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Regard critique · Justice sociale

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Grâce-Hollogne : l’atteinte à la vie privée rayée du formulaire pour les candidats au logement social

Les Écolos de Grâce-Hollogne se sont dernièrement insurgés contre le document soumis aux propriétaires des habitations quittées par les candidats aulogement social. Le formulaire de la SLGH (Société de Logement de Grâce-Hollogne) comptait notamment des questions sur les éventuels retards de loyer et l’entretiendu logement : pour Écolo, « c’est inadmissible. Il s’agit d’une atteinte à la vie privée pourtant garantie par l’article 22 de la Constitution. Cedocument n’est pas exigé par la Région wallonne ». Et de réclamer « le retrait immédiat du formulaire ». L’échevin du logement, DanielParent (PS), a « relativisé : un propriétaire privé sera content de voir partir un locataire en retard de paiement et ne le signalera pas », mais, pour le bourgmestreet président de la SLGH, Maurice Mottard (PS), « le formulaire, déjà amendé, n’est pas inamovible. Nous n’avons jamais fait preuve de sectarisme. Chaquegroupe politique est représenté à la SLGH ». Il a donc soutenu la requête écolo lors du dernier conseil d’administration de la société.

Des académies de bénévoles mises en place par la Cera Foundation afin de « professionnaliser » les méthodes

Académies de bénévoles, c’est la formule choisie par la Cera Foundation1 pour assurer la formation de ses sociétaires actifs en tant quebénévoles et répondre aux attentes de ces derniers. Les académies, bien que prioritairement destinées à ce public proche de la Cera (sociétaires etorganisations aux projets déjà soutenus par la Fondation), semblent relativement ouvertes dans les faits. Principalement du côté francophone, où les académiesgénèrent un faible taux de participation.

« Peuple et culture » réaffirme en colloque la pertinence de l’éducation populaire

Ces 5 et 6 décembre, l’association d’éducation populaire Peuple et culture Wallonie/Bruxelles (PEC/WB) conviait quelques dizaines de travailleurs, militantsd’associations et de chercheurs à témoigner et à réfléchir sur l’actualité des pratiques d’éducation permanente que constituel’« éduc’pop ». Sous la question « L’éducation populaire, un concept dépassé ? », interventions, ateliers d’échangede pratiques et débats thématiques se sont succédé. Parcours transversal.

Quel futur pour les Fonds structurels européens ? Des décisions imminentes…

Les Fonds structurels en Europe visent à réduire les écarts entre les groupes sociaux et les régions. Ils concrétisent l’idée de solidarité,puisque le principe est que les États les plus riches payent pour les États les plus pauvres. Les Fonds structurels drainent un tiers du budget européen, ce qui représentela deuxième dépense communautaire, après l’agriculture. Les aides financières, dans le cadre des Fonds structurels européens, courent pour la période2000-2006. Mais que va-t-il se passer au-delà de ce terme ? Toutes les hypothèses sont permises, y compris les plus pessimistes car les restrictions financières sont sur toutesles lèvres. Dans quelques semaines, en janvier prochain, la Commission européenne va préciser son point de vue, en clarifiant ses propres propositions de réforme, tout enadoptant un document politique important : le Troisième rapport sur la cohésion en Europe.

Éducation permanente, les textes prennent du retard pour la mise en route de la réforme du secteur

Alors qu’ils étaient annoncés pour septembre, les arrêtés d’application nécessaires à l’entrée en vigueur du nouveau décretdu secteur de l’éducation permanente, se font attendre. Ils sont actuellement en phase d’analyse auprès du Conseil supérieur de l’éducationpermanente1, et soumis à des allers-retours avec le cabinet du ministre Dupont2. D’après les estimations de ce dernier, la finalisation est «prévue pour le début de l’année 2004 ».

Stratégie de Lisbonne : vers l’échec des réformes des politiques d’éducation et de formation ?

Depuis le Conseil européen de Lisbonne de mars 2000, l’Union s’est fixé l’objectif de « devenir l’économie de la connaissance la pluscompétitive et la plus dynamique du monde ». Pour rencontrer ces nouvelles exigences socio-économiques d’ici 2010, l’Union a ouvert une série de chantiersessentiellement axés sur l’éducation et la formation. Au printemps 2004, un Conseil européen des chefs d’États et gouvernements devra évaluer le cheminparcouru. C’est dans cette perspective que la Commissaire européenne à l’éducation et à la culture, Viviane Reding, a remis le 11 novembre dernier auxministres de l’éducation un rapport (« Éducation et formation 2010. L’urgence des réformes pour réussir la stratégie de Lisbonne ») danslequel elle tire la sonnette d’alarme. Elle y affirme notamment qu’il est temps de « passer la vitesse supérieure et de transformer les engagements politiques en actionsconcrètes, car sans l’éducation, Lisbonne sera un échec ».

