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Engâgés oubliés

À l’horizon 2080, près de 30% de la population européenne aura plus de 65 ans. Une frange importante de la population aujourd’hui sommée de s’activer sans pour autant être prise en compte dans toute sa diversité par les politiques publiques. Interview de Philippe Andrianne, secrétaire politique d’Eneo (mouvement social des aînés), et de Thibauld Moulaert, maître de conférences en sociologie à Université Grenoble Alpes, qui a consacré ses travaux de recherche à la construction sociale du vieillissement.

©Lucie Castel

À l’horizon 2080, près de 30% de la population européenne aura plus de 65 ans. Une frange importante de la population aujourd’hui poussée à s’activer sans pour autant être prise en compte dans toute sa diversité au sein des politiques publiques. Interview de Philippe Andrianne, secrétaire politique d’Eneo (mouvement social des aînés), et de Thibauld Moulaert, maître de conférences en sociologie à l’Université Grenoble Alpes, qui a consacré ses travaux de recherche à la construction sociale du vieillissement.

Alter Échos: La perception de la société sur nos aînés a-t-elle évolué au cours des dernières années?

Thibauld Moulaert: Il y a une chose qui ne change pas, les aînés sont toujours considérés sous deux prismes: la fin de carrière et la dépendance. Y a-t-il aujourd’hui une nouvelle figure qui a émergé, celle de la personne âgée en forme, engagée, active? Je ne le pense pas. La période entre le travail et la grande dépendance, qui a une existence biographique, a peu de reconnaissance sociale collective. Sauf pour le «senior marketing» qui a bien compris que cette population était une cible comme une autre…

Philippe Andrianne: Cette perception a évolué de manière négative. Les aînés sont de plus en plus considérés comme une charge budgétaire par les économistes et le monde politique. Certains vont jusqu’à parler de «guerre de générations»: il y aurait un fossé entre l...

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À l’horizon 2080, près de 30% de la population européenne aura plus de 65 ans. Une frange importante de la population aujourd’hui poussée à s’activer sans pour autant être prise en compte dans toute sa diversité au sein des politiques publiques. Interview de Philippe Andrianne, secrétaire politique d’Eneo (mouvement social des aînés), et de Thibauld Moulaert, maître de conférences en sociologie à l’Université Grenoble Alpes, qui a consacré ses travaux de recherche à la construction sociale du vieillissement.

Alter Échos: La perception de la société sur nos aînés a-t-elle évolué au cours des dernières années?

Thibauld Moulaert: Il y a une chose qui ne change pas, les aînés sont toujours considérés sous deux prismes: la fin de carrière et la dépendance. Y a-t-il aujourd’hui une nouvelle figure qui a émergé, celle de la personne âgée en forme, engagée, active? Je ne le pense pas. La période entre le travail et la grande dépendance, qui a une existence biographique, a peu de reconnaissance sociale collective. Sauf pour le «senior marketing» qui a bien compris que cette population était une cible comme une autre…

Philippe Andrianne: Cette perception a évolué de manière négative. Les aînés sont de plus en plus considérés comme une charge budgétaire par les économistes et le monde politique. Certains vont jusqu’à parler de «guerre de générations»: il y aurait un fossé entre l...

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Marinette Mormont

Marinette Mormont

Coordinatrice Focales, journaliste (social, santé, logement)

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