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Revenu d’insertion pour les SDF : le CPAS de Liège fait marche arrière
La loi du 25 mai 2002 oblige les centres d’aide sociale à accepter la domiciliation des personnes sans domicile fixe au CPAS et à leur octroyer le revenud’intégration sociale (RIS). Après une entorse législative « volontaire, explique Jean Dumont, directeur de l’inspection de l’aide sociale àLiège, car le public ne sait pas gérer son pécule », le CPAS de Liège1 versait, lui, une aide sociale hebdomadaire de 34,71 euros et des colis alimentaires aux 300SDF liégeois. Le centre d’aide sociale a aujourd’hui fait marche arrière : les SDF bénéficient depuis le mois de mai (après domiciliation au CPAS etautres mises en règle administratives) du RI cohabitant (396 euros par mois), distribué en trois tranches mensuelles avec obligation de souscrire à un contrat d’insertionpersonnalisé. Le Front commun des SDF2 qui exigeait depuis longtemps du CPAS de Liège l’application de la loi, réclame quant à lui le RI isolé.
L’EFT de la ferme Delsamme connaît un succès grandissant pour ses produits bio
Il est long le chemin parcouru depuis le lancement du projet de la ferme Delsamme1, en avril 2002, par le CPAS de La Louvière2. Vouée principalement à l’insertionsocioprofessionnelle par la pratique de la culture maraîchère biologique, la ferme a depuis longtemps atteint ses objectifs : elle a d’abord obtenu un statut d’entreprise deformation par le travail et s’est vu octroyer (deux ans après avoir introduit sa demande) un label bio en juin dernier.
Un colloque pour sauver le logement
Le logement est en crise. L’information n’est pas neuve. Par contre, que les acteurs hennuyers du secteur se rassemblent pour dégager des pistes de solution en lamatière, voilà qui est nouveau. Le 28 juin dernier se tenait à La Louvière un colloque mis sur pied à l’initiative de l’asbl bruxelloise Espacecitoyen1. Le thème, la rénovation des centres-villes en Wallonie et à Bruxelles s’inscrit dans le contexte plus large de l’augmentation des prix, lesdifficultés qu’éprouvent les ménages à contracter un prêt, parallèlement à la difficulté du logement social de répondre àune demande sans cesse croissante2. Dans les centres urbains s’ajoute la multiplication des bâtiments laissés à l’abandon, voire des garnis.
Les loyers aux Pays-Bas contrôlés par un système « à points »
Les loyers aux Pays-Bas sont déterminés selon la « Huurprijzenwet woonruimte »1. Cette loi est applicable sur la plupart des logements à louer. Elle établitun lien clair et objectif entre la qualité d’un logement et son loyer2.
Flandre : rapport critique de l’Hiva sur l’accompagnement des chômeurs
À la demande du gouvernement flamand sortant, le Hoger Instituut voor de Arbeid de la KUL (Hiva) a publié à la mi-juillet une étude d’évaluation sur lesmesures d’accompagnement des chômeurs en Flandre. Selon l’étude, en termes de nombre de demandeurs d’emploi aidés, le VDAB (équivalent flamand du Forem etde l’Orbem) remplit sa mission : 70.000 chômeurs ont bénéficié en 2003 d’un accompagnement, un nombre en constante augmentation et supérieur aux 66.000parcours prévus. Pour le reste, le jugement d’Hiva sur les résultats obtenus est plus nuancé.
Le CEF plaide pour une plus grande lisibilité statistique de l’effort des fonds sectoriels
L’avis n°89 du Conseil de l’éducation et de a formation (CEF), adopté le 18 juin dernier1, semble porter sur une thématique à la fois aride etanecdotique : « Vers une meilleure lisibilité des actions des fonds sectoriels en matière de formation professionnelle continue dans l’espace Communautéfrançaise-Wallonie-Bruxelles. » S’il est effectivement en partie technique, l’enjeu n’a pourtant rien de secondaire puisqu’il s’agit de se donner les outilsà même d’évaluer les actions menées pour augmenter le nombre de personnes en formation en Wallonie et à Bruxelles, et, partant, de les améliorer tantquantitativement que qualitativement. Or, ce mouvement, mis à l’agenda au niveau européen au travers de la promotion du concept d’apprentissage tout au long de la vie, seheurte en Wallonie et à Bruxelles aux cloisonnements entre l’éducation et la formation, le public et le privé, les Régions et la Communauté… ;cloisonnements que le nouvel accord de gouvernement s’est précisément engagé à dépasser.
