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Emploi/formation

L’emploi toujours plus au rabais des travailleurs sans papiers

La crise sanitaire n’a pas épargné des travailleurs sans papiers déjà précaires. Ils ont été obligés d’arrêter de travailler ou d’accepter des emplois dans des conditions qui se sont dégradées, au risque de subir des situations d’exploitation plus sévères qu’auparavant.

© Morgane Somville

S’il y a bien une catégorie de la population qui a dégusté depuis le début de la crise, ce sont les personnes sans papiers. Estimées entre 100.000 et 150.000 en Belgique, elles ont cette année subi plus que jamais la peur du contrôle dans l’espace public, des problèmes d’accès aux soins, mais aussi des pertes de revenus, voire de logement.

La mise sur pause de certains secteurs d’activités, dont l’Horeca – où les personnes en situation irrégulière sont nombreuses à travailler –, a conduit à des pertes d’emplois et à des difficultés pour couvrir leurs besoins primaires. «Des personnes ont en conséquence été mises hors de leur logement, malgré le moratoire contre les expulsions, et se trouvent aujourd’hui dans des occupations», s’inquiète Jan Knockaert, coordinateur de Fairwork Belgium (association de soutien des travailleurs sans séjour légal ou en séjour précaire). Dans les secteurs où l’activité a repris plus rapidement – la construction, le nettoyage ou encore l’aide à domicile –, les conditions de travail se sont détériorées. «J’ai le sentiment qu’aujourd’hui, ces personnes acceptent une exploitation beaucoup plus grave, avec des salaires beaucoup moins importants ou des travaux qu’ils n’auraient jamais faits avant parce qu’elles ont moins de solutions de travail et de revenus, poursuit Jan Knockaert. Il y a plus de gens qui sont arrivés chez nous pour porter plainte, mai...

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S’il y a bien une catégorie de la population qui a dégusté depuis le début de la crise, ce sont les personnes sans papiers. Estimées entre 100.000 et 150.000 en Belgique, elles ont cette année subi plus que jamais la peur du contrôle dans l’espace public, des problèmes d’accès aux soins, mais aussi des pertes de revenus, voire de logement.

La mise sur pause de certains secteurs d’activités, dont l’Horeca – où les personnes en situation irrégulière sont nombreuses à travailler –, a conduit à des pertes d’emplois et à des difficultés pour couvrir leurs besoins primaires. «Des personnes ont en conséquence été mises hors de leur logement, malgré le moratoire contre les expulsions, et se trouvent aujourd’hui dans des occupations», s’inquiète Jan Knockaert, coordinateur de Fairwork Belgium (association de soutien des travailleurs sans séjour légal ou en séjour précaire). Dans les secteurs où l’activité a repris plus rapidement – la construction, le nettoyage ou encore l’aide à domicile –, les conditions de travail se sont détériorées. «J’ai le sentiment qu’aujourd’hui, ces personnes acceptent une exploitation beaucoup plus grave, avec des salaires beaucoup moins importants ou des travaux qu’ils n’auraient jamais faits avant parce qu’elles ont moins de solutions de travail et de revenus, poursuit Jan Knockaert. Il y a plus de gens qui sont arrivés chez nous pour porter plainte, mai...

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La mise sur pause de certains secteurs d’activités, dont l’Horeca – où les personnes en situation irrégulière sont nombreuses à travailler –, a conduit à des pertes d’emplois et à des difficultés pour couvrir leurs besoins primaires. «Des personnes ont en conséquence été mises hors de leur logement, malgré le moratoire contre les expulsions, et se trouvent aujourd’hui dans des occupations», s’inquiète Jan Knockaert, coordinateur de Fairwork Belgium (association de soutien des travailleurs sans séjour légal ou en séjour précaire). Dans les secteurs où l’activité a repris plus rapidement – la construction, le nettoyage ou encore l’aide à domicile –, les conditions de travail se sont détériorées. «J’ai le sentiment qu’aujourd’hui, ces personnes acceptent une exploitation beaucoup plus grave, avec des salaires beaucoup moins importants ou des travaux qu’ils n’auraient jamais faits avant parce qu’elles ont moins de solutions de travail et de revenus, poursuit Jan Knockaert. Il y a plus de gens qui sont arrivés chez nous pour porter plainte, mai...

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Marinette Mormont

Marinette Mormont

Coordinatrice web, contact freelances, journaliste (social, santé, logement).

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