#Bruxelles
« Peuple et culture » réaffirme en colloque la pertinence de l’éducation populaire
Ces 5 et 6 décembre, l’association d’éducation populaire Peuple et culture Wallonie/Bruxelles (PEC/WB) conviait quelques dizaines de travailleurs, militantsd’associations et de chercheurs à témoigner et à réfléchir sur l’actualité des pratiques d’éducation permanente que constituel’« éduc’pop ». Sous la question « L’éducation populaire, un concept dépassé ? », interventions, ateliers d’échangede pratiques et débats thématiques se sont succédé. Parcours transversal.
Éducation permanente, les textes prennent du retard pour la mise en route de la réforme du secteur
Alors qu’ils étaient annoncés pour septembre, les arrêtés d’application nécessaires à l’entrée en vigueur du nouveau décretdu secteur de l’éducation permanente, se font attendre. Ils sont actuellement en phase d’analyse auprès du Conseil supérieur de l’éducationpermanente1, et soumis à des allers-retours avec le cabinet du ministre Dupont2. D’après les estimations de ce dernier, la finalisation est «prévue pour le début de l’année 2004 ».
Stratégie de Lisbonne : vers l’échec des réformes des politiques d’éducation et de formation ?
Depuis le Conseil européen de Lisbonne de mars 2000, l’Union s’est fixé l’objectif de « devenir l’économie de la connaissance la pluscompétitive et la plus dynamique du monde ». Pour rencontrer ces nouvelles exigences socio-économiques d’ici 2010, l’Union a ouvert une série de chantiersessentiellement axés sur l’éducation et la formation. Au printemps 2004, un Conseil européen des chefs d’États et gouvernements devra évaluer le cheminparcouru. C’est dans cette perspective que la Commissaire européenne à l’éducation et à la culture, Viviane Reding, a remis le 11 novembre dernier auxministres de l’éducation un rapport (« Éducation et formation 2010. L’urgence des réformes pour réussir la stratégie de Lisbonne ») danslequel elle tire la sonnette d’alarme. Elle y affirme notamment qu’il est temps de « passer la vitesse supérieure et de transformer les engagements politiques en actionsconcrètes, car sans l’éducation, Lisbonne sera un échec ».
Le Télé-Service flémallois au service des personnes à mobilité réduite
Avec 15 conducteurs bénévoles, l’asbl Télé-Service Flémalle1, implantée sur le plateau flémallois des Trixhes, effectue quelque 4.000 coursespar an pour les personnes démunies, sans voiture, âgées, malades ou handicapées. Les chauffeurs assurent le transport, l’attente (3 heures au maximum) et une aideéventuelle chez le médecin, le pharmacien, l’avocat, à l’hôpital, chez un ami ou au magasin d’alimentation. Le prix ? « Par exemple 10,40 euros pourun aller-retour et 3 heures d’accompagnement dans les services de l’Hôpital de la Citadelle, répond l’assistant social Christophe Brehl. Nous n’exigeons pas unefiche des revenus, mais si nous nous rendons compte qu’un vieux grippe-sou nous appelle souvent pour économiser le coût du taxi, nous lui faisons remarquer qu’il monopoliseles conducteurs ». Les habitants flémallois peuvent « commander » une course par téléphone, par fax et, depuis le début du mois de janvier, en consultantle nouveau site Internet de l’association. « Les personnes qui font appel à nos services disposent rarement d’un ordinateur, reconnaît Christophe Brehl, mais leursenfants et leurs petits-enfants surfent de plus en plus souvent sur le Net et peuvent ainsi demander une aide pour leurs parents. »
Détenus internés : une médecine du tiers-monde
Surpopulation, manque de personnel, vétusté des locaux, encadrement insuffisant. C’est un constat accablant qu’a dressé le 21 janvier l’Observatoireinternational des prisons (OIP)1 lors de la présentation à la presse de son « Rapport sur l’internement en Belgique ». Des observations récurrentes cesdernières années lorsqu’il s’agit d’étudier le système carcéral belge, sauf que cette fois, il est question d’internement,c’est-à-dire d’une mesure décidée à durée indéterminée, rappelle l’OIP.
La Cour d’arbitrage annule trois articles de la loi sur le droit à l’intégration sociale
Il y a juste un an, la Ligue des droits de l’homme1 introduisait à la Cour d’arbitrage un recours en annulation totale ou partielle de la loi sur le droit àl’intégration sociale. L’arrêt n°5/2004 rendu le 14 janvier lui donne raison sur trois points et se félicite des motifs invoqués par la juridiction.2 Ducôté de la ministre Arena, on veut éviter de se retrouver devant un vide juridique.
