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Alter Échos n° 440

Migration économique : oser le débat

14 mars 2017

« Ce qui freine la réflexion sur la migration économique, c’est que, très vite, on tombe soit sur des peurs, soit sur des valeurs. » Et François De Smet, directeur de Myria, de proposer  « oser la notion d’intérêt, qui, moi, ne me choque pas. » (Lire « La migration économique ? Un tabou »)

Notre Europe vieillissante a-t-elle intérêt d’attirer une immigration chic, des têtes pleines venant boucher les béances de nos métiers en pénurie ? C’était l’idée de la carte bleue, la « green card » d’Europe, le permis de travailler pour informaticiens indiens. Mais posée sur la table dès 2009, cette carte bleue n’était visiblement pas un atout (Lire « Le hic de limmigration chic »).

Ce canal d’immigration étant bouché, les autres étant inexistants, notre migration économique va se nicher dans l’économie informelle. Commencent alors pour les travailleurs « illégaux » un travail qui n’est pas sans droits, mais surtout pas sans risques (Lire « Travailleurs sans papiers : droit social hors de portée ? »). Travailleurs exploités puis expulsés, rien ne leur est épargné. Même leur générosité est repoussée (Lire « Sans papiers, sans droit au volontariat »).