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L’activation active-t-elle ? Un début d’ébauche de réponse…
Le Plan d’accompagnement et de suivi des chômeurs (PAS) a été mis en place en juillet 2004, avec deux volets théoriquement distincts : un voletd’accompagnement assuré par les services régionaux de l’Emploi (Forem, Orbem et VDAB), et un volet de contrôle – appelé Activation du comportement derecherche d’emploi – confié à l’Onem et ses facilitateurs. En près de trois ans, il n’avait toujours fait l’objet d’aucune évaluationscientifique quant à ses effets. Un manque désormais partiellement comblé par trois chercheurs de l’Ires (Institut de recherches économiques et sociales de l’UCL).Bart Cockx, Muriel Dejemeppe et Bruno Van der Linden consacrent en effet à cette question la 49e livraison de la revue Regards économiques1. En attendant,peut-être, l’évaluation commandée par le ministre de l’Emploi, Peter Vanvelthoven (Sp.a), annoncée pour le second semestre de cette année…
L’accueil des demandeurs d’asile : entre avancée et perplexité
D’un côté, Fedasil, l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeursd’asile1, s’apprête à publier un ouvrage sur les 20 ans d’accueil en Belgique. De l’autre, plusieurs associations dont le Ciré2 et la Plate-forme de vigilance pour les réfugiés et sans-papiers3 réagissent auprojet de loi sur l’accueil adopté en commission Santé publique de la Chambre le 7 novembre 20064. Un projet qui a le mérite de tenter d’harmoniser lespratiques, bien souvent différentes en fonction du type d’accueil, mais qui ne pallie pas les effets de la crise profonde liée aux dysfonctionnements de la procédured’asile. État des lieux des centres ouverts.
Les Espaces-rencontres à la rescousse des familles multiculturelles
La Fédération des services Espaces-rencontres francophones (Feser)1 pose la question de la rupture dans les familles multiculturelles ou binationales. En colloque àla fin janvier, différentes approches sociologique, judiciaire ou ethnopsychiatrique ont permis de mieux en comprendre les enjeux.
Éducation, pères et repères
Hommes et femmes, semblables face à l’éducation de leurs enfants ? C’est le postulat de l’équipe de l’asbl bruxelloise flamande Link=Brussel et duCentre d’intégration Foyer1 qui, depuis trois ans, réunit chaque mois un groupe de pères de toutes origines autour de cette thématique.
Les écoles qualifiantes bruxelloises rééquipées par la Région
C’était en 2003, à la fin de la législature régionale précédente : un accord de politique croisée entre la Communauté française et laRégion wallonne avait permis de rééquiper partiellement les filières qualifiantes des écoles wallonnes. Mais pas bruxelloises. Blocage communautaire oblige, unaccord de politique croisée n’y était pas possible. C’est donc seule que la Région bruxelloise a finalement lancé un appel d’offres en direction des écolessituées sur son territoire. Et ce, sous l’impulsion du ministre de l’Économie et l’Emploi, Benoît Cerexhe1 (Cdh). Ce sont 23 écoles quibénéficieront d’une aide totale de 2,43 millions d’euros pour l’achat de matériel destiné à former à des métiers en pénurie. En attendant lafinalisation d’un cadastre des équipements et, peut-être, un accord de coopération avec la Communauté.
Quartier du Midi : un tournant dans le développement du projet urbanistique ?
Une des principales » portes d’entrée » de Bruxelles, le quartier de la gare du Midi, est en friche sur son versant saint-gillois depuis une dizaine d’années. Le pland’expropriation qui couvrait depuis dix ans l’ensemble de la zone – quatre îlots (dits A, B, C et D) d’habitations et de commerces – est arrivé àéchéance en octobre 2006. À ce jour, un seul îlot (B) a été entièrement rebâti. En décembre dernier, le conseil communal de Saint-Gillesadoptait une proposition de nouveau plan d’expropriation pour quatre immeubles d’un seul îlot, le C. Parallèlement, plusieurs demandes de permis étaientadressées à la commune. Le signe d’un regain d’intérêt de la part d’investisseurs ?
