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Législation anti-discrimination : dépénaliser ou pas
La Commission européenne a décidé de placer l’année 2007 sous le signe – quelque peu pléonastique – de « l’égalité des chancespour tous ». Elle a ainsi dégagé un budget de 13,6 millions d’euros en vue de soutenir sa « stratégie-cadre pour la non-discrimination et l’égalité deschances pour tous » et garantir l’application de la législation antidiscriminatoire européenne, c’est-à-dire la transposition de deux directives datant déjàde 2000. C’est dans ce contexte que le gouvernement fédéral vient de déposer, sur proposition de Christian Dupont, ministre de l’Égalité des chances (PS), troisprojets de loi visant à réformer la législation « anti-discrimination ». La première est consacrée à la discrimination raciale, la secondeà la discrimination fondée sur le genre, et la troisième, d’ordre général, à la discrimination fondée sur le handicap, les convictions religieuses oul’orientation sexuelle.
Le logement : un lieu de vie et d’accompagnement
Dans le cadre du programme européen Interreg III, diverses associations de Wallonie et du Nord Pas-de-Calais actives dans l’accompagnement social dans le logement se sont réuniesà Lille, à l’Institut social Lille Vauban, ce 18 janvier.
« Femmes monoparentales » et précarité : l’équation (im)parfaite
L’Université des Femmes1 et le Nederlandstalige Vrouwenraad2 ont uni leurs savoirs à l’occasion du colloque « Femmes monoparentales »organisé le 16 novembre dernier. Cette initiative a permis de lever le voile sur une étude conjointe de l’ULg et de l’Université des Femmes sur la situation de ce publicdoublement étiqueté : en tant que femmes d’abord, femmes seules avec charge de famille ensuite.
FSE 2007-2013
Le 1er janvier 2007, débutera un nouveau cycle de programmation pour le Fonds social européen (ainsi que pour les autres fonds structurels). Pour cette programmation, laCommission a décidé de renforcer une fois encore les liens entre les fonds structurels et la Stratégie européenne pour l’Emploi, ce qui passe par un recentrage autour desdeux objectifs « Convergence » et « Compétitivité régionale et emploi ». D’un point de vue budgétaire, la réforme des fonds structurelsannoncée par la Commission en juillet 2004 revient à affecter l’essentiel des 308 milliards d’euros de la « politique européenne de cohésion » à cesdeux objectifs : 82 % destinés à l’objectif Convergence, et 16 % à l’objectif Compétitivité et Emploi1.
À pas de loup vers le logement public durable
La société wallonne du logement (SWL)1 cherche à se positionner sur les enjeux du développement durable. Le 29 mai 2006, elle lançait un concours deprojets de conception de logements durables. Profitant de la remise des prix aux cinq lauréats, la SWL invitait, le 27 novembre dernier, sociétés de logement public, communes etarchitectes à explorer des pistes concrètes de développement de ce type de logements. Échos de la matinée2.
L’action sociale au sein du Plan wallon de cohésion sociale : interview de la ministre Vienne
On a souvent reproché au plan Marshall wallon d’être « seulement » un plan économique. La réplique du gouvernement ne s’est pas fait attendre, avec l’adoptiondu Plan wallon de cohésion sociale (PCS) en octobre 2005. 304 millions d’euros seront dégagés d’ici 2009, l’ex « PST III », partie « sociale »du Contrat d’avenir renouvelé compte 5 axes1, dont un consacré à l’action sociale. Une compétence peu mise en avant et que d’aucuns aimentà qualifier de parent pauvre du Contrat d’avenir wallon. Un an après l’adoption du plan de cohésion sociale, il n’est pas inintéressant de faire unpremier bilan des mesures mises en place, et, à venir, avec la ministre concernée, Christiane Vienne (PS)2.
