Archives : 2005
Pascale Jamoulle : une ethnographe au service de l’aide sociale
Pascale Jamoulle1 pratique l’ethnographie. Elle collecte des morceaux de récits, accompagne la mise en mots de réalités de vie. Son dernier ouvrage : Ladébrouille des familles. Récits de vies traversées par les drogues et les conduites à risques2, est le résultat d’un travail d’immersiondans deux quartiers populaires périurbains du Hainaut. Il s’est construit autour d’observations, d’entretiens, de récits biographiques… « Tranches de vie,anecdotes, graffitis et tags, extraits de récits, entretiens informels […] sont autant de petites lucarnes sur les dynamiques familiales, les codes de conduite et les systèmes devaleurs en vigueur dans les “socialités” locales. »
Loi sur le droit à l’intégration sociale : une « mini-évaluation » par des CPAS du Namurois
Ce 9 mai 2003 au Mess provincial de Namur, le Service d’études et de documentation sociales (SEDS)1 avait concocté une « rencontre du vendredi »intitulée « Du minimex au revenu d’intégration sociale : premier bilan de la mise en application de la loi du 26 mai 2002 concernant le droit àl’intégration sociale ».
Carrefour engage des jobistes minimexés à Bruxelles
Le groupe Carrefour Belgium1 vient de signer une convention peu habituelle avec le CPAS de Woluwe-Saint-Pierre. Il s’agit pour le groupe Carrefour d’engager prioritairementune petite dizaine d’étudiants minimexés du CPAS de Woluwe-Saint-Pierre comme jobistes étudiants en été (de juillet à septembre) – sur lessoixante conclus annuellement. « Le nombre d’embauches pourra évoluer au fil du temps », a précisé Roland Vaxelaire, président de Carrefour.
Un outil informatique pour uniformiser les pratiques dans les « sociale werkplaatsen »
SST1 (Samenwerkingsverband Sociale Tewerkstelling en Arbeidszorg), la coupole flamande, qui regroupe tous les « sociale werkplaatsen » (ateliers sociaux) et les «arbeidszorgcentra » (centres de revalidation par le travail), vient de développer un programme informatique qui permet aux « SW » d’uniformiser leurs pratiques et de partagerleurs données en matière d’accompagnement individuel des stagiaires. Les « sociale werkplaatsen » créent en effet des emplois où, sans négliger laproductivité, on accorde une attention spécifique aux besoins des travailleurs. Les SW travaillent sur deux terrains : dans la réalité économique entrepreneurialeet dans une logique de création d’emplois. Comme dans toute l’économie sociale d’insertion, l’emploi est considéré comme un vecteurd’intégration pour leur public cible. L’offre de « travail sur mesure » est en lien direct avec les caractéristiques propres de l’organisation et sonprocessus de production, mais un certain nombre de choses peuvent être standardisées de manière commune à tous les SW. La méthode à suivre est décritedans le plan d’accompagnement individuel des stagiaires.
Discriminations à l’embauche : l’Orbem ouvre un guichet de plaintes
Il ne fait plus de doute aujourd’hui que derrière le haut taux de chômage de la capitale, il y a souvent une raison insidieuse, même si elle est loin d’être laseule : la discrimination à l’embauche ! Jusqu’à présent, on parlait de discrimination ethnique mais depuis la loi du 25 février, le phénomène dediscrimination est étendu à d’autres critères. On parle dorénavant de discrimination directe lorsqu’une différence de traitement non objective estdirectement fondée sur le sexe, une prétendue race, la couleur, l’ascendance, l’origine nationale ou ethnique, l’orientation sexuelle, l’état civil, lanaissance, la fortune, l’âge, la conviction religieuse ou philosophique, l’état de santé actuel ou futur, un handicap ou une caractéristique physique.
Élections législatives : 3 mémorandums de l’économie sociale
Deux coupoles de l’économie sociale, Esnet et Febecoop, ont déposé un mémorandum à la veille des législatives 2003. En plus du mémorandumconcocté en commun par toutes les organisations coupoles francophones de l’économie sociale. Des documents à lire aussi comme autant de regards en arrière sur lechemin parcouru depuis l’introduction au fédéral d’un portefeuille ministériel spécifiquement consacré à cette matière.
Suivi insuffisant des engagements de la Communauté française pour l’alpha
Il y a deux ans et demi, en novembre 2001, à l’initiative du ministre Demotte, le gouvernement de la Communauté française approuvait une note politique visant àrenforcer son soutien au secteur de l’alphabétisation. Clé de voûte : un accord de coopération créant une conférence interministérielle, maisaussi des budgets, une place dans l’organigramme de l’administration, et l’amélioration de la récolte d’informations.
ACFI : six asbl d’insertion s’essaient au jobcoaching
Depuis octobre, six asbl membres de la fédération ACFI1 consacrent un quart d’équivalent temps plein à une fonction de jobcoach. Un projet pilotecofinancé par la programmation fédérale de l’Objectif 3 (Fonds social européen), et mené en parallèle avec les onze centres de formation del’asbl flamande Vokans.
Le paquet emploi 2003 est adopté
Le 8 avril dernier, la Commission européenne a approuvé une proposition pour une nouvelle stratégie européenne de l’emploi plus efficace permettant lacréation de plus d’emplois, d’emplois de qualité et la mise en place d’un marché du travail inclusif1.
Rosetta sur le terrain : déception, aubaine et perversions
Trois ans après son lancement, le plan Rosetta n’est pas parvenu à toucher sa cible prioritaire des jeunes peu qualifiés sortis de l’écoleprématurément (un tiers seulement des conventions). Sur le terrain, les syndicats affichent leur déception, même s’ils ont contribué, dans la concertation avecle gouvernement, à élargir les publics cibles. Côté employeurs, certaines entreprises ne cachent pas avoir profité de Rosetta pour des embauches déjàprogrammées, tandis que celles qui n’ont pas prévu d’embaucher changent de jeunes Rosetta tous les ans pour remplir leurs quotas. Alter Échos a pris latempérature sur le terrain.
L’agenda social européen à mi-parcours
Les 19 et 20 mars, la Commission européenne a convié l’ensemble des acteurs de la politique sociale européenne à apporter leur contribution àl’évaluation de la mise en œuvre de l’Agenda de la politique sociale lors d’une conférence à Bruxelles1. Avec en toile de fond de cetévénement, le troisième rapport d’avancement de l’agenda 2000 présenté par la Commission en février. Un document dans lequel elle reprochait enparticulier aux États membres de ne pas s’être fixé des objectifs nationaux en matière d’emploi. Une lacune qui risque de ralentir les progrès vers laréalisation des objectifs de Lisbonne dans ce do-maine Les faiblesses du marché du travail en Europe restent pourtant bien réelles. Selon les dernières donnéesdisponibles sur les revenus, 15% de la population de l’Union européenne sont exposés au risque de pauvreté, et 9% sont menacés en permanence de pauvreté. Dans sonrapport, la Commission indiquait que si les indemnités avaient été exclues des calculs, ce seraient 40% de la population de l’UE qui auraient été menacés depauvreté.
Fonds de participation : le prêt solidaire évolue
Après un an de prêt solidaire au sein du Fonds de participation et 45 dossiers approuvés, le dispositif a subi des changements importants : le montant maximum empruntable aaugmenté à 12.000 euros, la caution obligatoire est supprimée, les conditions de couplage avec d’autres prêts sont redéfinies et le réseau de structureslocales d’appui est élargi. Les piliers de base restent inchangés : un microcrédit et un accompagnement pour des personnes qui veulent lancer une petite activitééconomique mais qui n’ont pas d’accès au crédit bancaire.