Cohésion sociale à Bruxelles : un secteur sur la rampe de lancement
Voici un an entrait en vigueur le décret de la Cocof du 13 mai 2004 dédié à la cohésion sociale. » Ce texte transforme les politiques d’intégrationsociale des personnes issues de l’immigration, et de cohabitation des communautés locales en » politiques de cohésion sociale « . Objectif : favoriser le développementharmonieux des différentes communautés vivant dans les quartiers bruxellois défavorisés et/ou d’origine immigrée, au travers du travail social de terrain. « .Comment s’organise à présent le secteur ? Quelques précisions…
Eric Guyot : « Dans les titres-services, les entreprises maîtrisent peu de paramètres »
Dans le champ de l’économie sociale, Éric Guyot ne passe pas inaperçu. Roulant en voiture de sport, « achetée d’occasion », précise-t-il comme pours’excuser, il a développé en huit ans à peine, une des plus importantes entreprises d’économie sociale de la Région wallonne avant d’investir Bruxellesl’année passée. Dopée par des campagnes publicitaires dignes des entreprises les plus lucratives et par le succès des titres-services, son entreprise d’insertion,Âge d’Or Services1, emploie désormais 804 travailleurs, pour un nombre d’heures équivalant à 552 temps-plein.
Banlieues d’Europe : la culture comme moyen de résolution des conflits
Ces 23, 24 et 25 novembre, Belfast a accueilli les 13e rencontres du réseau européen Banlieues d’Europe1. Le choix de la ville n’est pas dû auhasard, elle était en effet le décor idéal pour débattre du thème « Cultures et conflits ». Les participants, pour l’essentiel des personnestravaillant sur des projets culturels et artistiques, étaient venus des quatre coins de l’Europe pour présenter leurs projets et croiser leurs expériences. Si l’artiste nesaurait empêcher le conflit, il est un catalyseur qui ne peut être réduit au rôle de démineur comme l’y invite parfois le politique.
Épargner collectivement et solidairement pour acquérir un logement
En décembre, le service logement du Ciré (Coordination et initiatives pour et avec les réfugiés et les étrangers)1 a présenté lesrésultats de son projet “Épargne collective solidaire” lancé en juillet 2003. L’idée ? Permettre à des familles nombreuses réfugiées ourégularisées à faibles revenus d’acquérir un logement.
City Mine(d) contre les « krax » bruxellois
Au départ, un constat – faussement – candide posé par l’asbl City Mine(d)1 : la situation de l’emploi en Région bruxelloise ressemble fort àcelle de l’urbanisme voici dix ans. L’observateur est en effet confronté à un maquis législatif d’une technicité défiant toute velléité dedébat, à des couches de mesures et d’organismes qui se recoupent et se concurrencent, pour en arriver à un résultat objectivement insatisfaisant voire catastrophique.Forte de son expérience en matière urbanistique, l’asbl bruxelloise – qui a maintenant des antennes à Londres et à Barcelone – a décidé de mettreses compétences au service de la question de l’emploi et de l’économie à Bruxelles. De là est né le projet Micronomics, avec ses propres codes et son propre langagepour tenter de parler autrement et d’agir sur un état de fait connu.
La Plateforme « Justice pour tous » avance ses propositions pour élargir l’accès à la justice
Une justice plus largement accessible et entièrement gratuite fondée sur le système de tiers-payant de la Sécurité sociale. Cette idée est celle desmembres de la plateforme « Justice pour tous »1, venus la détailler le 8 décembre à la Maison des Parlementaires à Bruxelles. Leur constat ? Si la loi du 23novembre 1998 sur l’accès gratuit à l’aide juridique de première ligne (premiers conseils) et seconde ligne (recours à un avocat) des personnes les plus précaires,se situant en dessous du salaire minimum garanti (1 219 euros) a constitué un progrès pour la Belgique, elle ne répond plus à la réalité sociale de 2007, nià l’explosion du nombre de dossiers.
