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Les CPAS wallons démontrent leur efficacité en matière d’insertion socioprofessionnelle, études à l’appui
À la veille des élections régionales, les CPAS wallons1 ont publié leur mémorandum régional et communautaire 20042. De nombreusesthématiques prises en charge par les CPAS y sont détaillées, nous avons choisi de nous attarder sur l’insertion sociale et professionnelle, secteur à propos duqueltrois études viennent d’être publiées.
Droit à l’intégration sociale : recours en annulation de l’arrêté royal du 1er mars 2004
La loi du 26 mai 2002 concernant le droit à l’intégration sociale a fait l’objet d’un recours en annulation exercé par la Ligue des droits del’homme1. Diverses dispositions de cette loi ont été annulées par la Cour d’arbitrage, nous vous en avions parlé dans l’Alter Echosn°156.
L’impact social du sport
Une exploration prospective de l’impact social du sport1 vient de paraître. Son but est de sensibiliser à la problématique des relations entre lasociété et le sport. La Fondation Roi Baudouin2, qui en a confié le compte-rendu pratique aux professeurs Marc Cloes (Université de Liège) et John Vincke(université de Gand), définit ce travail comme une phase préparatoire à la décision et à l’action et entend faire office de catalyseur. L’ouvrages’adresse dès lors à tous les acteurs politiques.
« Des fils et des mains » et le CPAS de Namur s’associent autour d’un spectacle de marionnettes
Ce 21 mai dernier, sur la place d’Armes à Namur, se produisait dans le cadre du Festival des Arts forains « Namur en mai », un spectacle de marionnettes manipuléespar 11 stagiaires de la compagnie « Des fils et des mains1 » avec sa marionnettiste professionnelle, Corinne Bailleux. Les stagiaires avaient ceci de particulier qu’ilsétaient des usagers du CPAS de Namur2 ayant bénéficié de la subvention accordée en avril 2003 par le ministre de l’Intégration sociale del’époque (Johan Vande Lanotte), pour permettre aux usagers l’accès à la culture (voir AÉ N° 164).
Flandre : menaces sur les alternatifs du bord de l’Escaut
Le centre Scheld’Apen est en sursis. Le centre s’est créé en 1998 dans la cantine désaffectée du personnel du port, sur un terrain le long de la rive droitede l’Escaut, au Herbouvillekaai (quai d’Herbouville). Il est rapidement devenu un des centres de jeunes les plus fréquentés de la métropole : spectacles en plein air,concerts en tous genres (« du métal au classique… »), théâtre, projection de films, expositions, ateliers pour enfants, tournois de volley-ball : toutétait possible dans cet espace non commercial, en pleine verdure et sans aucune contrainte de voisinage. Dès le début, le terrain où elle était situéeétait destiné à devenir un terrain d’accueil pour gens du voyage par le plan de secteur. Mais les travaux d’aménagement avaient pris du retard et la Villed’Anvers avait rapidement agréé l’asbl Autonoom Centrum Scheld’Apen, gestionnaire du centre. Au fil du temps, tout un petit monde alternatif était venus’installer dans des caravanes, des camionnettes ou des roulottes à côté du centre : beaucoup d’artistes et de musiciens, qui travaillaient dans les ateliers ou lessalles de répétition du centre, ou même en plein air. Au début du mois de mai, tous les « nomades » ont reçu l’ordre de partir. Selon un desfondateurs de Scheld’Apen, ils sont maintenant tous dispersés, les uns repartis vivre en appartement, d’autres partis plus à l’extérieur de la ville, avec leurcaravane, ce qui affecte déjà le bon fonctionnement du centre.
La politique du logement à Bruxelles : promesses, dépenses, réalisations, un n° spécial élections d’Art. 23
L’asbl « Rassemblement bruxellois pour le droit à l’habitat1 » vont éditer un numéro spécial « élections »d’Art.23, publication thématique sur le logement bruxellois. Dans le numéro 15 de cette publication, la politique du logement du gouvernement bruxellois de ces cinqdernières années est évaluée, sous le titre « La politique du logement à Bruxelles : promesse, dépenses, réalisations2 ».
