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Logement

Un plaidoyer pour l’habitat léger

Le réseau brabançon pour le droit au logement demande que « l’habitat léger » (habitat permanent en camping, yourtes etc.) trouve sa place dans la future déclaration de politique régionale.

17-06-2014
© Pierre Ronde

Le réseau brabançon pour le droit au logement demande que « l’habitat léger » (habitat permanent en camping, yourtes etc.) trouve sa place dans la future déclaration de politique régionale.

Pour le réseau brabançon pour le droit au logement (RBDL), le « logement léger » est une « solution populaire à prendre en compte ». Une solution à quoi ? A la crise du logement bien sûr.

Mais d’abord, qu’est-ce que l’habitat léger ? Pour le RBDL, il s’agit « d’habitats aisément démontables ou permanents, transposables et/ou réversibles, dont le tonnage en mètre cube est bien plus faible que le logement traditionnel. En fonction des régions, les prix peuvent être jusqu’à 10 fois inférieurs à ceux des logements traditionnels moyens ».

On trouve dans cette catégorie d’habitats légers des situations très différentes. En grossissant le trait, on peut dire qu’il y a, d’un côté, des personnes en situation précaire qui vivent en « habitat permanent », donc en zones de loisirs ou dans des campings de la Région wallonne. Et de l’autre, des idéalistes qui explorent des modes de logements alternatifs dans des yourtes, des « dômes » ou des modules en bois, flirtant avec le high-tech. Bien sûr, la réalité est plus complexe et il n’est pas rare que ces deux catégories se chevauchent. Il n’en reste pas moins que la distinction est importante, car pour Serge Morciaux, du centre culturel du Brabant-Wallon, l’habitat léger peut être une solution « pour autant qu’elle soit choisie ». Même si la frontière entre contrainte et choix est parfois floue pour des personnes en situation précaire.

Serge Morciaux constate que la Région wallonne a déjà bien évolué pour reconnaître l’habitat léger.En premier lieu concernant les résidents permanents : « Aujourd’hui la Région wallonne reconnait l’habitat permanent comme un habitat légitime, via son code du logement et de l’habitat durable, qui permet de rénover ce type d’habitat ». Et donc de s’y installer de façon pérenne.

Une évolution intéressante, mais qu’il faudrait aujourd’hui poursuivre, pour faciliter la vie de ceux qui vivent dans des habitats légers et qui subissent de nombreuses tracasseries, comme l’expliquait Alter Echos l’an passé.

Concrètement, le RBDL demande que « la reconnaissance de l’habitat léger trouve sa place au sein des sujets qui figureront dans la déclaration de politique régionale pour les cinq années à venir ».

 

 

Cédric Vallet

Cédric Vallet

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