Les centres wallons de télé-accueil voient leurs missions élargies
On croise souvent leurs affichettes dans le métro ou dans le bus avec ce seul slogan : « 107, quelqu’un à qui parler ». Ces affiches renvoient vers les centres detélé-accueil où des bénévoles encadrés par des professionnels se relaient 24h sur 24, tous les jours de l’année. Ils proposent un espace deparole et d’écoute à toute personne qui vit une situation de crise ou une difficulté sur le plan moral, social ou psychologique. Actuellement, il existe 5 centres de cetype en Région wallonne. Chacun compte plus de 60 collaborateurs et reçoit une subvention de 16.110 euros pour ses frais de fonctionnement majorée de 5.000 euros pour ce quiconcerne les missions liées à l’enfance maltraitée ou gravement négligée. Or, depuis quelques années déjà, ces centres doivent faire faceà des évolutions telles, notamment au niveau du public rencontré, qu’il devenait urgent de réviser l’arrêté de l’Exécutif de laCommunauté française du 5 novembre 1987 fixant leurs conditions d’agrément et de subventionnement. C’est ce qu’a fait le gouvernement wallon1 en adoptant unnouvel arrêté le 21 décembre dernier, celui-ci a pris cours le 1er janvier 2004.
La Politique des grandes villes au chevet du logement
Lors du conseil des ministres de Petit-Leez, des 17 et 18 janvier1, Marie Arena, en charge de la Politique des grandes villes2, a obtenu que 24 millions d’euros soient affectésà la politique du logement, dans le cadre des contrats de villes. Cette mesure sera mise en œuvre à partir de 2005.
SLRB et FéBUL mettent en œuvre la formation des habitants des logements sociaux
Le 31 janvier se sont déroulées les élections des conseils consultatifs de locataires (Cocolo) dans le secteur du logement social bruxellois. La création de cesconseils était prévue par une ordonnance datée du 22 décembre 20001 et mise en œuvre par un arrêté du gouvernement le 26 juin 20032. Ces textesobligeaient, entre autres, la SLRB (Société du logement de la Région de Bruxelles-Capitale)3 à organiser l’information et la formation des locataires sociauxconcernant les Cocolo (élections, fonctionnement, etc.). Des études ont été réalisées, des débats ont eu lieu sur la pertinence ou non de créerun centre de formation spécifique. Pour finir, la SLRB a décidé de confier une mission d’information et formation à la FéBUL4 (Fédérationbruxelloise des Unions de locataires).
Cocof : la cohésion sociale remplace l’intégration-cohabitation
Le 14 janvier, Alain Hutchinson, membre du Collège de la Cocof (Commission communautaire française), en charge de l’Action sociale1, présentait aux acteurs de terrain unavant-projet de décret sur la cohésion sociale. Une semaine plus tard, le 22 janvier, le Collège de la Cocof approuvait le document pour l’envoyer à sonassemblée.
Le second Forum sur la revitalisation urbaine à Bruxelles fait le point et lance des pistes
À l’initiative du Secrétariat régional au développement urbain1 s’est tenu le 15 mai dernier le « Deuxième Forum bruxellois de larevitalisation urbaine ». Après dix années de contrats de quartier (CQ), le moment était venu de « faire le point sur la revitalisation urbaine à Bruxelles engénéral et sur le fonctionnement de l’outil “contrat de quartier” en particulier », introduisit Luc Maufroy, directeur du SRDU. L’objectif était deréfléchir, ensemble, de formuler des critiques et, sur la base des constats proposés en séance plénière, de poursuivre sur des pistes. Celles-ci,abordées lors de cette « journée prospective », sont déjà poursuivies lors d’ateliers planifiés ce mois de juin (infos sur le site). Ce 15 mai, cesont deux cents acteurs des CQ qui s’étaient ainsi retrouvés pour réfléchir et prospecter les idées à transmettre au futur nouveau gouvernementbruxellois.
Les jardins à vocation sociale. À Liège, la Ferme de la Vache, à Bruxelles, les « Jardins Racines »
Connus et structurés depuis longtemps en France, en Suisse ou au Québec, les projets de jardins sociaux ou solidaires ont à leur tour fleuri ici et là en Belgique etfont aujourd’hui de plus en plus parler d’eux1. Leur objectif est principalement la réintégration sociale ou économique par le jardinage des publics lesplus fragilisés. Certains prennent simplement la forme d’un terrain mis à la disposition des habitants par le CPAS moyennant une petite cotisation annuelle. D’autresaccueillent des chômeurs ou des minimexés en mettant l’accent sur la reconstruction du lien social ou proposent des formations en lien avec le travail de la terre. ÀBruxelles, c’est une paysagiste qui a réinvesti les jardins de maisons de repos avec la participation des résidants. Liège, dans le quartier Pierreuse, le projet de laFerme de la Vache2, opérationnel depuis 1998, concilie quant à lui insertion sociale et citoyenneté en développant un partenariat actif avec le réseauassociatif du quartier. Portrait d’un projet social à actions multiples.
