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Hébergement égalitaire : l’angle mort
des violences conjugales

Pour des associations féministes, l’hébergement égalitaire perpétue inutilement le lien entre les femmes victimes de violences conjugales, leurs enfants et leur ex-compagnon. Cette réalité ne serait pas suffisamment prise en compte par les magistrats belges.

Conflit ouvert... Photo : IT

Pour des associations féministes, l’hébergement égalitaire perpétue inutilement le lien entre les femmes victimes de violences conjugales, leurs enfants et leur ex-compagnon. Cette réalité ne serait pas suffisamment prise en compte par les magistrats belges.
«Les violences conjugales, c’est le point aveugle de la loi de 2006 sur l’hébergement égalitaire. Cette loi permet de perpétuer les violences», affirme Vanessa D’Hooghe, chargée d’études chez Vie féminine.
La logique même de l’hébergement égalitaire pousse à maintenir le lien de l’enfant avec les deux parents. «La loi peut rendre la protection de l’enfant difficile, pense Oriana Simone, de l’association Fem & Law, car il est presque impossible de rompre le contact avec un père aussi longtemps que les suspicions de mauvais traitement ne sont pas établies. Le principe de précaution qui devrait prévaloir en cas de suspicions d’abus, s’efface au profit du maintien absolu du lien.» Que l’on parle de violences sur l’enfant ou de violences faites aux femmes, Oriana Simone dénonce une «idéologie» qui suppose, a priori, que les deux parents sont bons. «Cette idéologie a pour conséquence que les dénonciations de maltraitance sont prises avec suspicion. Cette loi contribue également à maintenir l’emprise de l’homme violent sur son enfant ou sur son ex-compagne vu qu’un hébergement alterné égalitaire suppose une collaboration ét...

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Pour des associations féministes, l’hébergement égalitaire perpétue inutilement le lien entre les femmes victimes de violences conjugales, leurs enfants et leur ex-compagnon. Cette réalité ne serait pas suffisamment prise en compte par les magistrats belges.
«Les violences conjugales, c’est le point aveugle de la loi de 2006 sur l’hébergement égalitaire. Cette loi permet de perpétuer les violences», affirme Vanessa D’Hooghe, chargée d’études chez Vie féminine.
La logique même de l’hébergement égalitaire pousse à maintenir le lien de l’enfant avec les deux parents. «La loi peut rendre la protection de l’enfant difficile, pense Oriana Simone, de l’association Fem & Law, car il est presque impossible de rompre le contact avec un père aussi longtemps que les suspicions de mauvais traitement ne sont pas établies. Le principe de précaution qui devrait prévaloir en cas de suspicions d’abus, s’efface au profit du maintien absolu du lien.» Que l’on parle de violences sur l’enfant ou de violences faites aux femmes, Oriana Simone dénonce une «idéologie» qui suppose, a priori, que les deux parents sont bons. «Cette idéologie a pour conséquence que les dénonciations de maltraitance sont prises avec suspicion. Cette loi contribue également à maintenir l’emprise de l’homme violent sur son enfant ou sur son ex-compagne vu qu’un hébergement alterné égalitaire suppose une collaboration ét...

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Cédric Vallet

Journaliste (jeunesse, aide à la jeunesse et migrations)

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