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Regard critique · Justice sociale

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Résidents permanents en camping : le Caillou d’eau lutte contre les clichés

Vivre en camping, ce n’est pas l’assurance d’une vie d’insouciance, d’une existence bohème ou l’expression d’un refus de socialisation aubénéfice «d’un long fleuve tranquille». Ce classement stéréotypé révèle une forme d’ostracisme qui masque une autreréalité : exister au gré du vent, c’est aussi vivre avec ses caprices, tantôt chauds tantôt froids, dans des conditions de précaritéinsoupçonnées. Depuis 2004, les travailleurs sociaux de l’asbl Ciac1, une AMO (Action en milieu ouvert) couvinoise, mènent une action de sensibilisation, dereconnaissance en collaboration avec enfants, jeunes et adultes du domaine du Caillou d’Eau de Couvin. De cette coopération est né un journal de liaison qui permet aux Gens duVoyage d’exprimer leurs idées, de raconter leur vécu et de mettre en valeur leur mode de vie spécifique afin de combattre les clichés négatifs dont ils sont lesvictimes.

Intervenants auprès des mineurs non accompagnés : cessons d’être protecteurs, soyons coauteurs !

Belle initiative de la part du centre de santé mentale Le Méridien1 qui, le 16 octobre dernier, invitait le pédopsychiatre suisse Jean-Claude Métraux,spécialisé en travail clinique et communautaire avec des populations migrantes. L’orateur a proposé au public de travailleurs sociaux et tuteurs de décortiquer les «vérités et mensonges dans les trajectoires des mineurs non-accompagnés » (Mena). Car il n’existe pas qu’une seule vérité dans le récit de cesjeunes.

Directive Services, les eurodéputés appuient la position commune des Vingt-cinq

Le débat sur la proposition de directive à propos de la libéralisation des services dans l’Union européenne (UE) – « directive Bolkestein »– touche à sa fin après presque trois ans de discussions acharnées entre partisans du libéralisme et défenseurs des services publics. Une ultime étapea été franchie au Parlement européen, le 23 octobre 2006. La Commission du Marché intérieur et Protection des consommateurs, chargée du dossier sur le fond,se prononçait sur le texte en seconde lecture. Et, sans surprise, les eurodéputés ont rallié la position commune, dégagée au Conseil des ministres del’UE le 29 mai, et entérinée le 24 juillet. Cet accord avait été largement inspiré, à quelques nuances près, par le compromis entre lessocialistes et les conservateurs, ficelé in extremis la veille du vote en première lecture, le 16 février dernier.

Réforme du décret emploi dans le socioculturel : en attendant le conclave ?

Lors de la signature, ce 28 juin, de l’accord non-marchand 2006-2009, la ministre de la Culture, de l’Audiovisuel et de la Jeunesse, Fadila Laanan (PS), s’était engagée àentamer immédiatement des négociations tripartites avec syndicats et fédérations patronales sur la réforme du décret relatif à l’emploi dans lesecteur socioculturel (17 décembre 2003). Or, il semble que celles-ci soient désormais à l’arrêt : une réunion de travail programmée pour le 6 novembre aété repoussée au 17. Les partenaires sociaux espèrent que le contenu des négociations ne sera pas affecté par le conclave budgétaire à venir,et pour lequel les ministres Arena et Daerden ont annoncé devoir trouver 60 millions d’euros. Du côté du cabinet Laanan, on se veut rassurant, et on invoque de simplesdifficultés techniques sans rapport avec le conclave à venir.

Journée du refus de la misère : le relogement cause d’éclatement familial ?

Ce 17 octobre, pour marquer la Journée mondiale du refus de la misère, LST (Luttes solidarités travail)1 avait rassemblé des familles et des personnes parmiles plus pauvres. Cette année, les témoignages concernaient la politique wallonne du logement, laquelle a parfois des impacts dramatiques pour la structure familiale.

