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Economie circulaire
© Ressources asbl, les fruits de la collecte

Réemploi : le réseau se tisse, la récup’ progresse

9 mars 2017 Vincent Balau

Avec la publication de son troisième « Observatoire du réemploi et de la réutilisation », l’asbl Ressources a fait le bilan annuel de ses activités. L’association fédère les ressourceries de la Wallonie et de Bruxelles ainsi que les entreprises sociales actives dans la réduction des déchets. Elle confirme la hausse des collectes et de l’emploi dans le secteur. Un plus pour l’économie circulaire.

Quand on pense à la récupération, on imagine des meubles ou des livres. Mais on n’envisage pas forcément qu’il y ait des produits informatiques, de l’électroménager ou des vélos. « Ces filières sont moins connues », regrette Arabelle Rasse, chargée de communication de l’asbl  Ressources. « Pourtant, il y a des membres qui se sont spécialisés sur un type de filière. On ne répare pas un frigo comme un vêtement, cela demande des compétences spécifiques ».

La synthèse des données clés des acteurs du réseau doit permettre de valoriser ce travail, ses variétés, et d’en faciliter l’accès aux citoyens. Arabelle Rasse explique : « Depuis plusieurs années, on a le vent en poupe. Le réemploi s’intègre aux habitudes du citoyen, mais il fallait en comprendre les évolutions pour pouvoir les anticiper. C’est dans ce cadre que cet outil a été créé ».

Sur l’année 2015, les membres du réseau ont collecté pour 142.000 tonnes de biens, 77% de plus qu’il y a 10 ans. Sur cette collecte, ils ont réutilisé 48.900 tonnes, soit, 34% de la collecte. Arabelle Rasse poursuit : « Si on regarde le chiffre de produits réutilisés en kilos par habitants (2,13 kg/hab/an), il est deux fois plus important à Bruxelles et quatre fois plus en Flandre qu’en Wallonie. Il y a encore du potentiel ».

Une couverture géographique en progression

Resources asbl, ce sont en tout 60 structures membres dont 7 ressourceries, 29 centres de tri, 2.800 emplois équivalents temps plein, 145 boutiques de seconde main et 8 filières répartis en Wallonie et à Bruxelles. Mais les activités ne couvrent pas la totalité du territoire. Selon le rapport, 47% de la population wallonne est couverte par les services du réseau de réemploi.

Arabelle Rasse précise : « Ce n’est pas parce que vous habitez loin d’une ressourcerie qu’un autre opérateur ne peut pas vous rendre service. La ressourcerie peut peut-être faire le déplacement jusqu’à chez vous. Notamment dans le sud du pays où les distances sont plus importantes. Mais tous les grands bassins de vie sont couverts par nos services. D’autres projets de ressourceries sont en cours dans les provinces du Hainaut, du Luxembourg, à Bruxelles…. Cela peut prendre plusieurs années avant d’être opérationnel. »

En effet, les chiffres des sites actifs, des employés et des activités sont tous à la hausse. De 3.000 volontaires, apprenants et employés en 2005, ils sont passés à 5.000 en 2015. Des 100 sites (centres de tris, ateliers et magasins de seconde main) à la même période, ils passent à 279.

Les ressourceries, une marque collective

Pour le moment, il y a 7 ressourceries qui composent le réseau. Chacune est ancrée localement à sa façon. Elles sont une marque collective détenu par l’asbl RESSOURCES. Pour s’appeler Ressourcerie Val de Sambre, Namuroise, Le Carré, (…), il faut répondre à un cahier des charges. Tout d’abord, il faut être une entreprise sociale. Cela consiste une autonomie de gestion, en des moyens de gestion démocratique et participatif, pour une finalité de service à la collectivité et une primauté des revenus aux travail des personnes plutôt qu’au profit. Deuxièmement, c’est la mise en place d’un service de collecte à domicile gratuit au citoyen. Une disposition nécessitant des démarches vers les communes et intercommunales locales.

En savoir plus

Sur le même sujet  :

Rotor vers le futur, Vincent Balau, 8 février 2017

L’économie sociale bruxelloise passe à la circulaire, Julien Winkel, 25 janvier 2015

Déchets, nouvel Eldorado ou bourbier social ? Numéro spécial 26 mars 2014

 

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