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Regard critique · Justice sociale

Big data, bug brother?

Nos statuts liés au travail, à nos déménagements, à nos problèmes de santé, ou plus simplement à notre simple identité administrative. Tout cela représente une incroyable accumulation publique de données numériques. Nos «big data». Conséquence: logiciels et algorithmes deviennent indispensables à nos administrations publiques pour stocker, visualiser, gérer ces informations. Mais aussi peut-être pour nous sauver. Ou nous contrôler.

11-11-2016 Alter Échos n° 433

Nos statuts liés au travail, à nos problèmes de santé ou à notre identité administrative représentent une incroyable accumulation publique de données numériques. Nos «big data» (lire l’Edito du dossier, « Que deviennent nos données ?« ). Conséquence: logiciels et algorithmes deviennent indispensables à nos administrations publiques pour stocker, visualiser, gérer ces informations. Pour nous sauver en réglant les problèmes du chômage ou du dumping social? (Lire «Big data is watching your job» et «Dispositif ‘taxe kilométrique’ et lutte contre le dumping social: l’occasion manquée?»)

Évidemment, la circulation, l’échange et le croisement de nos vies numérisées représentent un danger pour notre intimité. En Belgique, nos données de sécurité sociale voyagent beaucoup. Le tout sans contrôle renforcé (lire «Sécurité sociale: l’échange hors contrôle de nos données»). Pourtant, ce n’est pas faute de connaître la matière. La gestion informatique centralisée des données personnelles pourrait avoir sa place parmi les spécialités belges, entre frites et gaufres. Aucun pays en Europe n’a poussé aussi loin la pratique. Pour réussir ce défi, notre pays a pu s’appuyer sur l’asbl Smals, véritable machine de guerre des technologies de l’information et de la communication (TIC), mais qui ne brille pas par sa transparence (lire: «La Smals: la vie privée de nos données»).

Des risques de bug, brother?

 

 

Agence Alter

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