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Regard critique · Justice sociale

Set : bientôt 10 ans de rénovation de façades

En 1997, la Mission locale d’Ixelles1 lançait le projet Set, en collaboration avec l’asbl Habitat et rénovation. Ce projet allie une volonté de créationd’emplois et d’embellissement de quartiers via la rénovation de façades. Set totalise plusieurs opérations menées successivement dans la rue Malibran ; le quartier de larue de la Tulipe ; la rue Gray et les rues avoisinantes ; la place Henri Conscience et la rue Maes ; rues Wéry et Marie-Henriette. Maintenant, son action s’inscrit dans le cadre du contrat dequartier Blyckaerts (2003-2006) et se poursuivra dans le cadre du contrat de quartier Flagey (2005-2008).

10-03-2006 Alter Échos n° 204

En 1997, la Mission locale d’Ixelles1 lançait le projet Set, en collaboration avec l’asbl Habitat et rénovation. Ce projet allie une volonté de créationd’emplois et d’embellissement de quartiers via la rénovation de façades. Set totalise plusieurs opérations menées successivement dans la rue Malibran ; le quartier de larue de la Tulipe ; la rue Gray et les rues avoisinantes ; la place Henri Conscience et la rue Maes ; rues Wéry et Marie-Henriette. Maintenant, son action s’inscrit dans le cadre du contrat dequartier Blyckaerts (2003-2006) et se poursuivra dans le cadre du contrat de quartier Flagey (2005-2008).

Rappel du principe

Dans un premier temps, l’asbl Habitat et rénovation2, membre du Réseau Habitat3, repère les immeubles aux façades en piteux état. Ellecontacte ensuite les propriétaires en vue de les sensibiliser et de les informer sur les primes à la rénovation dont ils peuvent bénéficier.

De son côté, la Mission locale se charge du recrutement des ouvriers et de la réalisation des travaux. « Pour exécuter les travaux, on prend des demandeursd’emploi qui ont – ou ont eu – une expérience ou une formation dans le bâtiment », explique Pascal Delaunois, directeur de la Mission locale. Ceux-ci sont engagés sousstatut PTP (programme de transition professionnelle). Le but est d’en faire des peintres en bâtiment spécialisés en rénovation de façade.
Au cours de la période hivernale (de novembre à mars), ils apprennent aussi à exécuter des travaux de rénovation d’intérieur (pose de vinyl, pose de Tasso,cloisons, recouvrement de sol…). Dans ce cadre, des partenariats ont été conclus avec le Foyer ixellois, société de logements sociaux, l’asbl Espace Matonge, la Maisonde l’emploi et l’asbl Viaduc, qui héberge la Maison des habitants et des associations.

Des avantages multiples

Le secteur privé du bâtiment y trouve aussi son intérêt. « On forme des gens pour le secteur privé, qui lui n’a pas le temps de les former, déclarePascal Delaunois. Et puis, on change de quartiers et vu qu’il y a un effet d’entraînement sur les autres propriétaires. Ces derniers font alors appel au privé pour fairerénover leur façade. » Outre les huit travailleurs en formation, Set occupe deux chefs d’équipe et deux personnes qui s’occupent de l’administration et de la gestion(coordinateur technique et coordinateur de projet). « Nous fonctionnons aussi suivant un principe de rotation intelligente, poursuit notre interlocuteur, le changement d’équipe ne sefait pas d’un bloc : quand des nouveaux arrivent, il y a encore des anciens. Les personnes en formation suivent ensuite un stage en entreprise privée. En moyenne, 50 % décrochent unemploi stable avec contrat à durée indéterminée.»

En 2005, sur neuf ouvriers PTP, « trois ont trouvé un emploi à durée indéterminée ; une personne a été déclarée inapte pour destravaux en bâtiment, et cherche un autre emploi ; une personne complète sa formation à l’École des travaux publics ; une personne est à la recherche d’emploi ;une personne a fait son stage et a une promesse d’emploi ; une personne a changé de formation et s’est inscrite en électricité ; une personne a étélicenciée. »

Une évaluation individuelle continue

De manière à suivre plus efficacement le rendement de chaque ouvrier, Set recourt à une procédure de suivi individuel. Description : « L’évaluation desouvriers se fait sur base d’une évaluation professionnelle reposant sur une collaboration entre le coordinateur de projet, le coordinateur technique et les deux chefs d’équipe. Leschefs d’équipe opèrent un suivi individuel quotidien sur le terrain. Ensemble avec le coordinateur technique, mensuellement, ils évaluent techniquement l’ouvrier PTP sur lechantier. Trimestriellement, le coordinateur de projet demande à l’ouvrier de s’auto-évaluer. »

C’est sur la base de ces différents éléments que « le coordinateur de projet évalue l’ouvrier en tenant compte d’une échelle de progression qui cible descritères précis sur l’attitude et les compétences.» Cette attention n’est pas le fait du hasard, pour la Mission locale: « L’objectif de mise à l’emploi resteun problème important pour le suivi des anciens ouvriers PTP.»

1. Mission locale d’Ixelles, place du Champ de Mars 4 à 1050 Bruxelles – tél. : 02 515 77 41 – fax : 02 515 77 69 – secretariat@missionlocalexl.be

2. Habitat et Rénovation, rue Sans-Souci 110a à 1050 Bruxelles – tél. : 02 639 60 14 – fax : 02 644 14 04 – habitatetrenovation@skynet.be
3. Ce réseau regroupe plusieurs associations actives dans la rénovation et le développement de quartier.

Baudouin Massart

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