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  • Loi Peeters : gifle pour les travailleurs?

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    La Loi Peeters? «Une législation du travail moderne [qui] permet de mieux concilier travail, famille, soins et formation.» C’est le ministre qui le dit. La perception des syndicats diffère légèrement. 

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Carte blanche

One Day Max: «Une nuit dehors est une nuit de trop!»

Sans-abri sur un banc © Flickrcc Marie Aschehoug-Clauteaux
Sans-abri sur un banc © Flickrcc Marie Aschehoug-Clauteaux
  • 414 - 415
  • Par Alter Échos 
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Des milliers d’articles, des centaines de colloques, de recherches… L’Agence Alter vient de souffler ses 20 bougies! Pour l’occasion, il nous tenait à cœur  de donner une place dans nos pages à notre «communauté»: anciens de l’Agence, personnalités que l’on interviewe régulièrement ou qui nous lisent depuis 20 ans. À chacun, nous avons demandé de répondre à l’une des questions suivantes: Quelle enquête voudriez-vous mettre à la une d’Alter Échos? De quoi rêveriez-vous pour votre secteur dans les 20 années qui viennent? Quelle politique mèneriez-vous si on vous confiait un portefeuille ministériel? À quoi ressemblera votre secteur dans deux décennies?

«One Day Max: ‘Une nuit dehors est une nuit de trop!’» est une contribution de Laurent d’Ursel, ministre d’un soir en charge du sans-abrisme, artiste et cofondateur de DoucheFLUX.

Constat. Quelques jours passés à la rue peuvent suffire à casser quelqu’un à vie, d’autant qu’on n’y aboutit pas sans que préexiste chez la personne une fragilité (psychologique, financière, médicale, mentale, relationnelle, etc.) qui la rendra vulnérable à l’impitoyable vie à la rue, là où règne la loi du plus fort, les solidarités sont éphémères, la nécessité de survivre expose souvent à des fréquentations douteuses et à des habitudes nocives. Sans oublier la déconsidération de soi aiguisée par mille humiliations quotidiennes. Paradoxalement, toute nouvelle journée à la rue, de par sa dureté même, en complique la sortie. Parce que la violence «toute nue» de la rue reflète, par un effet de miroir effrayant, la violence «en habit» de la société dite normale? Une chose est sûre: la spirale de l’auto-exclusion est vite infernale. L’instinct de survie − dont la vue est forcément courte mais l’imagination infinie − trouve vite quelque avantage à la plus fâcheuse des vies. Plus la désocialisation est engagée, plus la resocialisation est compromise. Les équipes pluridisciplinaires impliquées dans le programme Housing First en faveur des SDF de longue date en savent quelque chose.

Mesure. Faire en sorte qu’une personne tombée à la rue n’y reste pas.

Appel. Une politique nouvelle – au nom belgement fédérateur: One Day Max − mobiliserait, entre autres, la société civile, en synergie avec les associations. Des particuliers dûment formés hébergeraient pour une durée d’un mois renouvelable et contre un loyer minimum et des avantages fiscaux, une personne fraîchement tombée à la rue.

Avantage. Que les acteurs de première ligne de la politique sociale ne soient pas tous des professionnels du secteur, voilà qui y installerait le principe oxygénant de la mixité.

Si vous le souhaitez, lisez ici les autres contributions réalisées à l’occasion de nos vingt ans.

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