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Regard critique · Justice sociale

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Sociologie au service du travail social

Entre travail social et sociologie, s’est instauré, depuis la naissance des deux disciplines, un rapport complexe fait de proximité et de méfiance, decomplémentarité et de domination. Cette dimension d’amour-haine est théorisée, entre autres, par François Dubet, dans Le déclin de l’institution :« Le travail social est suspendu à deux grands univers intellectuels qui lui donnent du sens : la sociologie et la psychanalyse. Les travailleurs sociaux sont donc tenus de chercher lasignification de leur action dans des travaux théoriques qu’ils ne produisent pas eux-mêmes. […] Leur seul discours « authentique » est celui du vécu, mais le vécu ne ditjamais rien s’il n’est pas interprété. […] Les travailleurs sociaux sont donc en situation d’être colonisés par des modèles théoriques dont ils n’ont pas lamaîtrise quand ils veulent échapper à l’engluement dans leur « vécu ». » C’est pour tenter d’échapper à cet engluement, sans pour autant basculer dans lacolonisation, que Patrick Dubéchot a rédigé La sociologie au service du travail social1. Son objectif : « montrer l’intérêt de l’approchesociologique pour la mise en œuvre des pratiques d’intervention sociale et décrire les articulations possibles entre les deux champs. »

Contre le sentiment d’insécurité, écouter et stimuler au niveau local

La Fondation Roi Baudouin (FRB) présentait ce 9 mars dans ses bureaux les résultats d’une étude qu’elle a lancée deux ans plus tôt sur le sentimentd’insécurité1. Parti de l’écoute des citoyens, ce rapport rend compte de la perception que ces derniers ont de leur insécurité. Lesperceptions de l’insécurité et les opinions varient fortement.

Clôture des e-colloques : le point sur les enjeux du secteur de l’action sociale en Wallonie

La ministre wallonne de l’Action sociale et de la Santé, Christiane Vienne (PS)1, a conclu les e-colloques, ces forums thématiques organisés sur le net.Organisé pour les 10 ans de l’action sociale en Région wallonne, cinq thèmes ont été débattus entre septembre et décembre 2005. En conclusion duprocessus, Vincent de Coorebyter, le directeur général du Crisp2, était invité à présenter une synthèse des débats. L’occasionégalement pour la ministre de rappeler sa volonté d’instaurer, d’ici début 2007, une « charte sociale wallonne”.

Comment les jeunes rêvent-ils de leur avenir professionnel ?

Selon Dream, un projet national d’ICHEC-PME (département PME de l’Institut catholique des hautes études commerciales)1 et de son pendant néerlandophone EHSAL, en 4ans, la vision des jeunes de leur avenir professionnel est restée assez stable, voire même traditionnelle. Mais, alors qu’ils se sentent bien préparés pour l’affronter, lesemployeurs ont une opinion tout autre. Plongée dans l’enquête réalisée par ces équipes.

Réforme du minimex : l’évaluation d’Ernst & Young critiquée

C’était le 1er mars 2005. Plus de 600 personnes étaient réunies à Bruxelles pour faire le point sur deux ans d’application de la loi relative audroit à l’intégration sociale. Au cours de la journée, les résultats de plusieurs études commandées par Marie Arena (PS), ex-ministre del’Intégration sociale et reprises par son successeur Christian Dupont (PS également), ont été divulgués. Parmi elles, celle commanditée au consultantprivé Ernst & Young et portant sur la comparaison entre ancienne et nouvelle loi, tant au niveau quantitatif que qualitatif avec en sus la formulation de quelques recommandations.Aujourd’hui, cette évaluation1 est remise à l’ordre du jour par Bernadette Schaeck, assistante sociale dans un CPAS wallon, qui en a fait une analysefouillée et argumentée et qui ne mâche pas ses mots à l’encontre de la société de consultance privée chargée de l’évaluation.Le texte complet de cette analyse est disponible sur le Net2, nous vous en livrons ici quelques morceaux choisis ainsi que la réaction du cabinet Dupont aux critiquesémises.

Set : bientôt 10 ans de rénovation de façades

En 1997, la Mission locale d’Ixelles1 lançait le projet Set, en collaboration avec l’asbl Habitat et rénovation. Ce projet allie une volonté de créationd’emplois et d’embellissement de quartiers via la rénovation de façades. Set totalise plusieurs opérations menées successivement dans la rue Malibran ; le quartier de larue de la Tulipe ; la rue Gray et les rues avoisinantes ; la place Henri Conscience et la rue Maes ; rues Wéry et Marie-Henriette. Maintenant, son action s’inscrit dans le cadre du contrat dequartier Blyckaerts (2003-2006) et se poursuivra dans le cadre du contrat de quartier Flagey (2005-2008).

