On dit souvent que rien ne vaut une bonne crise pour remettre les pendules à l’heure, faire le tri parmi ses priorités, choisir de quoi son futur sera fait. Certes, mais encore faut-il que cette crise s’accompagne de marges de manœuvre, de possibilité de rédemption, d’espoir…
Dans le cas des CPAS, le constat n’est pas tout à fait celui-là. Voilà cinquante ans que ceux-ci ont vu le jour, lors du vote de la loi organique du 8 juillet 1976. Une longue histoire, de la charité à l’action sociale (lire «Du pain des hospices à l’action sociale»), mais qui est aujourd’hui mise à mal par la limitation des allocations de chômage à deux ans. Décidée au niveau fédéral, celle-ci risque fort de peser de tout son poids sur les CPAS puisque les exclus du chômage finiront bien par venir frapper à leur porte (lire «CPAS, 50 ans après: du filet de sécurité à la première ligne sociale»).
Pourtant, que l’on se situe dans une commune riche, rurale et peu peuplée ou dans une commune urbaine et précaire, disposer d’un CPAS n’est pas du luxe, même si les réalités et les problématiques rencontrées sont parfois bien différentes (lire «De Messancy à Molenbeek, plongée au cœur de deux CPAS que tout oppose»).
Si les CPAS sont indispensables, ils n’ont pas été épargnés par les médias ces temps-ci. À Verviers, Alter Échos brosse ainsi le portrait de celles et ceux qui, un jour, décident de s’adresser au centre public d’aide sociale du coin. Entre honte, non-recours, et chemin compliqué vers l’emploi, on découvre un tableau bien plus nuancé que ce que le reportage de RTL-TVI «Sans-boulot: tous fraudeurs?» réalisé par Christophe Deborsu le 7 novembre 2025 pouvait laisser entrapercevoir… (lire «Verviers au bout du rouleau»).
Et à Anderlecht, notre magazine revient sur un autre scandale, déclenché par un reportage de la VRT cette fois-ci. Les soupçons de fraude et de clientélisme évoqués par celui-ci pèsent encore lourdement sur l’image du CPAS d’Anderlecht. Mais si le cœur du problème était avant tout un système à bout de souffle? Alter Échos plonge dans la complexité de cette institution et dans les réalités vécues par ses usagers. (lire «Anderlecht dans la tempête»).
Dossier illustré par Valentin Gorris