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Flandre : nouvelles pistes pour l’accueil de l’enfance
Dans le cadre des discussions de la Conférence nationale sur l’emploi, Renaat Landuyt, ministre flamand de l’Emploi (SP.A), avait lancé l’idée d’ouvrirle système des chèques-services aux structures d’accueil à l’enfance (voir Alter Échos n° 150), mais, à peine lancée, l’idée asuscité quelques réactions négatives. Pour Renaat Landuyt, cette ouverture pourrait se faire via des agences d’intérim ou d’autres sociétéscommerciales. Pour Adelheid Byttebier (Agalev), ministre du Bien-être, dont le département est également concerné par la mesure, au départ, c’était horsde question. Par la suite, les deux ministres sont tombés d’accord pour qu’on tente l’expérience dans des quartiers où les besoins en termes d’accueilsont les plus criants, mais des divergences de vues subsistent. La plus importante porte sur la formation que doit avoir le personnel accueillant. En d’autres termes : comment des agencesd’intérim, par exemple, peuvent-elles garantir que le personnel qu’elles proposent est qualifié pour accueillir des enfants ? Dans les structures d’accueilextrascolaires, le personnel dispose rarement des diplômes de puériculture requis dans les crèches. Mais Kind en Gezin (l’ONE flamande) organise déjà desformations pour les gardiennes à domicile et pourrait donc mettre sur pied de nouveaux modules de cours, avec diplôme à la clef (cf. infra également).
Épreuves de sélection : pas de réglementation pour les personnes handicapées de la vue
Le 15 octobre dernier, à l’occasion de la journée internationale de la canne blanche, la (Confédération belge pour la promotion des aveugles et malvoyants), laCBPAM1, se penchait sur les problèmes de la mise au travail des personnes handicapées visuelles.
Un « Kringloopcentrum » bientôt au cœur du Luxembourg
Depuis trois ans environ, l’Apes1, agence provinciale d’économie sociale située dans la province de Luxembourg, en collaboration avec l’intercommunaleIdelux2 et plusieurs CPAS luxembourgeois, étudie la possibilité de créer une sorte de « Kringloopcentrum ». Concept issu des Pays-Bas et qui s’estprogressivement étendu à l’ensemble de la Flandre depuis 1992, les « Kringloopcentra » sont des centres de récupération et de revente d’objets deseconde main. Le projet, dénommé « Sitelux » (Société d’intégration par le travail dans le domaine environnemental en province de Luxembourg), al’ambition de créer un tel centre en province de Luxembourg.
La relation d’aide dans les métiers de l’humain : plaisir ou souffrance ?
Le 10 octobre dernier, la maison maternelle Fernand Philippe1 située à Wanfercée-Baulet, non loin de Fleurus, fêtait ses 60 ans d’existence. Unanniversaire qui eût pu se faire en petit comité autour d’un gros gâteau mais ce serait mal connaître la maison… Depuis bientôt trente ans, les membres dupersonnel, directrice en tête, consacrent plusieurs heures par semaine à réfléchir en équipe à leurs pratiques, à la manière dont ilsconçoivent leur boulot, aidés en la matière par un psychologue clinicien de renom, Pierre Manil. L’occasion était donc trop belle pour ne pas partager cet espace deréflexion avec d’autres, assistants sociaux, éducateurs, psys et tous les métiers qualifiés des « métiers de l’humain »…
Liège : 25 ans de lutte contre les violences conjugales
Après Marie Trintignant, le meurtre récent à Liège d’une jeune femme de 35 ans par son conjoint a remis à la Une de l’actualité les violencesau sein du couple. Le Collectif contre les violences conjugales et l’exclusion1 (anciennement Collectif femmes battues) tient une permanence d’accueil, une ligned’écoute téléphonique, un refuge pour l’hébergement des victimes et un service d’aide à l’emploi. En 2002, 4 999 nuitées de femmes(et 5 759 pour les enfants !) ont été acceptées par le centre liégeois – qui souffle 25 bougies… sans euphorie : en Europe, une femme est tuée chaquesemaine par son conjoint, mais le combat contre la violence conjugale dispose de peu de statistiques et aucune enquête récente n’existe en Belgique. Claire Gavroix, directriceadjointe du Collectif, explique toutefois que « les mentalités ont évolué. Il y a 25 ans, le terme “femmes battues” était un tabou. Aujourd’hui, laviolence conjugale est reconnue comme une réalité sociale grave. Les femmes hésitent encore à porter plainte, nous disposons de peu de chiffres, mais le refuge accueilledes femmes de plus en plus jeunes (parfois moins de 18 ans) : nous concluons qu’elles ont pris conscience du problème et de l’aide potentielle des associations ».
