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Associatif & communication : pistes et formations pour des sites dynamiques
La communication efficace grâce aux outils fournis par l’Internet est un mot d’ordre que non seulement la Communauté française mais encore le monde associatif afait sien. Encore faut-il adapter l’outil aux besoins et aux objectifs des intéressés, c’est-à-dire des utilisateurs-internautes. Or, penser en « langueinternet » nous demande de réaliser une sorte de révolution copernicienne. Jean-Claude Bonfanti1 le rappelait le 27 avril dernier lors d’un colloque organisé par laCommunauté française, « Communiquer la culture » : « Les structures dans lesquelles nous évoluons, sont – ou étaient – linéaires. Avecles nouveaux outils, dont le plus emblématique est assurément le Web, nous sommes entrés dans un monde rhizomique, dans une structure de liens. Cette horizontalité etcette non-hiérarchie des savoirs et des connaissances et donc des systèmes de circulation de la pensée et des connaissances doivent être impérativement prises encompte dans la structuration de nos modes de communication », argumentait-il.
Le clochard, néant de l’humanité ?
Lors de son colloque intitulé « Errer humanum est » (l’errance est humaine) le 6 novembre dernier, l’espace social Télé-Service1 avait entre autresinvités, convié le Dr Pierre Pouwels, de la mission France de Médecin du monde pour une conférence sur le thème du « corps en exil : pathologiesspécifiques et nouvelles migrations ». En guise de préambule, le Dr Pierre Pouwels avait emmené sur vidéo une interview de Patrick Declerck sur la chaînefrançaise LCI. Patrick Declerck est ce psychanalyste et ethnologue qui a suivi la population des clochards de Paris durant plus de 15 ans : dans la rue, dans les gares, dans les centresd’hébergement, au Centre d’accueil et de soins hospitaliers de Nanterre, au Samu social. En 1986, dans le cadre de Médecins du Monde, il a ouvert la premièreconsultation d’écoute destinée aux SDF en France et leur a également consacré un bouquin paru en 2001 sous le titre Les naufragés – Avec les clochards deParis2.
Alain Hutchinson dévoile son Plan logement
Le 19 novembre, le secrétaire d’État bruxellois au Logement, Alain Hutchinson1, a présenté le budget logement 2004 et dévoilé son plan logementà la presse. Par ce biais, il a aussi répondu aux attaques d’Ecolo, qui avait récemment qualifié d’échec ses politiques du logement.
Incendies aux Goujons : ne pas tout ramener à l’insécurité
Durant novembre, plusieurs incendies criminels ont semé l’effroi parmi les locataires sociaux de l’immeuble des Goujons à Anderlecht. La commune a décidé derépondre au sentiment d’insécurité des habitants. Dans un premier temps, il a été décidé de confier la garde de cet immeuble de 18 étagesà deux vigiles, relevant d’une société de gardiennage. Dans un second temps, il est prévu d’apporter des solutions techniques pour sécuriser les lieuxd’ici à mars 2004. Les 800 locataires sont, pour le moment, rassurés par la présence des vigiles. Mais la problématique des « Goujons » est beaucoup plusvaste. Elle ne s’arrête pas à l’insécurité, loin de là.
Le parlement wallon évalue la politique du logement social
Les 17 et 18 novembre, la Commission de l’Action sociale, du Logement et de la Santé du parlement wallon1 s’est penchée sur l’évaluation de laproblématique du logement social. À cette occasion, les parlementaires ont entendu plusieurs représentants du secteur. Le ministre du Logement, Michel Daerden, a rappeléses différentes réalisations au cours de la législature et ses projets en cours. Il a pointé la nécessité d’ouvrir le débat sur « le modede calcul du loyer car la liaison avec le revenu entraîne de la tricherie au niveau du revenu déclaré ».
Les pistes de Philippeville pour reloger ses résidents permanents en camping
À Philippeville, l’administration communale a décidé de prendre sérieusement en mains la problématique des résidents permanents en camping. Elle necompte pas d’équipements touristiques en zones inondables, mais deux campings sont concernés par la phase1 du plan HP (Habitat permanent) : le camping de La Forêt (àNeuville) et celui du Moulin (à Romedenne). Ils hébergent 17 résidents permanents répartis dans 11 ménages. Pour la phase 2, trois domaines sont visés : lebois de Roly, la forêt à Neuville et les Valisettes. Près de 680 personnes y vivent, mais tous ne sont pas précarisés. Il y a aussi des pensionnés et desrevenus moyens.
