Alter Échosr
L'actualité sociale avec le décodeur

Emploi/formation

Les étudiants jobistes n’auront pas accès au chômage temporaire

En mai 2020, un projet de loi était déposé par le PS à la Chambre. Son but? Admettre au régime du chômage temporaire les étudiants ayant perdu leur job à la suite de la crise du Covid-19. Pourtant, le texte a fini par être retiré du travail en commission des Affaires sociales et de l’Emploi. En toute discrétion.

© flickrcc - Renee Prisble - student work, drawing class

«À l’initiative du Groupe PS de la Chambre et de notre camarade Sophie Thémont, la commission des Affaires sociales s’est penchée sur une proposition de loi qui rendra possible une extension du chômage temporaire aux étudiants travailleurs.» Le 2 juin 2020, le fil Twitter des Jeunes socialistes poste ce message, suivi de deux émoticônes représentant un poing levé et une rose. Plus bas, une photo de Sophie Thémont, sourire aux lèvres, suivie des trois hashtags (#étudiants, #jobistes, #chômage), vient clôturer le petit exercice de communication.

Quelques jours plus tôt, celle qui est aussi première échevine à la commune de Flémalle vient en effet de déposer une proposition de loi visant à «étendre le droit d’accès au chômage temporaire aux travailleurs sous contrat d’occupation étudiant». Composée de trois petits articles, elle permet aux étudiants jobistes ayant perdu leur travail à la suite de la crise du Covid-19 d’accéder au chômage pour une période limitée. Une idée quasi révolutionnaire. Et explosive… Les étudiants jobistes participent peu au financement de la sécurité sociale puisqu’ils paient 2,71% de cotisations sociales. Leur donner accès au chômage, ce serait donc en quelque sorte leur faire bénéficier de quelque chose auquel ils n’ont presque pas contribué… «Quand on vu ça, on s’est dit que le PS avait sniffé un peu trop de coke», se souvient, un brin désabusée, Je...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

En savoir plus

«À l’initiative du Groupe PS de la Chambre et de notre camarade Sophie Thémont, la commission des Affaires sociales s’est penchée sur une proposition de loi qui rendra possible une extension du chômage temporaire aux étudiants travailleurs.» Le 2 juin 2020, le fil Twitter des Jeunes socialistes poste ce message, suivi de deux émoticônes représentant un poing levé et une rose. Plus bas, une photo de Sophie Thémont, sourire aux lèvres, suivie des trois hashtags (#étudiants, #jobistes, #chômage), vient clôturer le petit exercice de communication.

Quelques jours plus tôt, celle qui est aussi première échevine à la commune de Flémalle vient en effet de déposer une proposition de loi visant à «étendre le droit d’accès au chômage temporaire aux travailleurs sous contrat d’occupation étudiant». Composée de trois petits articles, elle permet aux étudiants jobistes ayant perdu leur travail à la suite de la crise du Covid-19 d’accéder au chômage pour une période limitée. Une idée quasi révolutionnaire. Et explosive… Les étudiants jobistes participent peu au financement de la sécurité sociale puisqu’ils paient 2,71% de cotisations sociales. Leur donner accès au chômage, ce serait donc en quelque sorte leur faire bénéficier de quelque chose auquel ils n’ont presque pas contribué… «Quand on vu ça, on s’est dit que le PS avait sniffé un peu trop de coke», se souvient, un brin désabusée, Je...

La suite de cet article est réservé à nos abonnés

Abonnez-vous et accédez à l'intégralité de nos contenus et archives en ligne

Déjà abonné ?

Julien Winkel

Julien Winkel

Journaliste (emploi et formation)

Pssstt, visiteur, visiteuse du site d'Alter Échos !

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, notamment ceux en lien avec le Covid-19, pour le partage, pour l'intérêt qu'ils représentent pour la collectivité, et pour répondre à notre mission d'éducation permanente. Mais produire une information critique de qualité a un coût. Soutenez-nous ! Abonnez-vous ! Et parlez-en autour de vous.
Profitez de notre offre découverte 19€ pour 3 mois (accès web aux contenus/archives en ligne + édition papier)