Emploi/formation
Les étudiants jobistes n’auront pas accès au chômage temporaire
En mai 2020, un projet de loi était déposé par le PS à la Chambre. Son but? Admettre au régime du chômage temporaire les étudiants ayant perdu leur job à la suite de la crise du Covid-19. Pourtant, le texte a fini par être retiré du travail en commission des Affaires sociales et de l’Emploi. En toute discrétion.
Indépendants et petites entreprises, sauve qui peut !
Depuis une année, maintenant, la crise du coronavirus affecte le monde entrepreneurial, et de nombreux acteurs, notamment dans le secteur de l’horeca, du tourisme ou encore de l’événementiel, sont particulièrement touchés. Beaucoup d’indépendants et de petites entreprises ne disposent pas forcément d’un conseil juridique ou d’un expert fiscal pour les aider. Les institutions bruxelloises et wallonnes offrent une information et un encadrement. Tour d’horizon de la situation et des aides existantes.
La complainte des jeunes travailleurs perdus
Qu’ils soient étudiants où fraîchement arrivés sur le marché de l’emploi, les jeunes travailleurs partagent une caractéristique: les victimes principales de la crise du Covid-19 en matière d’emploi, ce sont eux…
Sous le taux de chômage, des situations inquiétantes
Sans surprise, la crise du Covid-19 a eu pour effet de faire repartir le taux de chômage à la hausse. Une augmentation raisonnée grâce aux mesures de soutien à l’économie mais qui pourrait bien devenir plus forte dans les mois à venir. Pour le moment, la crise a bel et bien touché les populations les plus précaires, qui tombent de plus en plus dans le non-recours au droit.
Des indépendants en période d’incubation
Imaginée à la fois comme une protection et un accompagnement de l’indépendant au début de son activité, l’incubation de nouveaux projets économiques a rarement eu autant de sens qu’en ces temps de crise. Le secteur observe même une légère augmentation du nombre de porteurs de projet. En Wallonie comme à Bruxelles.
L’emploi toujours plus au rabais des travailleurs sans papiers
La crise sanitaire n’a pas épargné des travailleurs sans papiers déjà précaires. Ils ont été obligés d’arrêter de travailler ou d’accepter des emplois dans des conditions qui se sont dégradées, au risque de subir des situations d’exploitation plus sévères qu’auparavant.
Travail, famille… Inégalités
Le rapport au travail des femmes reste largement dominé par leur appartenance sociale, leur statut socioprofessionnel, les contraintes familiales et les exigences du marché. Un cocktail qui peut s’avérer, sur l’autel de l’employabilité, particulièrement violent. Les politiques en matière d’emploi restent en effet foncièrement paternalistes, renforcent les rôles traditionnels et amputent les revenus des femmes.
SOFFT, un service d’insertion qui lutte contre les stéréotypes
Le rapport au travail des femmes reste largement dominé par leur appartenance sociale, leur statut socioprofessionnel, les contraintes familiales et les exigences du marché. Un cocktail qui peut s’avérer, sur l’autel de l’employabilité, particulièrement violent. À Liège, SOFFT, pour Service d’orientation pour femmes à la recherche d’une formation ou d’un travail, œuvre pour faciliter l’insertion d’un public féminin éloigné de l’emploi. Ce service fait partie du CVFE, le Collectif contre les violences familiales et l’exclusion.
La galère des élèves-stagiaires
À l’heure où la crise sanitaire précarise encore davantage la jeunesse, les «élèves-stagiaires» réclament un cadre légal strict et une reconnaissance financière pour le travail qu’ils exécutent au sein des organismes qui les accueillent. Si cette question ne semble pas être la priorité du gouvernement fédéral et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, elle semble pourtant essentielle pour protéger ces jeunes. Enquête.
Travailler quatre jours par semaine, c’est trop dur ?
La crise du Covid-19 constitue-t-elle le bon moment pour passer à la semaine de quatre jours? Syndicats et partis de gauche y songent. Les économistes, eux, mettent en garde contre certains effets induits. En Belgique, un système méconnu permet pourtant déjà de le faire…
Territoires zéro chômeur: un chantier qui divise
Nés en France en 2016, les «Territoires zéro chômeur de longue durée» entendent créer des «entreprises à but d’emploi» (EBE) censées engager sur base volontaire la majeure partie des demandeurs d’emploi de longue durée. Les emplois créés sont censés être financés par les montants du chômage ou d’autres formes d’aide sociale «économisés» grâce à la mise à l’emploi des chômeurs. À Bruxelles, Actiris envisage de créer deux «EBE» en guise d’expérimentation. Entretien avec Gaëtan Vanloqueren, en charge du projet Actiris et Yves Martens, coordinateur du «Collectif solidarité contre l’exclusion».
«Se battre au nom de l’exception culturelle, c’est être incapable de se fédérer»
Sociologue et économiste français, Bernard Friot est à l’origine de la création de «Réseau salariat», une association d’éducation populaire qui promeut l’idée d’un «salaire à la qualification personnelle». Début octobre, il était l’invité de la Facir – une fédération rassemblant plus de 800 musiciens, tous styles confondus – et de Capitane Records pour une conférence intitulée «Pour une sécurité sociale de la culture et un vrai statut des travailleurs et travailleuses culturel(le)s». Alter Échos en a profité pour lui poser quelques questions…