Pacte des loups ou pacte des mous : le pacte associatif côté coulisse

Les métaphores animales abondent au moment de qualifier le pacte associatif qui doit clarifier les rôles respectifs de l’administration, du politique et des associations : lescabinets semblent se regarder en chiens de faïence et avancent à pas de loup, beaucoup d’associations se présentent en chats échaudés et, pour qualifier le rythme dutout, c’est plutôt l’image de la tortue qui vient à l’esprit… La situation devrait néanmoins significativement s’animer dans les semaines à venir. Un gouvernementconjoint Communauté française-Cocof-Région wallonne est en effet annoncé pour le 27 mars. Devraient y être soumis une note méthodologique et un Livre vertoffrant une synthèse de la question et des différentes positions en présence ainsi que des perspectives internationales1. Le but explicite de ce Livre vert estd’offrir aux associations souhaitant contribuer au débat un outil de travail susceptible de leur éviter un fastidieux travail de déblayage. Du côté politique, c’estd’ailleurs la rédaction de ce document qui est invoquée pour justifier le retard accumulé par le processus.

Le titre-services en tiers-payant au CPAS de Beyne-Heusay

Voici un mois, lorsque les entreprises commerciales actives dans le domaine des titres-services (T-S) se sont fédérées sous l’enseigne de Federgon, une de leurs revendicationsavait trait au financement du dispositif T-S. Partant du principe que les T-S permettent de répondre à des besoins relevant de tous les niveaux de pouvoir, les entreprises commercialesdemandaient que des entités telles que communes, régions ou communautés puissent participer au financement du système – s’ajoutant ainsi au fédéral,seul contributeur actuel. Derrière cet appel, se cachait également la crainte de voir les T-S être victimes de leur succès, et l’État en contingenter l’accès,même si actuellement cette politique bénéficie toujours d’un budget ouvert. Quoi qu’il en soit de ces craintes, un CPAS wallon (celui de Beyne-Heusay) propose déjàune aide à l’achat de T-S pour ses usagers, qui s’apparente au système de « tiers-payant » réclamé par Federgon.

La Fondation Free tombe sur des jeunes entreprenants

« Contradictoires, infidèles, versatiles, exigeants, susceptibles… les adolescents d’aujourd’hui auraient de quoi décourager les fabricants. Mais comme c’est une cible enor, on leur pardonne tout. » À la liste de ces péchés véniels que la société Bluecomm attribue aux ados sur la page d’accueil de son site, elle pourradésormais en ajouter un, plus incommodant pour elle : certains jeunes, quand ils travaillent, sont vindicatifs. Pour preuve, la révolte de travailleurs engagés par Bluecommelle-même (Bureau de recherche suisse « spécialisé dans le comportement et les tendances de consommation des 15-24 ans ») afin de remplir des questionnaires pour lecompte de la Fondation Free1. Organisés de manière à la fois professionnelle et anonyme – derrière la figure ironique de « Bob le précaire» emblème d’un collectif nommé Flexblues –, ces militants d’un nouveau genre ont réussi un joli doublé en à peine une semaine. Obtenir une augmentationde 100 % de leur rémunération de base, et éclabousser une fondation réunissant le gratin du capitalisme belge derrière la promotion de l’esprit d’entreprise chezles jeunes Wallons et Bruxellois…

Right 2 Learn: des formations pour les demandeurs d’asile

Début février, une douzaine de demandeurs d’asile ont achevé leur formation « Coiffure ». Avec succès. Cette initiative fait partie du programme« Right 2 Learn » qui assure des formations spécifiques pour les demandeurs d’asile.

Quartier du midi : des offres de rachat inacceptables

N’arrivant toujours pas à se faire entendre des autorités publiques, le Comité de quartier Midi1 a décidé de recourir, une fois encore, à lapresse. Guettés par l’expropriation, les habitants dénoncent aussi les offres de rachat au rabais proposées par la SA Bruxelles-Midi 2, en charge de la revitalisationdu quartier.

Le logement durable refait son apparition à Batibouw

Ces 3, 8 et 9 mars, Batibouw accueillait des « Energy Days », trois journées de débat et de réflexion consacrées à la construction et à larénovation durable. À l’initiative du projet, on retrouve la Fondation pour la solidarité1 qui avait mis sur pied en 2004 un Observatoire européen du logementdurable2.