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Regard critique · Justice sociale

Petite enfance / Jeunesse

Services résidentiels généraux : « Il faut des mesures d’urgence »

Depuis quelque temps, bon nombre de travailleurs de services résidentiels généraux poussent un cri d’alarme sans être véritablement entendus. Ces institutions, qui accueillent une partie des jeunes qui nécessitent une protection en dehors de leur milieu de vie familial, semblent avoir de plus en plus de difficultés à jouer leur rôle dans de bonnes conditions. Enquête.

© Flickrcc Clive Varley

Alice* a 31 ans. Il y a six ans, cette Française aux cheveux ondulés décide de s’installer à Bruxelles avec la ferme intention d’exercer le métier qu’elle désire depuis si longtemps: éducatrice spécialisée. «Dès l’âge de 14 ans, je disais à ma mère que je serais éducatrice, raconte-t-elle. Quand je suis arrivée en Belgique avec mon diplôme en poche, j’ai tout de suite cherché du boulot. Au début, je voulais travailler dans le milieu du handicap. Mais je me suis rendu compte que la Protection de la jeunesse recrutait beaucoup plus. Je savais que ce milieu était très dur, j’avais déjà eu des échos, mais j’ai décidé de me lancer dedans. Très vite, j’ai trouvé du boulot.»

Aujourd’hui, Alice occupe la place d’éducatrice du SRG, ou service résidentiel général, au sein d’une grande institution. En Fédération Wallonie-Bruxelles, il en existe 122. Ils hébergent sur mandat une partie des jeunes qui nécessitent une protection, une aide et un suivi en dehors de leur milieu de vie familial. Les raisons de ces placements sont multiples: suspicion de maltraitance, difficultés pour les parents d’assumer leur rôle (problèmes financiers et matériels, problèmes psychologiques, alcoolisme, toxicomanie, etc.) ou encore conflits avec les parents.

Ainsi, depuis six ans, Alice s’occupe, comme ses collègues éducateurs, du lever, du coucher, du moment du repas, d’occuper, de jouer, gère les devoir...

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Alice* a 31 ans. Il y a six ans, cette Française aux cheveux ondulés décide de s’installer à Bruxelles avec la ferme intention d’exercer le métier qu’elle désire depuis si longtemps: éducatrice spécialisée. «Dès l’âge de 14 ans, je disais à ma mère que je serais éducatrice, raconte-t-elle. Quand je suis arrivée en Belgique avec mon diplôme en poche, j’ai tout de suite cherché du boulot. Au début, je voulais travailler dans le milieu du handicap. Mais je me suis rendu compte que la Protection de la jeunesse recrutait beaucoup plus. Je savais que ce milieu était très dur, j’avais déjà eu des échos, mais j’ai décidé de me lancer dedans. Très vite, j’ai trouvé du boulot.»

Aujourd’hui, Alice occupe la place d’éducatrice du SRG, ou service résidentiel général, au sein d’une grande institution. En Fédération Wallonie-Bruxelles, il en existe 122. Ils hébergent sur mandat une partie des jeunes qui nécessitent une protection, une aide et un suivi en dehors de leur milieu de vie familial. Les raisons de ces placements sont multiples: suspicion de maltraitance, difficultés pour les parents d’assumer leur rôle (problèmes financiers et matériels, problèmes psychologiques, alcoolisme, toxicomanie, etc.) ou encore conflits avec les parents.

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Robin Lemoine

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