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Alter Échos n° 441-442

Loterie nationale et subsides : jeux et enjeux

28 mars 2017

Elle se proclame le plus grand mécène de Belgique. Et elle a sans doute raison. Chaque année, la Loterie nationale déverse près de 200 millions d’euros dans les poches associatives, sportives et culturelles (lire « L’État belge, gagnant au grattage, perdant au tirage ? »). Win for Life pour tous ? Pas vraiment. Côté individuel, il y a les Lose Your Life, le groupe de personnes dépendantes au jeu qui y laissent santé, emploi et famille (lire « Jouer, même quand rien ne va plus »). Côté associations, c’est la course aux projets avec beaucoup d’appelés et peu d’élus (lire « Le Win for Life de l’associatif »). Mais comment la manne est-elle distribuée ? Si le fédéral affiche sa transparence, les entités fédérées se montrent plus discrètes (lire « Les subsides, une loterie »). Pour Jannie Haek, le CEO de la Loterie nationale, l’important n’est pas là. La Loterie est un système démocratique de solidarité : « Les joueurs sont des gens engagés au niveau sociétal. » Ils sauvent en tout cas la peau de bon nombre de libraires qui affichent pourtant un sourire crispé. Ces derniers déplorent le nouveau système de rémunération au mérite (lire « Sans jeux, pas de libraires ? »). Parce que, sans de bons chiffres, avec la Loterie, on a les boules.