Cinq groupes de travail pour les états généraux des familles
Les états généraux des familles, au programme de la déclaration gouvernementale et confiés à la secrétaire d’État Isabelle Simonis1,entrent en phase de travail. Cinq groupes ont été constitués ; des pistes de travail et de recherches sont proposées pour chacun d’eux ; un calendrier de rencontresest fixé ; et la communication autour de l’événement s’intensifie. Un logo a été mis au point pour l’occasion « pour marquer notre travail,l’identifier », un site internet est en construction.
Le déclin de l’institution : une sociologie des « travailleurs sur autrui »
Un colloque sur le thème de l’autorité à l’école était organisé, le 7 novembre à l’hôtel de ville de Charleroi par septCentres PMS libres de Châtelet, Chimay, La Louvière et Marchienne-au-Pont1, qui ont été amenés à s’intéresser à l’autorité età inviter trois chercheurs français dont les écrits éclairent ce thème : Gérard Mendel, Jacques Pain et François Dubet. L’occasion de revenirsur le dernier grand ouvrage du sociologue F. Dubet, Le déclin de l’institution2. Un livre qui offre des repères pour comprendre l’évolution des métiersrelationnels et sociaux. Mais avant tout, quelques mots sur ce colloque relatif à l’autorité qui, se centrant sur l’enjeu scolaire, a brassé des transformations quiconcernent plus largement l’ensemble de nos sociétés.
Finance éthique : 313 fonds en Europe et 60 produits en Belgique
Le rapport « Green, Social and Ethical Funds in Europe 2003 » en est à sa 4e édition.1 Compilé par le Sustainable Investment Research International(SiRi) Group, ce rapport est devenu une référence en Europe et a pour but de donner des informations sur l’évolution de l’investissement socialement responsable.
Allocation loyer, chèque logement, complément logement… : pléthore de propositions
De plus en plus souvent, le concept d’« allocation loyer » revient lors des débats sur la crise du logement. La création d’un tel outil favoriseraitl’accès au logement aux ménages à faibles revenus. Le moins que l’on puisse dire est qu’il y a une véritable pléthore de propositions en lamatière. Elles émanent aussi bien des organisations représentants les locataires que de celles des propriétaires, ou encore des élus régionaux ou nationaux.Bien entendu, si chacun semble d’accord sur la mise en œuvre d’une allocation loyer, les avis divergent concernant les conditions d’octroi de celle-ci.
Le Collectif des entreprises d’insertion du Québec
Le Collectif des entreprises d’insertion du Québec1, créé en 1996, regroupe 42 entreprises d’insertion sur les 50 existantes au Québec. Lesentreprises d’insertion correspondent, en Belgique, aux entreprises de formation par le travail. Le Collectif remplit quatre mandats : la représentation politique et la mise en valeurdes centres, la promotion et le développement des affaires, la formation du personnel, la recherche et le développement. Il s’emploie à « réseauter » lesentreprises d’insertion et se porte garant du respect des sept critères de définition d’une entreprise d’insertion2. Des critères pris en compte parle gouvernement provincial du Québec, en charge des questions d’emploi, dans l’établissement du cadre de reconnaissance et de financement actuel des entreprisesd’insertion.
Petites Mains : l’insertion de femmes immigrées dans les métiers de la confection industrielle
Petites Mains1 est une entreprise d’insertion québécoise (l’équivalent des entreprises de formation par le travail) qui forme des femmes à 98 %immigrantes, exclues du marché du travail. Créée en 1994 par une religieuse dans le quartier le plus ethnique de Montréal, Côte-des-Neiges, et reconnue commeentreprise d’insertion en 2000, ce projet d’atelier de couture a été choisi par les femmes fréquentant le comptoir alimentaire et désireuses de travailler.Equipée de quatre machines à coudre domestiques, l’asbl compte aujourd’hui une soixantaine de machines professionnelles, forme entre 50 et 60 participantes par an enprovenance de 65 pays depuis sa fondation, avec un taux de réussite de plus de 80 % (placement en emploi ou retour aux études). Mais nous avons du travail pour tout le monde, assureNahid Aboumansour, directrice.
