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Addictions
La prison de Saint-Gilles participe au projet pilote améliorant la prise en charge médicale et psychologique des prisonniers présentant des problèmes liés aux drogues. Photo : CC_Ritchie Argue

Drogues en prison : un suivi inégal

Alter Échos n° 456-457 19 décembre 2017 Pierre Jassogne

L’accompagnement et l’orientation des détenus toxicomanes ne sont pas similaires d’une prison à l’autre. Pendant quelques années, le SPF Justice a tenté d’assurer plus de cohérence, avant d’arrêter le financement des projets en 2016, et de renforcer, au final, la désorganisation. 

Il n’existe actuellement pas d’offre cohérente ni de qualité identique des prestations d’aide aux usagers incarcérés dans les prisons belges. Pourtant, environ deux tiers des détenus indiquent avoir consommé des substances illégales. Parmi ceux-ci, un tiers disent avoir consommé un produit illégal en détention. Fa...

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L’accompagnement et l’orientation des détenus toxicomanes ne sont pas similaires d’une prison à l’autre. Pendant quelques années, le SPF Justice a tenté d’assurer plus de cohérence, avant d’arrêter le financement des projets en 2016, et de renforcer, au final, la désorganisation. 

Il n’existe actuellement pas d’offre cohérente ni de qualité identique des prestations d’aide aux usagers incarcérés dans les prisons belges. Pourtant, environ deux tiers des détenus indiquent avoir consommé des substances illégales. Parmi ceux-ci, un tiers disent avoir consommé un produit illégal en détention. Fa...

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A propos de l'auteur(e)

Pierre Jassogne

Pierre est devenu journaliste en 2010 après des études en lettres lors desquelles il se passionne pour les rapports entre littérature et presse. Enfant, il voulait déjà devenir journaliste et se revoit très bien ennuyer parents et voisins en faisant des interviews avec un enregistreur Fisher Price à cassette avec micro incorporé pour un journal parlé imaginaire. Bref, il avait ce métier dans le sang, mais à la naïveté de ses premiers pas dans ce métier, sa conception du journalisme a rapidement évolué : au début, il était dans le flux de l’info, de l’événement, du scoop à tout prix, mais a très vite décroché pour tenter d’autres voies à l’instar de sa collaboration avec Alter Échos commencée en 2012. Selon Pierre, le journalisme doit être dans les marges du réel, en refusant l’évidence, en allant au-delà de ses propres convictions aussi, en se frottant aux contrastes du monde, mais en y puisant chaque fois une certaine expérience des hommes, des choses, à travers des visages ou des sensations. Idem pour le social : au-delà des politiques menées, des subsides octroyés, des noms de ministres, il en va davantage du témoignage d’un engagement, d’une conviction portée par des citoyens, souvent anonymes, pour rendre ce monde un peu plus juste, un peu plus vrai. « Comme journaliste, on tente de rendre audibles ces preuves de résistances humaines face au discours inquiétant de la financiarisation à outrance, du populisme politique ou de la numérisation sans visage ». « Se reposer ou être libre », disait le philosophe grec Thucydide, quatre siècles avant notre ère. Face à la montée de l’insignifiance, il en va de même pour le journalisme, même si la tâche est grande, difficile, mais néanmoins stimulante et passionnante.

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