Surendettement des travailleurs : mieux cerner le phénomène
Le 9 novembre dernier se tenait le colloque annuel de l’Observatoire du crédit et de l’endettement1. Le thème de cette année portait sur la lutte contrele surendettement et le monde de travail. En effet, sur la base des dossiers de médiation de dettes traités en Région wallonne, on se rend compte que près d’un tiersdes personnes surendettées ont des revenus du travail. D’où l’importance d’une sensibilisation du monde des entreprises à cet égard et la mise en placede réponses adaptées. Lors de ce colloque, plusieurs études ont été présentées afin de mieux appréhender le surendettement des travailleurs etles réalités qu’il recouvre.
Les ressourceries proposent de nouveaux services de gestion des encombrants
Ce 17 novembre, Ressources1 conviait responsables (inter)communaux, représentants environnementaux et entrepreneurs d’économie sociale à une matinéed’évaluation de différentes expériences pilotes de gestion des encombrants. Objectif avoué de cette matinée namuroise : démontrer l’intérêt etla pertinence de ces initiatives d’un genre nouveau et qui se positionnent comme prestataires de service pour les pouvoirs locaux.
Faciliter l’accès des allocataires sociaux au statut d’indépendant : une proposition de Benoît Drèze
Le député fédéral CDH Benoît Drèze vient de déposer une proposition de loi visant à faciliter la transition du statut de chômeur ou debénéficiaire du revenu d’intégration sociale (RIS) à celui d’indépendant. S’inspirant de dispositifs existant à l’étranger,elle vise à garantir un minimum de revenus à l’indépendant pendant les douze premiers mois de son activité. En atténuant le choc lié au changement destatut, elle vise à développer cette autre forme d’activation qu’est l’autocréation d’emploi.
Protection des travailleuses enceintes : inégalités et pratiques discriminatoires
Enceinte, accouchée ou allaitante, la femme au travail n’est pas traitée de manière équivalente, en cas de mise à l’écart pour raisons de santé ouécartement prophylactique1. Sur la base d’un risque reconnu par le Fonds des maladies professionnelles, ce dernier prend en charge 90 % du salaire. S’il ne l’est pas, latravailleuse enceinte est prise en charge par sa mutualité, où l’indemnité s’élèvera à 60 % du salaire plafonné. Et la différence est d’autantplus inadmissible que cela concerne parfois le même risque. Une différence de traitement que le Cepag (Centre d’éducation populaire André Genot)2 adénoncé lors d’une conférence-débat organisée par le Setca-Centre ce 21 novembre.
Remembrement : dans quelles mains, l’habitat urbain ?
Le remembrement urbain est un nouvel outil juridique qui permet de suspendre provisoirement les normes d’aménagement et d’urbanisme couvrant un périmètre àdéterminer et d’y accélérer les procédures administratives. Le temps de soumettre à enquête publique et d’y réaliser un projetd’aménagement d’envergure. Objectif : favoriser l’implantation de projets d’urbanisme en lieu et place de chancres dans les centres-villes plutôtqu’à la périphérie. Avantages et inconvénients d’une mesure controversée, d’après les participants aux derniers » Midis del’Urbanisme »1 à Ottignies.
Développement local : enjeux pour Ixelles
Pourquoi la Maison de l’emploi d’Ixelles1 s’intéresse-t-elle au développement local ? D’abord parce qu’il implique une collaboration despouvoirs locaux et régionaux, pour dynamiser l’emploi sur la commune. Ensuite parce qu’il met en contact des réseaux et permet de croiser besoins et opportunités sur unterritoire donné. De cette manière, l’insertion peut devenir un projet transversal à l’ensemble des projets de développement. Plus largement, cettejournée de réflexion organisée par la Maison de l’emploi a présenté des différentes manières d’aborder le développement local : àtravers l’économique, l’insertion professionnelle, le culturel , la revitalisation urbaine ou le plan communal de développement. Comme souvent, ce sont les contrats de quartier qui ontsuscité le plus de débats.
