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Les centres wallons de télé-accueil voient leurs missions élargies

On croise souvent leurs affichettes dans le métro ou dans le bus avec ce seul slogan : « 107, quelqu’un à qui parler ». Ces affiches renvoient vers les centres detélé-accueil où des bénévoles encadrés par des professionnels se relaient 24h sur 24, tous les jours de l’année. Ils proposent un espace deparole et d’écoute à toute personne qui vit une situation de crise ou une difficulté sur le plan moral, social ou psychologique. Actuellement, il existe 5 centres de cetype en Région wallonne. Chacun compte plus de 60 collaborateurs et reçoit une subvention de 16.110 euros pour ses frais de fonctionnement majorée de 5.000 euros pour ce quiconcerne les missions liées à l’enfance maltraitée ou gravement négligée. Or, depuis quelques années déjà, ces centres doivent faire faceà des évolutions telles, notamment au niveau du public rencontré, qu’il devenait urgent de réviser l’arrêté de l’Exécutif de laCommunauté française du 5 novembre 1987 fixant leurs conditions d’agrément et de subventionnement. C’est ce qu’a fait le gouvernement wallon1 en adoptant unnouvel arrêté le 21 décembre dernier, celui-ci a pris cours le 1er janvier 2004.

27-07-2005 Alter Échos n° 156

On croise souvent leurs affichettes dans le métro ou dans le bus avec ce seul slogan : « 107, quelqu’un à qui parler ». Ces affiches renvoient vers les centres detélé-accueil où des bénévoles encadrés par des professionnels se relaient 24h sur 24, tous les jours de l’année. Ils proposent un espace deparole et d’écoute à toute personne qui vit une situation de crise ou une difficulté sur le plan moral, social ou psychologique. Actuellement, il existe 5 centres de cetype en Région wallonne. Chacun compte plus de 60 collaborateurs et reçoit une subvention de 16.110 euros pour ses frais de fonctionnement majorée de 5.000 euros pour ce quiconcerne les missions liées à l’enfance maltraitée ou gravement négligée. Or, depuis quelques années déjà, ces centres doivent faire faceà des évolutions telles, notamment au niveau du public rencontré, qu’il devenait urgent de réviser l’arrêté de l’Exécutif de laCommunauté française du 5 novembre 1987 fixant leurs conditions d’agrément et de subventionnement. C’est ce qu’a fait le gouvernement wallon1 en adoptant unnouvel arrêté le 21 décembre dernier, celui-ci a pris cours le 1er janvier 2004.

Ce qui va changer

Parmi les modifications introduites par le nouvel arrêté, on peut pointer :

> Le regroupement en un seul subside de la mission des centres envers un public « généraliste » et celle vis-à-vis de « l’enfance maltraitéeou gravement négligée ».

> un complément de formation des bénévoles concernant des thèmes particuliers et une spécialisation en tant que lieux d’accueil et d’écoutede première ligne.

> l’élargissement des services proposés par ces centres à d’autres moyens de communication que le téléphone, comme c’est le casactuellement.

> la révision de la mission et de la composition du Comité d’accompagnement.

> l’assouplissement des conditions d’engagement du personnel des centres de télé-accueil, principalement en diminuant les exigences d’expérience dans ledomaine.

> la formation des collaborateurs bénévoles est également revue, en l’axant davantage sur la formation théorique et pratique de l’apprentissage àl’écoute et sur la nécessité de supervisions régulières de ces collaborateurs bénévoles. Une disposition de l’arrêté quicollera ainsi mieux aux pratiques déjà en cours sur le terrain.

La Fédération satisfaite

Les montants des frais généraux de fonctionnement étant actuellement insuffisants pour satisfaire les besoins des centres de télé-accueil,l’arrêté prévoit une indexation et une revalorisation de ces frais généraux de fonctionnement. Il intègre également aux frais de fonctionnementcouverts par les subventions, les frais de fonctionnement relatifs au remboursement de l’emprunt hypothécaire relatif à l’acquisition ou aux travaux de transformation del’immeuble dans lequel le centre est installé, à concurrence du revenu cadastral indexé. De plus, il prévoit de lier les montants des frais de fonctionnementà l’indice santé, ce qui n’est pas le cas actuellement. Chaque centre devrait dorénavant recevoir 25.000 euros pour ses frais de fonctionnement, ce qui fait uneaugmentation pour l’année 2004 de 19.450 euros (5 x 3.890 euros). Globalement, la fédération des centres de télé-accueil se dit satisfaite de ce nouvelarrêté : « Nous avons pu rencontrer à plusieurs reprises les gens du cabinet et la plupart de nos demandes ont été entendues, explique Liz Stengele,présidente de la Fédération. Il reste juste une petite incertitude sur les frais de fonctionnement relatifs au remboursement de l’emprunt hypothécaire dûà l’acquisition ou aux travaux de transformation de l’immeuble dans lequel un centre est installé. La phrase telle qu’elle est formulée dansl’arrêté peut prêter à confusion, elle dit “à concurrence du revenu cadastral indéxé”, ce qui est bien en-dessous des charges del’emprunt hypothécaire sur une année. Nous voudrions donc que se dissipe tout doute à ce sujet, ce qui devrait se faire très prochainement. »

1. Fédération des centres de télé-accueil, bd de Waterloo, 99 à 1000 Bruxelles, tél. : 010 45 79 46, courriel : info@tele-accueil.be. Lafédération regroupe cinq centres wallons et un bruxellois. Il existe un n° unique pour les 6 centres, le 107. Coordonnes des centres wallons : Télé-accueil Charleroi,tél. et fax : 071 47 50 34, courriel : ta-charleroi@swing.be – Télé-accueil Liège, tél. : 04 342 77 78, courriel : tele.accueil.liege@busmail.net -Télé-accueil Luxembourg, tél./ fax : 063 23 40 76, courriel : teleaccueil-luxembourg@swing.be – Télé-accueil Mons, tél. : 065 35 22 29, fax : 065 34 7102,
courriel : teleaccueil.hainaut@belgacom.net – Télé-accueil Namur-Brabant wallon,
tél./fax : 010 45 79 46, courriel : teleaccueil.nbw@busmail.net
2. Le texte de l’arrêté est téléchargeable sur le site du ministre wallon des Affaires sociales et de la Santé ; Thierry Detienne :http://www.detienne.wallonie.be

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