Projet X : rendre les logements plus salubres
Le 24 mai, le CPAS de Bruxelles-Ville1 présentait une nouvelle initiative, le projet X. L’objectif poursuivi est la mise en conformité de 200 logements insalubresaux normes du nouveau Code du logement bruxellois, entre le 23 décembre 2003 et le 22 décembre 2007. Autant que possible, les locataires seront maintenus en place avec maintien de leurloyer actuel. Sinon, des opérations-tiroirs seront menées (logement de transit). Les locataires seront relogés ailleurs de manière définitive uniquement en casd’impossibilité de mise en conformité ou en cas de surpeuplement. Au niveau du périmètre d’intervention, ce projet s’inscrit dans le cadre du contrat dequartier Van Artevelde – Notre-Dame au Rouge. Le premier chantier s’est déroulé dans un immeuble de la rue d’Anderlecht.
Le programme triennal communal du logement 2004-2006 est approuvé
Le 13 mai, le gouvernement wallon a approuvé le deuxième programme triennal communal du logement, à l’initiative du ministre compétent, MichelDaerden1. Il porte sur la période 2004-2006 et devrait permettre la création de 2.700 nouveaux logements. Ceux-ci seront réalisés dans 209 des 262 communeswallonnes. Le montant total des investissements s’élève à 227.162.014 euros.
Pour cent culturel dans le logement social : première réalisation à Laeken
Le 12 mai, une première réalisation a été dévoilée dans le cadre du pour cent culturel dans le logement social. Le « Musée duRéverbère » a été inauguré à Laeken. Création des artistes Nathalie Mertens et Christophe Terlinden de l’asbl Tilt, il a pris place entreles numéros 75 et 87 de la rue Delva. L’œuvre ou « musée » consiste en une installation lumineuse de 16 réverbères d’époques et demodèles différents. Ils sont installés devant les façades de logements sociaux (fraîchement rénovés) du Foyer laekenois.
Les agences immobilières sociales bruxelloises se fédèrent
Les agences immobilières sociales (AIS) se développent depuis quelques années à Bruxelles. Elles sont aujourd’hui au nombre de 17 et gèrent un parc deprès de 1000 logements alors qu’en 1999, elles n’en géraient encore que 150. Elles ont décidé de se constituer en fédération1 afin de mieux sefaire connaître auprès des propriétaires et de mieux développer leurs activités.
Territoire de Seraing : Optim@ déménage pour mieux poursuivre son travail de lutte contre l’exclusion
Le 27 mai dernier, l’asbl Optim@ inaugurait ses nouveaux locaux à proximité de l’hôtel de ville de Seraing1. Un événement à inscriredans un contexte doublement particulier. D’une part, la fin d’une législature. Un élément important pour les gestionnaires de l’association, engagée dansune action sociale et médicale, quand on sait que ses sources de financement à titre d’expérience pilote proviennent en partie de la Région wallonne et de laCommunauté française. D’autre part, le désengagement programmé du sidérurgiste Arcelor qui place les acteurs politiques, économiques et sociaux deSeraing, et en particulier Optim@, devant le défi d’une reconversion « colossale », comme l’a qualifiée le bourgmestre Guy Mathot.
Schéma de structure : changer le visage de La Louvière d’ici à 2015
Commune-pilote et première ville du Hainaut à vivre en décentralisation en 1987, la ville de La Louvière a dû se doter d’un schéma de structure,rédiger un Règlement communal d’urbanisme et créer une Commission consultative de l’aménagement du territoire (CCAT). Dix-sept ans plus tard, confrontéeau phénomène des garnis et en quête d’une identité, la cité des Loups réactualise sa politique d’aménagement territorial et sonschéma de structure. Le nouvel outil a pour objectif de donner un nouveau visage à La Louvière d’ici à 2015, dans le respect du schéma de développementde l’espace régional (SDER). Mobilité, logements, infrastructures, tourisme, transport, patrimoine, environnement et urbanisme figurent parmi les grandes étapes de cettetransformation.