L’assistant de justice sous mandat dans les MJ : un équilibre difficile
Les Maisons de Justice1 de Namur, Dinant, Marche, Neufchâteau et Arlon ont participé ce 25 septembre à une rencontre du SEDS2 (Serviced’études et de documentation sociales) sur « Le travail social sous mandat au sein des Maisons de Justice ».
« Rezippons la terre », du théâtre-action pour enfants qui suscite solidarité et réflexion
Cette année, l’opération « Place aux enfants » vivait sa huitième édition. Ce 18 octobre, plus de 40 000 enfants âgés de 8 à 12ans ont découvert dans leur quartier des lieux habituellement inaccessibles et qui pourtant font partie du quotidien des adultes. Ainsi chaque commune issue de la CommunautéWallonie-Bruxelles, 160 l’année dernière, proposait aux enfants de se plonger dans la vie politique, sociale, culturelle et sportive de leur cité. À Jurbise, petitecommune du Hainaut, le choix de l’activité s’est porté sur le spectacle « Rezippons la terre ». Une création née de la collaboration entre unecompagnie de théâtre-action, le Théâtre du Copion1, et d’une association d’éducation au développement, Autre Terre2. Aucœur du spectacle : être ou avoir et la solidarité.
L’accueil des demandeurs d’asile : Marie Arena précise ses priorités
Profitant d’une visite au centre d’accueil fédéral de Florennes ce 8 octobre, Marie Arena, ministre fédérale chargée de l’Intégrationsociale, a précisé ses priorités en matière d’accueil des demandeurs d’asile.
Grâce-Hollogne : 28 hectares de logements pour compenser l’aéroport
Le conseil communal de Grâce-Hollogne a approuvé le périmètre du plan communal d’aménagement (PCA) à l’est du village de Horion-Hozémont: les 28 hectares, répertoriés auparavant en zone agricole sur le plan de secteur, ont été classés au printemps en zone d’habitat à caractèrerural pour compenser les pertes de logements dans les quartiers de Rouvroy et Fontaine, suite au développement de l’aéroport de Bierset. Le périmètre du PCA estdélimité officiellement pour ne pas enclaver le terrain dans la ceinture des quelques habitations déjà construites sur les voiries équipées. Les projetsseront débattus au conseil communal. « La commune désignera d’abord un architecte paysagiste qui nous fera des propositions », précise l’échevin del’Aménagement du territoire, Daniel Parent (PS). Les idées maîtresses ? « C’est prématuré, répond-il, mais la majoritéprivilégiera un habitat convivial mixte acquisitif et locatif – à caractères privé et social : pas question de construire une cité ghetto ! »
Une Banque carrefour favorise les PPP pour la requalification urbaine en Wallonie
Le 14 octobre, la Banque carrefour de la requalification urbaine a vu officiellement le jour. Sa mission consiste à favoriser les partenariats publics-privés (PPP) dans les projetsde revitalisation de noyaux d’habitat. Plus précisément, elle vise « à mieux informer les acteurs tant publics que privés des possibilités departenariat que leur ouvrent les outils juridiques et administratifs existants ainsi que des aides que la Région wallonne peut leur apporter en cette matière. » Cette initiatives’inscrit dans le cadre du CAWA (Contrat d’avenir pour la Wallonie actualisé). Elle réunit quatre acteurs : la Confédération wallonne de la construction(CWC)1, la Société wallonne du logement (SWL)2, l’Union des Villes et Communes de Wallonie (UVCW)3 et la Division de l’Aménagement etde l’Urbanisme de la Direction générale de l’aménagement du territoire, du logement et du patrimoine (DGATLP)4.
10 ans de contrats de quartier : une brochure, un site Internet et une newsletter
Début octobre, le ministre bruxellois en charge de la Revitalisation urbaine, Eric Tomas1, a marqué le coup pour célébrer les 10 ans des contrats de quartier. Àcette occasion, une brochure a été éditée : « Vivre au cœur des quartiers. 1993-2003. Dix ans de revitalisation des quartiers en Région deBruxelles-Capitale ». Cette publication rappelle le passé industriel de la Ville-Région. Elle raconte le passage d’une politique de rénovation urbaine à celled’une revitalisation des quartiers en crise.
« Mon quartier en noir et blanc », la photographie comme poseur de diagnostic
« Poser le diagnostic de la qualité de la vie d’un quartier mais aussi et surtout insuffler une dynamique participative qui consiste à mettre autour d’unemême table habitants, associations de quartier ou travaillant sur les questions de santé, et autorités communales ». Tel était l’objectif de la premièrephase du projet « Mon quartier en noir et blanc », une exposition photo qui se déroule à partir du 10 octobre dans la commune d’Ixelles dans le cadre de soninscription comme « commune en santé ».
