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La Communauté française fêtée et… contestée
La Communauté française a été fêtée, comme chaque année, ce 27 septembre par différents spectacles populaires et discours officiels. Ledébat sur son nom et sur son organisation, voire son existence même, plus ou moins vif selon les millésimes, a resurgi cette année de manière plus forte. Àl’origine de cette relance du débat : un « manifeste pour une Wallonie maîtresse de sa culture, de son éducation et de sa recherche1 », remis au présidentdu Parlement régional à Namur, Robert Collignon (PS), quelques jours avant les Fêtes de Wallonie ; mais aussi un sondage du journal Le Soir.
La future constitution de l’Europe dans une phase décisive
Le 4 octobre 2003 restera marqué par l’ouverture à Rome de la sixième conférence intergouvernementale (CIG) de l’histoire de la constructioneuropéenne1, non sans que les principaux acteurs institutionnels, Commission européenne, Parlement européen et États membres en tête ne radicalisent leurs vuesjusqu’à la surenchère, juste avant l’événement. Une des principales divergences étalée depuis des semaines porte sur le maintien intégralou non du projet de constitution élaboré par la Convention et finalisé en juillet 2003. Pour Valéry Giscard d’Estaing, le président de la Convention, leprojet doit être approuvé tel quel avec des ajustements mineurs. Pour la Commission européenne en revanche et son président Romano Prodi, il faut une réouverture dudébat sur plusieurs dossiers controversés. Un débat que le Parlement européen n’a pas vraiment tranché en insistant tant sur le respect des équilibresdéfinis par la convention européenne que sur le fait que des améliorations peuvent être apportées au projet constitutionnel mais sans toucher à sacohérence2. Au bout du compte, les protagonistes de la CIG apparaissent comme divisés en deux camps, entre ceux qui sont favorables au projet de la Convention et ceux qui ne la portentpas dans leur coeur.
Blindsurfer rend internet accessible aux aveugles
« La Wallonie sera en ligne ou ne sera pas », c’est le postulat qui fonde la quatrième priorité du programme d’action 2002-2004 du Contrat d’Avenir.Encore fallait-il traduire cette priorité dans les faits… En matière économique, le programme Wall-on-line s’avère être le fer de lance du gouvernementélectronique. En matière sociale, le plan de sensibilisation aux TIC à destination de publics plus fragilisés vise au moins 100 000 personnes. En avril dernier, legouvernement wallon franchissait une étape supplémentaire en décidant de rendre accessible aux personnes déficientes visuelles l’ensemble des sites Web de laRégion wallonne.
Texto : la note « Big Brother » de la Conférence nationale pour l’emploi
Au début de la dernière semaine des travaux de la Conférence nationale pour l’emploi, le gouvernement remettait aux participants une série de notes de travailreprenant ses propositions et certains résultats des travaux y relatifs, notamment les points d’accord ou de désaccord des régions, voire leurs contre-propositions. Une deces notes a défrayé la chronique (surtout les points 2.3 et 3.3). Surnommée note « Big Brother », discutée entre fédéral et entitésfédérées (pas encore à ce moment-là avec les partenaires sociaux), défendue par la Flandre et le fédéral, dénoncée par laFédération des CPAS wallons, la Ligue des droits de l’homme et d’autres, elle concerne le contrôle de la disponibilité des chômeurs.
La Conférence Emploi sauvée par le non-marchand, l’économie sociale, les services de proximité et l’intérim?
Personne ne sait si on parle encore de créer 200 000 emplois en quatre ans. Toujours est-il que la Conférence nationale pour l’emploi s’est clôturée le 10octobre en entérinant une série d’engagements, de mesures et de réformes étalés sur des périodes allant de quelques mois à quatre ans. 60 000nouveaux emplois sont donc attendus. 43 000 d’entre eux seront créés grâce à trois (batteries de) mesures : le Maribel social, le soutien àl’économie sociale, et la réforme du titre-services. Le non marchand, l’économie sociale, les services de proximité et l’intérim seront donc enpremière ligne pendant quatre ans. Mais on parle aussi, pour le reste de l’économie, de formation continuée, de lutte contre les discriminations, de réduction decoût du travail ou de formation en alternance.
Un séminaire du CEF interroge la MOC et évoque le Processus de Bruges-Copenhague
La MOC, la méthode ouverte de coordination, qui constitue la pierre angulaire du nouveau mode de « gouvernance » européen, a fait l’objet d’unséminaire organisé par le Conseil de l’éducation et de la formation1, le vendredi 26 septembre (suite à l’avis 82 paru en juin dernier). «L’approche intégrée de l’éducation et de la formation » initiée au travers de la stratégie de Lisbonne est, avec la politique de l’emploi,un des terrains privilégiés d’application de la MOC. L’occasion de refaire le point sur le processus de Bruges – Copenhague qui depuis novembre 2001 met en place lesconditions d’une plus grande intégration des systèmes de formation et d’enseignement professionnels des pays européens.
