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Alter Échos n° 456-457

Familles et droit: la loi du genre

19 décembre 2017

Même quand une loi se veut progressiste en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, son application ne garantit pas toujours une égalité de fait. C’est le cas de la loi sur l’hébergement alterné égalitaire des enfants en cas de séparation, qui fait débat… tant chez les hommes que chez les femmes (lire «Séparation et hébergement des enfants: l’égalité à géométrie variable» et «Hébergement égalitaire: l’angle mort des violences conjugales»).

Les formes alternatives de justice n’y échappent pas. La médiation, encouragée après une séparation tant pour alléger les procédures judiciaires que pour favoriser le retour du dialogue dans l’ex-couple en conflit, pourrait renforcer les inégalités qui préexistaient dans le ménage (lire «Médiation familiale, sur un pied d’égalité?»).

D’autres politiques familiales issues d’une vision traditionnelle de la famille se poursuivent et se réforment, mais en s’efforçant, cette fois, de combler les inégalités de fait dont pâtissent les femmes. Exemple avec les allocations familiales (lire: «Des allocations familiales contre la précarité des enfants… et des femmes»).

Les droits des femmes s’arrêtent aux portes du palais de justice. C’est le constat d’une dizaine de femmes juristes, avocates ou notaires, qui ont lancé en mai dernier l’association Fem & Law. Leur ambition: faire percoler les analyses de genre dans le monde judiciaire pour une justice vraiment égalitaire (lire «Des femmes engagées pour une justice plus égalitaire»).