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Dossier Loterie nationale

Jannie Haek : « Ceci n’est pas une taxation sur le dos des cons ! »

L’administrateur délégué de la Loterie nationale est un homme nerveux. Lors de l’entretien, fort nicotiné, qu’il a accordé à Alter Échos, Jannie Haek s’est emporté en de nombreuses digressions. Sur la défensive, marchant autour de la table ronde, le CEO maniait les formules chocs avec pugnacité. Protection des plus vulnérables, publicité, concurrence biaisée, rôle du régulateur, ingratitude des associations, tous les thèmes sont abordés… à la sulfateuse.

Cédric Vallet et Julien Winkel 03-04-2017 Alter Échos n° 441-442

L’administrateur délégué de la Loterie nationale est un homme nerveux. Lors de l’entretien, fort nicotiné, qu’il a accordé à Alter Échos, Jannie Haek s’est emporté à plusieurs reprises. Sur la défensive, marchant autour de la table ronde, le CEO maniait les formules chocs avec pugnacité. Protection des plus vulnérables, publicité, concurrence biaisée, rôle du régulateur, ingratitude des associations, tous les thèmes sont abordés… à la sulfateuse.

Alter Échos: N’y a-t-il pas une contradiction entre la mission de canalisation du jeu qui incombe à la Loterie nationale et l’objectif de toucher un plus large public, dans un contexte de concurrence accrue et de pression de l’État qui gagne de l’argent via la Loterie?

Jannie Haek: Je comprends que l’on parle d’ambiguïté. C’est une ambiguïté historique, qui remonte au Moyen Âge. La loterie, comme d’autres jeux de hasard, a souvent été interdite par les autorités publiques. Lorsqu’elles ont autorisé de tels jeux d’argent, elles les ont souvent organisés elles-mêmes, pour des raisons financières. C’est une idée assez noble qui émerge au XIVe siècle dans les cités-États indépendantes au nord de l’Italie, puis dans les grandes cités de Flandre. Ces villes s’opposaient aux régimes féodaux. Quand des démocraties émergent, le débat sur le financement des besoins collectifs devient un sujet important. Pour financer leurs investissements...

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L’administrateur délégué de la Loterie nationale est un homme nerveux. Lors de l’entretien, fort nicotiné, qu’il a accordé à Alter Échos, Jannie Haek s’est emporté à plusieurs reprises. Sur la défensive, marchant autour de la table ronde, le CEO maniait les formules chocs avec pugnacité. Protection des plus vulnérables, publicité, concurrence biaisée, rôle du régulateur, ingratitude des associations, tous les thèmes sont abordés… à la sulfateuse.

Alter Échos: N’y a-t-il pas une contradiction entre la mission de canalisation du jeu qui incombe à la Loterie nationale et l’objectif de toucher un plus large public, dans un contexte de concurrence accrue et de pression de l’État qui gagne de l’argent via la Loterie?

Jannie Haek: Je comprends que l’on parle d’ambiguïté. C’est une ambiguïté historique, qui remonte au Moyen Âge. La loterie, comme d’autres jeux de hasard, a souvent été interdite par les autorités publiques. Lorsqu’elles ont autorisé de tels jeux d’argent, elles les ont souvent organisés elles-mêmes, pour des raisons financières. C’est une idée assez noble qui émerge au XIVe siècle dans les cités-États indépendantes au nord de l’Italie, puis dans les grandes cités de Flandre. Ces villes s’opposaient aux régimes féodaux. Quand des démocraties émergent, le débat sur le financement des besoins collectifs devient un sujet important. Pour financer leurs investissements...

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Cédric Vallet

Journaliste (jeunesse, aide à la jeunesse et migrations)

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