Une valeur temporairement plus élevée pour tous les titres-services

Les après-midi d’information sur les titres-services destinées aux employeurs francophones et néerlandophones ont eu lieu les 27 et 28 janvier dernier dans les locaux dela Banque nationale. Au total, quelque 600 personnes intéressées y ont assisté. Une brochure d’information à l’intention des entreprises a étéprésentée au cours de ces séances.

FSE et Région wallonne donnent un coup de pouce à l’emploi à Liège

La ville de Liège compte un taux de chômage de 21,7 % contre 18,2 en Wallonie et 12,7 en Belgique. Le ministre wallon de l’Emploi et de la Formation, Philippe Courard, vient deprésenter plusieurs projets socio-économiques pour favoriser l’emploi. Les initiatives seront financées sur cinq ans via quelque 30 millions d’euros répartisentre le Fonds social européen (FSE), la Région wallonne et la Ville de Liège. La Région compte également investir 4,9 millions d’euros dans les centres decompétences liégeois spécialisés en électromécanique.

La nouvelle version de SINE est sur les rails

Depuis le 1er janvier 2004, la mesure SINE (Sociale inschakelingseconomie) a été adaptée. Pour rappel, cette disposition prévoit l’activation des allocations dechômage, du revenu d’intégration sociale (RIS) ou de l’aide sociale financière, à durée indéterminée, en faveur desbénéficiaires de ces allocations. Les changements s’inscrivent dans la démarche d’harmonisation et de simplification des régimes de déductions decotisations de sécurité sociale. Les modifications portent essentiellement sur la durée de l’intervention, les personnes admissibles, les employeurs admissibles et le tempsde travail.

Nouvelles mesures sociales pour les coupures d’électricité en Wallonie

Après deux années de négociation, un nouveau pas vient d’être franchi dans le respect du droit d’accès à l’énergie pour toutcitoyen. À l’initiative du ministre wallon de l’Énergie, José Daras (Écolo)1, le gouvernement wallon a mis en place une nouvelle réglementation quidéfinit les droits et les devoirs tant des fournisseurs d’électricité que ceux des ménages en difficulté et des acteurs sociaux amenés àintervenir. En effet, l’ancien système de mesures sociales Minimelec privait encore de gaz et d’électricité plus de 11.000 familles. Dans plus de la moitié descas, les coupures dépassaient les 30 jours.

Le Télé-Service flémallois au service des personnes à mobilité réduite

Avec 15 conducteurs bénévoles, l’asbl Télé-Service Flémalle1, implantée sur le plateau flémallois des Trixhes, effectue quelque 4.000 coursespar an pour les personnes démunies, sans voiture, âgées, malades ou handicapées. Les chauffeurs assurent le transport, l’attente (3 heures au maximum) et une aideéventuelle chez le médecin, le pharmacien, l’avocat, à l’hôpital, chez un ami ou au magasin d’alimentation. Le prix ? « Par exemple 10,40 euros pourun aller-retour et 3 heures d’accompagnement dans les services de l’Hôpital de la Citadelle, répond l’assistant social Christophe Brehl. Nous n’exigeons pas unefiche des revenus, mais si nous nous rendons compte qu’un vieux grippe-sou nous appelle souvent pour économiser le coût du taxi, nous lui faisons remarquer qu’il monopoliseles conducteurs ». Les habitants flémallois peuvent « commander » une course par téléphone, par fax et, depuis le début du mois de janvier, en consultantle nouveau site Internet de l’association. « Les personnes qui font appel à nos services disposent rarement d’un ordinateur, reconnaît Christophe Brehl, mais leursenfants et leurs petits-enfants surfent de plus en plus souvent sur le Net et peuvent ainsi demander une aide pour leurs parents. »

Détenus internés : une médecine du tiers-monde

Surpopulation, manque de personnel, vétusté des locaux, encadrement insuffisant. C’est un constat accablant qu’a dressé le 21 janvier l’Observatoireinternational des prisons (OIP)1 lors de la présentation à la presse de son « Rapport sur l’internement en Belgique ». Des observations récurrentes cesdernières années lorsqu’il s’agit d’étudier le système carcéral belge, sauf que cette fois, il est question d’internement,c’est-à-dire d’une mesure décidée à durée indéterminée, rappelle l’OIP.