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Faux chômage, vraie précarité

La crise du coronavirus a mis plus d’un million de travailleurs au chômage temporaire en quelques jours. Une situation inédite qui a donné lieu à un certain nombre d’abus. Difficiles à prouver, toutefois, pour l’Inspection sociale.

flickrcc Don... The UpNoth Memor...

C’était le 9 juillet dernier. Alors que l’été débutait et que les chiffres de l’épidémie semblaient inexorablement engagés sur une pente descendante, un communiqué conjoint des syndicats FGTB Horval, CGSLB et CSC Alimentation donnait l’alerte sur de nombreux cas d’abus au chômage temporaire constatés dans le secteur Horeca.

La phase 3 du déconfinement est alors en cours depuis tout juste un mois. Cafés et restaurants reprennent petit à petit leurs activités après dix semaines de fermeture forcée. Mais, dans certains établissements, les exploitants semblent avoir trouvé la bonne combine pour éponger une partie de leurs pertes aux frais de la Sécurité sociale. «Plusieurs affiliés nous ont contactés pour nous informer qu’ils n’avaient pas pu reprendre le travail malgré la réouverture de l’établissement qui les emploie», raconte ainsi Benjamin Moëst, responsable du secteur Horeca au service d’études de la CSC.

La fermeture brutale des cafés et restaurants le 13 mars a propulsé des milliers de travailleurs du secteur Horeca dans le chômage temporaire pour force majeure. Mais, depuis la réouverture, le 8 juin, certains d’entre eux ont eu la mauvaise surprise de constater que le poste qu’ils occupaient avant la crise était désormais occupé par quelqu’un d’autre. «Certains employeurs ont délibérément choisi de laisser des membres de leur personnel au chômage temporaire pour les r...

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Grégoire Comhaire Comhaire

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