« Des tambours sur l’oreille d’un sourd » : carnet de bord d’une démarche

C’est le titre d’un livre pas vraiment conventionnel qui sort ces jours-ci à propos de la réforme de l’Éducation permanente. Fruit d’un travail collectif d’une dizaine depersonnes, qui ont compilé et actualisé les écrits de la plate-forme associative Bigoudis1, cet ouvrage propose une réflexion critique sur la mise en œuvredu décret de 2003.

Evolution des budgets communaux

Sans qu’il soit évidemment possible d’entrer dans le détail des finances des 281 communes wallonnes et bruxelloises1, deux revendications globales semblent émergerauprès des principales intéressées : celle de ne pas faire reposer sur les communes le poids de transferts de compétences ; celle d’éviter une concurrence fiscale,potentiellement ravageuse. Par le biais des finances, cette dernière revendication repose la question, déjà présente en matière de logement ou d’enseignement, de lacoordination des politiques et du niveau de décision le plus pertinent pour éviter des effets de débordement.

Vie associative

Pacte associatif : l’enjeu local

Dans le débat public tel qu’il a pu émerger à Bruxelles et en Wallonie, le pacte associatif a d’abord été tpensé comme un objectif àréaliser sur le plan communautaire et régional1. C’est notamment sur la base de la consultation des acteurs que l’échelon local a émergé comme un desaxes majeurs de sa mise en œuvre, voire une des conditions de sa réussite. S’il existe encore peu d’exemples très concrets de version locale d’un pacte associatif en tant que tel,on compte déjà beaucoup de réflexions et de balises théoriques posées pour une future mise en œuvre à cet échelon.

CPAS-commune : mariage de raison ?

L’aide sociale communale a été peu évoquée dans le dernier débat électoral. Pourtant, les élections signifient le renouvellement de laprésidence des CPAS et du conseil de l’action sociale avec, en Wallonie, un vrai tournant : la première application du nouveau code wallon de démocratie locale,censé, entre autres, renforcer les liens CPAS-commune. Des relations, selon les communes, tantôt faites de résistances, tantôt de collaborations. Explications.

Créer du logement social : les communes invitées à monter au front

Peut-être est-ce l’effet « crise du logement »? Toujours est-il qu’au cours de la dernière législature communale, le rôle des pouvoirs locaux aété mis en avant pour apporter des solutions. On notera au passage que c’est le plus souvent sous l’impulsion des Régions. Que ce soit au travers du Plan Logement àBruxelles ou de l’application des programmes communaux du logement en Wallonie, les communes ont été invitées par leurs tutelles régionales respectives à devenirdes acteurs clés en matière de politique du logement social.

Politique locale et culture : l’exemple des centres culturels

Depuis de très nombreuses années, les villes et communes représentent un des axes majeurs d’initiative et de financement en matière culturelle. Que ce soient lesbibliothèques, les théâtres, les centres culturels, les académies… les communes constituent un acteur incontournable des politiques culturelles. Les centres culturelsreprésentent à cet égard une des pièces maîtresses de la politique culturelle au niveau local. Interface avec le monde associatif, l’éducation permanente, lesartistes, les centres culturels sont financés pour moitié par les communes. L’enjeu revient alors à naviguer entre particularisme local et les objectifs d’undécret.

Avantages sociaux, ségrégation scolaire : les communes prises dans le quasi-marché scolaire

La commune constitue-t-elle un niveau pertinent pour « réguler » les concurrences entre écoles ? Chacun en a entendu parler depuis la publicité donnée auxenquêtes internationales PISA, un des enjeux fondamentaux de la politique éducative en Communauté française est de mieux maîtriser notre « quasi-marché» scolaire et les inégalités qu’il renforce. Dans le cadre de la politique menée par l’échevinat de l’Instruction publique, des communes ciblentcertaines actions sur les publics les plus fragiles. Mais malgré quelques expériences limitées de-ci de-là, peu travaillent selon une approche «territorialisée », qui prenne en compte l’ensemble des élèves et des écoles de la commune quel que soit le réseau. C’est que lesphénomènes de concurrence dépassent et de loin les limites d’une commune et d’un seul réseau… Explications en commençant par l’(inévitable) exemple des « avantages sociaux ».