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Migration économique

Le hic de l’immigration chic

Les travailleurs étrangers hautement qualifiés sont bien peu nombreux à venir en Europe munis d’une «carte bleue». La Commission propose de changer les règles pour rendre le Vieux Continent plus attractif aux talents étrangers. Un volontarisme qui cache mal la réalité d’une Europe où il est impossible de penser une politique de migrations légales.

Juncker (l’Europe) au travail (à l’OIT), un monde tout sauf fleur bleue…

La carte bleue européenne ne fonctionne pas. Les travailleurs étrangers hautement qualifiés sont bien peu nombreux à venir en Europe munis de ce document. La Commission propose de changer les règles pour rendre le Vieux Continent plus attractif aux talents étrangers. Un volontarisme qui cache mal une Europe incapable de penser les migrations légales.

«Les politiques d’immigration légale ne sont plus à l’agenda politique européen. Le seul consensus entre États membres, c’est le contrôle aux frontières extérieures de l’Union européenne», prévient d’emblée Yves Pascouau, du think tank European Policy Centre. Pourtant, dans un passé pas si lointain, la réinvention d’une politique migratoire européenne figurait parmi les ambitions de la Commission européenne. C’était l’un des grands objectifs affichés par Jean-Claude Juncker en 2014. Entre-temps, l’afflux de près de deux millions de demandeurs d’asile et la vague d’attentats de 2015 ont douché les espoirs de ceux qui rêvaient d’une Europe plus ouverte aux migrations. «L’harmonisation d’une véritable politique migratoire est bloquée. Cela n’aura pas lieu avant des années», ajoute Yves Pascouau.

Malgré ce contexte difficile, il existe une proposition européenne qui résiste encore et toujours à l’envahissante envie de fermer à double tour les frontières. Elle concerne la carte bleue européenne, document permettant l’admission de ...

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La carte bleue européenne ne fonctionne pas. Les travailleurs étrangers hautement qualifiés sont bien peu nombreux à venir en Europe munis de ce document. La Commission propose de changer les règles pour rendre le Vieux Continent plus attractif aux talents étrangers. Un volontarisme qui cache mal une Europe incapable de penser les migrations légales.

«Les politiques d’immigration légale ne sont plus à l’agenda politique européen. Le seul consensus entre États membres, c’est le contrôle aux frontières extérieures de l’Union européenne», prévient d’emblée Yves Pascouau, du think tank European Policy Centre. Pourtant, dans un passé pas si lointain, la réinvention d’une politique migratoire européenne figurait parmi les ambitions de la Commission européenne. C’était l’un des grands objectifs affichés par Jean-Claude Juncker en 2014. Entre-temps, l’afflux de près de deux millions de demandeurs d’asile et la vague d’attentats de 2015 ont douché les espoirs de ceux qui rêvaient d’une Europe plus ouverte aux migrations. «L’harmonisation d’une véritable politique migratoire est bloquée. Cela n’aura pas lieu avant des années», ajoute Yves Pascouau.

Malgré ce contexte difficile, il existe une proposition européenne qui résiste encore et toujours à l’envahissante envie de fermer à double tour les frontières. Elle concerne la carte bleue européenne, document permettant l’admission de ...

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Cédric Vallet

Cédric Vallet

Journaliste (jeunesse, aide à la jeunesse et migrations)

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