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Agriculture

Bail à ferme : à quand la réforme ?

En Wallonie, les terres agricoles sont de plus en plus rares et les prix s’envolent. Le bail à ferme contribuerait à figer cette situation alors qu’il avait initialement été créé pour aider les agriculteurs. Depuis deux ans, des discussions sont en cours pour le réviser. Un texte comportant huit propositions a été mis sur la table par le ministre de l’Agriculture. Faute d’accord dans les prochaines semaines, cette réforme pourrait être reportée à la prochaine législature.

La ferme de Sébastien Noël compte 32 hectares, dont la plupart en bail oral. Crédit : François Corbiau

En Wallonie, les terres agricoles sont de plus en plus rares et les prix s’envolent. Le bail à ferme contribuerait à figer cette situation alors qu’il avait initialement été créé pour aider les agriculteurs. Depuis deux ans, des discussions sont en cours pour le réviser. Un texte comportant huit propositions a été mis sur la table par le ministre de l’Agriculture. Faute d’accord dans les prochaines semaines, cette réforme pourrait être reportée à la prochaine législature.

Le bruit de la pluie qui frappe sur la tôle masque légèrement la musique. Radio Nostalgie et les riffs de guitare du groupe Toto résonnent dans les transistors installés aux quatre coins de l’étable. «C’est pour tenir compagnie aux bêtes», s’amuse Sébastien Noël. Cet agriculteur de 43 ans installé à Sampont, au sud de la province de Luxembourg, est arrivé sur le tard dans le métier. «Je ne suis pas agriculteur de profession ou fils d’agriculteurs. Avant, j’ai travaillé 14 ans dans la biochimie», explique-t-il.

À 40 ans, son rêve de gosse le rattrape au galop, comme celui des chevaux qu’il élève depuis toujours. «Je me suis lancé dans le métier avec quelques vaches et là, j’en suis à ma troisième période de vêlage.» Il possède aujourd’hui une quarantaine d’aubracs, des vaches au pelage froment réputées pour leurs qualités d’élevage et leur robustesse. «Je fais tout en bio. Je veux vendre en circuit court ...

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En Wallonie, les terres agricoles sont de plus en plus rares et les prix s’envolent. Le bail à ferme contribuerait à figer cette situation alors qu’il avait initialement été créé pour aider les agriculteurs. Depuis deux ans, des discussions sont en cours pour le réviser. Un texte comportant huit propositions a été mis sur la table par le ministre de l’Agriculture. Faute d’accord dans les prochaines semaines, cette réforme pourrait être reportée à la prochaine législature.

Le bruit de la pluie qui frappe sur la tôle masque légèrement la musique. Radio Nostalgie et les riffs de guitare du groupe Toto résonnent dans les transistors installés aux quatre coins de l’étable. «C’est pour tenir compagnie aux bêtes», s’amuse Sébastien Noël. Cet agriculteur de 43 ans installé à Sampont, au sud de la province de Luxembourg, est arrivé sur le tard dans le métier. «Je ne suis pas agriculteur de profession ou fils d’agriculteurs. Avant, j’ai travaillé 14 ans dans la biochimie», explique-t-il.

À 40 ans, son rêve de gosse le rattrape au galop, comme celui des chevaux qu’il élève depuis toujours. «Je me suis lancé dans le métier avec quelques vaches et là, j’en suis à ma troisième période de vêlage.» Il possède aujourd’hui une quarantaine d’aubracs, des vaches au pelage froment réputées pour leurs qualités d’élevage et leur robustesse. «Je fais tout en bio. Je veux vendre en circuit court ...

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Le bruit de la pluie qui frappe sur la tôle masque légèrement la musique. Radio Nostalgie et les riffs de guitare du groupe Toto résonnent dans les transistors installés aux quatre coins de l’étable. «C’est pour tenir compagnie aux bêtes», s’amuse Sébastien Noël. Cet agriculteur de 43 ans installé à Sampont, au sud de la province de Luxembourg, est arrivé sur le tard dans le métier. «Je ne suis pas agriculteur de profession ou fils d’agriculteurs. Avant, j’ai travaillé 14 ans dans la biochimie», explique-t-il.

À 40 ans, son rêve de gosse le rattrape au galop, comme celui des chevaux qu’il élève depuis toujours. «Je me suis lancé dans le métier avec quelques vaches et là, j’en suis à ma troisième période de vêlage.» Il possède aujourd’hui une quarantaine d’aubracs, des vaches au pelage froment réputées pour leurs qualités d’élevage et leur robustesse. «Je fais tout en bio. Je veux vendre en circuit court ...

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Francois Corbiau

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