales peuvent recourir au travail intérimaire pour remplacer des travailleurs statutaires ou contractuels. Les SPF ne se pressent pourtant pas pour tenter l’expérience…

Pierre Jassogne 09-06-2019 Alter Échos n° 474
Flickr cc Amtec

Depuis février 2019, les administrations fédérales peuvent recourir au travail intérimaire pour remplacer des travailleurs statutaires ou contractuels. Les SPF ne se pressent pourtant pas pour tenter l’expérience...

Il ne décolère pas, Michel Meyer. Le «patron» de la CGSP n’arrive toujours pas à comprendre la volonté du gouvernement fédéral d’introduire le travail intérimaire dans les services publics fédéraux, les chemins de fer, Fedasil ou encore Enabel, la société belge d’investissement pour les pays en développement. Pourtant, en la matière, l’homme s’y connaît. Il a lui-même négocié en son temps le recours à l’intérim chez B-Post. Nécessaire à ses yeux parce qu’il s’agit d’une entreprise publique autonome, à caractère commercial. «Cela fonctionne très bien, d’ailleurs», précise-t-il. Avec un millier d’intérimaires environ. «Ce recours répondait à un besoin et les syndicats l’ont accepté en fixant des balises, en listant tous les emplois vacants. Pour la fonction publique fédérale, le scénario n’est pas le même», lance-t-il. Pour la CGSP, l’arrêté royal permettant le recours à l’intérim au sein des administrations ne contient aucune garantie en ce qui concerne le respect des obligations (impartialité, confidentialité…) qui pèsent sur le personnel tant statutaire que contractuel. «Les intérimaires n’étant pas soumis au statut des agents de l’État, comment ces obligations ...

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Journaliste (social, justice)

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