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L'actualité sociale avec le décodeur
Une maison en rase campagne, le long d’une route. Début de rubanisation ? Photo : Jucanils, CC

Simplification, rationalisation, accélération des procédures: le nouveau Code du développement territorial (CoDT), entré en vigueur le 1er juin 2017, entend accomplir le passage d’un urbanisme de lois à un urbanisme de projets. Mais cette logique du «cas par cas» est-elle compatible avec une structuration du territoire, point pivot de la transition écologique wallonne?

C’est une maison perdue en bord de route avec, perdue un peu plus loin, une autre maison et, entre les deux, une maison en construction. Le village le plus proche a encore une église, mais il n’y a plus guère de marchand de journaux ni de café du coin. C’est quelque part où l’on n’arrive qu’en voiture, même si ce n’est pas vraiment la campagne, et sûrement pas la ville. À l’avant-plan, des prairies; en toile de fond, les lumières de l’autoroute. C’est un endroit touché par ce mal au joli nom de ‘rubanisation’, qui désigne la construction d’habitats le long des voiries dont la Wallonie a fait depuis trente ans sa marque de fabrique. Pour certains, un idéal de vie estampillé «quatre façades»; pour d’autres, une aberration écologique et sociale qui organise le quotidien autour de deux voitures par foyer et participe à la désertification des zones rurales.
«C’est un peu comme si on disait aux communes: les amis, il faudrait qu’on se rapproche du centre.», Michel Delnoy, AbeFDATU
Élaboré sous la législature pré...

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Simplification, rationalisation, accélération des procédures: le nouveau Code du développement territorial (CoDT), entré en vigueur le 1er juin 2017, entend accomplir le passage d’un urbanisme de lois à un urbanisme de projets. Mais cette logique du «cas par cas» est-elle compatible avec une structuration du territoire, point pivot de la transition écologique wallonne?

C’est une maison perdue en bord de route avec, perdue un peu plus loin, une autre maison et, entre les deux, une maison en construction. Le village le plus proche a encore une église, mais il n’y a plus guère de marchand de journaux ni de café du coin. C’est quelque part où l’on n’arrive qu’en voiture, même si ce n’est pas vraiment la campagne, et sûrement pas la ville. À l’avant-plan, des prairies; en toile de fond, les lumières de l’autoroute. C’est un endroit touché par ce mal au joli nom de ‘rubanisation’, qui désigne la construction d’habitats le long des voiries dont la Wallonie a fait depuis trente ans sa marque de fabrique. Pour certains, un idéal de vie estampillé «quatre façades»; pour d’autres, une aberration écologique et sociale qui organise le quotidien autour de deux voitures par foyer et participe à la désertification des zones rurales.
«C’est un peu comme si on disait aux communes: les amis, il faudrait qu’on se rapproche du centre.», Michel Delnoy, AbeFDATU
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C’est une maison perdue en bord de route avec, perdue un peu plus loin, une autre maison et, entre les deux, une maison en construction. Le village le plus proche a encore une église, mais il n’y a plus guère de marchand de journaux ni de café du coin. C’est quelque part où l’on n’arrive qu’en voiture, même si ce n’est pas vraiment la campagne, et sûrement pas la ville. À l’avant-plan, des prairies; en toile de fond, les lumières de l’autoroute. C’est un endroit touché par ce mal au joli nom de ‘rubanisation’, qui désigne la construction d’habitats le long des voiries dont la Wallonie a fait depuis trente ans sa marque de fabrique. Pour certains, un idéal de vie estampillé «quatre façades»; pour d’autres, une aberration écologique et sociale qui organise le quotidien autour de deux voitures par foyer et participe à la désertification des zones rurales.
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Julie Luong

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