Les perspectives budgétaires des entités francophones de 2004 à 2014
Comme chaque année, l’équipe du professeur Robert Deschamps des Facultés de Namur1 publie son estimation des perspectives budgétaires des entitésfédérées francophones : Communauté française, Région wallonne, Région de Bruxelles-Capitale et Cocof. Alors que les dernières électionslégislatives ont débouché sur la constitution d’une nouvelle majorité PS-CDH, il était intéressant de rendre compte des projections des marges dontdisposeront les différents exécutifs au cours des cinq prochaines années. Le formateur, Elio Di Rupo, avait rencontré Robert Deschamps et un membre du Conseilsupérieur des finances à ce sujet, s’informant avant la mise en place des nouveaux exécutifs.
Vue de flandre : une nouvelle tripartite
C’est avec le slogan « Restaurer la confiance, prendre ses responsabilités » qu’un nouvel exécutif, fort de dix ministres dirigés par Yves Leterme, apris les commandes du gouvernement flamand. En plus du retour aux affaires du CD&V, et du quasi-monopole du Vlaams Blok sur l’opposition, le nouveau paysage politique est marqué parl’ampleur des compétences dont hérite Frank Vandenbroucke.
Attentes du Fonds du logement wallon par rapport à André Antoine
En septembre, les représentants du Fonds du logement wallon (FLW)1 devraient rencontrer le ministre wallon du Logement, André Antoine2, pour discuter du mémorandumadopté par le conseil d’administration du Fonds le 21 juin dernier. Dans un deuxième temps – logiquement dans le courant de l’automne –, les deux partiesdevraient conclure un nouveau contrat de gestion. « Ce dernier point sera un des grands chantiers à aborder avec le nouveau ministre », commente Luc Laurent, directeur du FLW.
De l’habitat alternatif pour reloger les résidents permanents en camping
L’habitat permanent dans les campings n’est pas qu’un phénomène wallon. Il concerne également le nord du pays, où, au 1er janvier 2004, 1.776personnes habitaient officiellement dans des campings. De manière indirecte, la Région bruxelloise participe aussi du phénomène, puisqu’on retrouve une bonne part deBruxellois dans les campings. N’ayant pu trouver de logement adéquat à un prix abordable, ces derniers n’ont eu d’autre choix que de quitterl’agglomération.
L’Association wallonne des CCLP veut impliquer davantage les locataires sociaux
Créée en novembre 2003, l’Association wallonne des comités consultatifs de locataires et de propriétaires (AWCCLP)1 tire aujourd’hui les leçons desélections des Comités consultatifs de locataires et de propriétaires (CCLP) du 12 juin 2004. Celui-ci est plutôt sombre. Seuls 8 % des locataires sociaux wallons y ontparticipé. Ajoutez à cela que seules 44 sociétés de logement de service public (SLSP) sur 77 se voient dotées d’un Comité… Il y a de quoi seposer des questions.
Premier rapport social de Trace !, l’ancien t-Intérim wallon
Avec la montée de l’intérêt pour la « responsabilité sociale des entreprises » et le perfectionnement des outils permettant de la cerner, lesentreprises d’intérim se mettent progressivement à communiquer sur ces questions. C’est ainsi que Trace !1 publiait au début de l’été son premierrapport d’activités « sociétal », emboîtant le pas à Randstad2, qui publie désormais chaque année un rapport social dans le cadre del’application de la norme internationale SA 8000 (respect des conventions dites « de base » de l’Organisation internationale du travail, garantissant les libertéssyndicales, proscrivant le travail forcé et le travail des enfants, etc.)
