#famille
Paternités : les nouveaux repères
Un aller-retour express entre un camp d’entraînement et une maternité aura suffi à enflammer les débats. En quittant le Mondial pour la naissance de son fils, le Diable rouge Jérémy Doku a essuyé les critiques, renvoyé au rang de simple « figurant ». Ce télescopage médiatique a mis en lumière les tiraillements de la paternité contemporaine abordés dans ce dossier.
Éclats de famille
Depuis ses origines, la photographie a fait de la famille l’un de ses premiers sujets.
Papa séparé, papa où t’es?
Selon l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS), seul un enfant de parents séparés sur cinq vit en hébergement égalitaire. Quelle place prennent les pères quand les familles éclatent? Pourquoi certains disparaissent-ils du quotidien de leurs enfants tandis que d’autres réorganisent toute leur vie pour rester présents? Choix individuels, contraintes matérielles ou stéréotypes de genre? Décryptage.
Sous la colère des pères, le masculinisme
Côté face, des pères divorcés qui se posent en victimes de la justice et revendiquent vouloir s’occuper davantage de leurs enfants. Côté pile, une idéologie qui banalise les violences conjugales et instrumentalise les questions de garde pour nuire à l’ex-conjointe. Né dans les années 70, le mouvement des droits des pères s’inscrit en réalité dans une nébuleuse masculiniste aujourd’hui en plein essor.
Quand l’arrivée d’un bébé rime avec difficultés, anxiété et culpabilité…
Même si la parole autour de la parentalité se libère, accueillir un enfant reste une aventure surprenante. Parfois plus éprouvante que prévu… Près d’une maman sur cinq et d’un papa sur dix souffrent d’une dépression post-partum. Focus sur cet enjeu de santé et de société.
Famille monoparentale : «un certain ‘traditionalisme’, lié à une forte inégalité de genre»
230.000. C’est le nombre d’enfants en Belgique qui vivent «à temps plein» chez leur mère. Une situation qui touche surtout, selon une étude de l’IWEPS, les milieux les plus fragiles.
«La famille ne fait plus rêver»
Nucléaire, nombreuse, traditionnelle, recomposée, monoparentale, plurielle… La famille se décline aujourd’hui sous plein de formes. Est-elle encore un enjeu politique? Fonder une famille reste-t-il un projet désiré et désirable ? Pour Madeleine Guyot, directrice de la Ligue des familles, et Laura Merla, professeure à l’UC Louvain et membre du Centre interdisciplinaire de recherche sur les familles et les sexualités (Cirfase), l’émancipation des femmes et les contraintes économiques ont changé la donne.
Des parents au bout du rouleau
Épuisement profond, distanciation émotionnelle avec ses enfants, perte de plaisir par rapport au fait d’être parent. Voici quelques-uns des signaux indiquant que vous êtes peut-être en burn-out parental. Un phénomène dont on commence à peine à prendre la mesure.
Quand la famille nucléaire vient en renfort
Aider une personne hospitalisée pendant dix mois à la suite d’un AVC. Garder de jeunes enfants qui n’ont pas de place en crèche, ou du moins pas tous les jours de la semaine… Qui fait cela? Qui complète, ou compense, les offres de soins prévues par les pouvoirs publics? Souvent: les parents, les grands-parents. Surtout: des femmes.
Familles nombreuses, une espèce en voie de disparition?
Un ménage à trois enfants, et plus. C’est la règle pour être qualifié de «famille nombreuse» en Belgique. Dans un contexte de baisse générale de la natalité et de fécondité, nous faisons le portrait socio-économique de ces familles à grandes fratries qui rencontrent plusieurs difficultés, dont une majeure: la difficulté de se loger.
Parents d’instants, par instinct
Environ 4.000 mineurs sont placés en famille d’accueil en Belgique francophone. C’est beaucoup, mais c’est trop peu: il manque toujours de places et trop de (très) jeunes enfants finissent placés en institutions. Pour élargir l’offre, un statut de familles d’accueil professionnelles pourrait bientôt voir le jour. Rencontre avec deux familles d’accueil, où les liens du cœur se substituent aux liens du sang.
Les invisibles des invisibles
Le Collectif Entre2eux, composé d’étudiantes et étudiants en Master à l’IHECS, est allé, pendant plusieurs semaines, à la rencontre de femmes qui venaient rendre visite à un proche en prison. Leurs récits sont individuels, mais on y retrouve des points communs, des similitudes. Ensemble, ces voix forment un récit collectif. L’ensemble est anonyme, une condition indispensable à la libération de la parole.
