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L’EFT de la ferme Delsamme connaît un succès grandissant pour ses produits bio

Il est long le chemin parcouru depuis le lancement du projet de la ferme Delsamme1, en avril 2002, par le CPAS de La Louvière2. Vouée principalement à l’insertionsocioprofessionnelle par la pratique de la culture maraîchère biologique, la ferme a depuis longtemps atteint ses objectifs : elle a d’abord obtenu un statut d’entreprise deformation par le travail et s’est vu octroyer (deux ans après avoir introduit sa demande) un label bio en juin dernier.

29-08-2004 Alter Échos n° 169

Il est long le chemin parcouru depuis le lancement du projet de la ferme Delsamme1, en avril 2002, par le CPAS de La Louvière2. Vouée principalement à l’insertionsocioprofessionnelle par la pratique de la culture maraîchère biologique, la ferme a depuis longtemps atteint ses objectifs : elle a d’abord obtenu un statut d’entreprise deformation par le travail et s’est vu octroyer (deux ans après avoir introduit sa demande) un label bio en juin dernier.

Plusieurs personnes encadrent aujourd’hui le coordinateur : deux formateurs éducateurs-maraîchers, un assistant social pour résoudre leurs problèmes au quotidien,une assistante administrative, ainsi qu’un responsable marketing. Les stagiaires (entre 8 et 12) sont accueillis pendant 18 mois. Chaque semaine, la ferme vend les produits cultivés sousforme d’abonnements par panier. Le succès est tel que le CPAS a étendu ses activités sur la région de Mons3. Le CPAS s’est offert 60 ares de terrainsupplémentaires, portant ainsi la superficie de 1,40 hectare à 2 hectares.

Une nouvelle infrastructure

Dans la foulée, la ferme envisage une rénovation complète de son infrastructure pour le début de l’année 2005. « Notre grand projet est unerénovation de la ferme, de A à Z, confie François Castagna, coordinateur de l’EFT depuis mars dernier et biochimiste en environnement. Pour l’instant, nousfonctionnons à cinq administratifs dans un bureau, et nous manquons de structures pour les stagiaires. Nous allons donc créer des vestiaires. Il y aura également une nouvellesection pour accueillir la dizaine de stagiaires en formation espaces verts, entretien de jardins, ornement de pelouses4. La ferme, du XVIIIe, sera également rénovée dans sastructure en carré. Les bureaux actuels seront transformés en conciergerie. Nous envisageons également la construction d’un réfectoire et d’une cuisinesemi-professionnelle. L’accueil donnera sur le haut, où se trouveront les bureaux. »

La nouvelle ferme disposera d’un magasin et d’une réserve. Le projet prévoit également l’ouverture d’une autre aile, où se trouvera une salle deformation. « On y donnera des cours théoriques sur l’agronomie, les assuétudes, le racisme, poursuit François Castagna. L’ensemble sera chauffé au moyende panneaux solaires. Et tout cela devra accueillir environ 40 personnes. »

À cette extension s’ajouteront une salle réservée à la mise en panier, une chambre froide mais aussi des dortoirs. « Notre volonté est de transformerla ferme en gîte, pour les classes vertes, et d’ouvrir un espace de dégustation ou un restaurant, ajoute Jacques Gobert, président du CPAS. Une autre transformationimportante sera de faire de l’ancienne étable une pépinière. Une seconde serre de six ares sera créée avant la fin de l’année. »

Soutenue par le CPAS, la Région wallonne, le Fonds des Générations futures, le FEDER, le FSE et le ministère des Affaires sociales, la ferme Delsamme a prévu unbudget d’un million d’euros pour l’investissement, 650.000 ont été inscrits pour 2004.

1. La ferme Delsamme, place de Strépy, n°2 à 7110 Strépy-Bracquegnies, – tél. : 064 44 13 18 – fax : 064 44 12 39 – François Castagna,coordinateur.
2. CPAS, rue du Moulin, 54 à 7100 La Louvière – tél. : 064 88 50 11.
3. Les adhérents reçoivent chaque vendredi un panier hebdomadaire (de 7 à 8,5 euros pour les petites quantités ; de 11 à 12,5 euros pour les grandesquantités) de légumes de saison (tomates, haricots, salades, fraises, choux, épinards, poireaux, etc). On y cultive également quelques légumes oubliés commele topinambour. En un an, le nombre de paniers vendus à la semaine est passé de 60 à 150. Elle espère arriver à 250 paniers par semaine.
4. Elle attend également un agrément de la Région wallonne pour sa formation espaces verts qui tourne dans ses structures depuis 10 ans.

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