Crise du logement à Bruxelles : actions, débats et propositions
Une fois de plus, la crise du logement bruxelloise focalise l’attention. Le secrétaire d’État bruxellois à l’Aménagement du territoire, Willem Draps,formule plusieurs pistes pour la résoudre. Ses solutions se traduisent au travers d’une politique d’Aménagement du territoire et d’une politique foncièreefficaces. Le Collectif COLERe, lui, dénonce l’impossibilité pour de nombreuses familles d’accéder à un logement décent. Les nombreux outils mis enplace ne suffisent pas. Enfin, le RBDH a organisé une Action bidonville dénonçant la situation du logement bruxellois.
Pour lutter contre l’exclusion à Seraing, le mot d’ordre d’Optima : observer et réfléchir pour mieux agir1
Optima pour… Observation – Participation – Territoire – Intégration – Méthodologie – Action. Née à Seraing en 1998 àl’initiative d’intervenants de terrain préoccupés par la diversification et l’ampleur croissantes des problèmes des habitants, l’asbl Optima est unobservatoire socio-économique de la santé. Travaillant en partenariat avec plus de soixante organismes provenant de tous les secteurs, elle se définit comme un outil de luttecontre l’exclusion, favorisant le bien-être et l’intégration sociale, culturelle, sanitaire et économique des habitants. Elle s’est dotée d’outilspour produire collectivement et accumuler les connaissances utiles sur son territoire, et pour développer les actions qu’appellent les évolutions sociales qui se dégagentde ses analyses.
Pas d’enveloppe budgétaire affectée à la revalorisation des APS via le plan Activa
Le statut des agents de prévention et de sécurité (APS) est en voie de revalorisation. C’est une conséquence directe du plan Activa imaginé par LauretteOnkelinx. Offrir un contrat de travail « normal » à ces chômeurs de longue durée qui, via le système Agence locale pour l’emploi, prestaient 53 heurespour le compte des communes bénéficiant d’un contrat de prévention et de sécurité.
Réforme des aides aux entreprises wallonnes : aussi pour l’économie sociale marchande
Le 16 octobre, le gouvernement a approuvé en quatrième et dernière lecture deux des trois avant-projets de réforme des lois d’expansion économique,préparés par le Serge Kubla, ministre de l’Économie, des PME, de la Recherche et des Technologies nouvelles1. Ayant reçu les avis favorables du Conseiléconomique et social (CESRW), du Conseil de l’environnement et du développement durable (Cwedd), de la Commission européenne et du Conseil d’État, ces deuxchantiers de longue haleine sera sous peu mis en débat au Parlement régional.
L’Ancre, un service de gardes-malades de nuit au CPAS de Saint-Ghislain
Le 23 septembre, le CPAS de Saint-Ghislain1 inaugurait son nouveau service insertion et par la même occasion un service de proximité à l’attention de sesusagers. Un projet qui s’inscrit directement dans le cadre de l’Accord de coopération relatif à l’économie sociale conclu en 2000 par l’Étatfédéral, les Régions et la Communauté germanophone. Le service en question est un service de gardes-malades, baptisé « L’Ancre ». Mis sur pied etsubsidié à la suite d’un appel à projets lancé par l’ex-ministre wallonnie de l’Emploi, Marie Arena, dans le cadre de l’économie sociale(intégration de personnes précarisées par des formations qualifiantes), le service de gardes-malades de nuit est né d’une double nécessité. D’unepart, la volonté du Conseil de l’Aide sociale saint-ghislainois de favoriser l’engagement de minimexés (57 Articles 60 sont actuellement au travail à Saint-Ghislain),principalement des femmes, espérant obtenir une formation qualifiante, dans des délais rapides2. D’autre part, le constat de carence en matièred’encadrement social, pour les personnes âgées, la nuit, période propice au sentiment d’insécurité, d’isolement et dedépendance3.
Proxemia : une nouvelle SCFS dans le domaine du nettoyage à domicile
L’arrivée des titres-services suscite la création d’entreprises. C’est dans ce contexte qu’a vu le jour, à Chapelle-lez-Herlaimont, unecoopérative de services à finalité sociale. Créée le 16 juin dernier, lancée le 1er juillet, « Proxemia » se veut le chaînon manquant dansla cohésion sociale chapelloise, le prolongement du Plan social intégré mis en œuvre en 1998. Et plus loin encore, s’inscrit dans une réflexion menéedepuis 1995, contre l’exclusion sociale et pour l’insertion professionnelle par diverses structures associatives locales telles que la maison de l’emploi, l’agence locale pourl’emploi, l’agence de développement local, le CPAS ou l’asbl Symbiose1.
