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Carte blanche

Transversalité et universalité

Alter Échos n° 414-415 7 décembre 2015 Alter Échos

Si j’étais ministre…

Soyons ambitieux. Tant qu’à faire, je souhaiterais être le ministre-président wallon. Tout simplement pour activer et contraindre les transversalités sans lesquelles il n’y aura pas de Plan de lutte contre la pauvreté digne de ce nom. Si, par exemple, les ministres du Logement et de l’Action sociale ne collaborent pas plus, il n’y aura jamais de priorité sur le logement, seule à même de lutter contre la plupart des exclusions. Je rêve aussi d’un plan commun Prévot-Furlan pour construire des résidences-services sociales accueillant dignement des personnes âgées et libérant des logements à deux ou trois chambres dans le logement social.  

Dans vingt ans…

Les CPAS sont toujours là mais ils sont devenus SPAS: services publics d’action sociale. Plus de revenu d’intégration. Tous les Wallons bénéficient d’une allocation universelle. Le basculement culturel des années 2015 à 2020 aura réussi à persuader tout l’échiquier politique et les interlocuteurs sociaux que l’allocation universelle était la voie la plus inclusive pour atteindre, de manière cohérente, cinq objectifs majeurs: supprimer les pièges à l’emploi, supprimer les contrôles sur la vie privée, aménager et réduire le temps de travail, libérer l’autonomie et la créativité citoyennes et accompagner la transition écologique. Les travailleurs sociaux ont désormais tout loisir d’accompagner le développement et le parcours des personnes en difficultés.

Philippe Defeyt, président du CPAS de Namur

A l’occasion de notre numéro spécial 20 ans,  Alter a donné carte blanche à des anciens de l’Agence, des lecteurs fidèles ou des personnalités que l’on interroge régulièrement dans nos colonnes.  Lire les autres cartes blanches

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